OPINIONS

Les vaccins sont parfaitement sûrs, sauf si vous êtes jeune et suédois

décembre 8, 2021 18:51, Last Updated: décembre 8, 2021 18:51
By Patricia Adams et Lawrence Solomon

Les vaccins jugés sûrs pour certains peuvent ne pas l’être pour d’autres.

Prenez le vaccin Moderna, que les gouvernements nord-américains approuvent pour les personnes de moins de 30 ans. Si vous êtes un Suédois de 29 ans, votre gouvernement a décidé de ne pas autoriser son utilisation à partir du 1er décembre, prolongeant ainsi l’arrêt mis en place début octobre. La Finlande a une interdiction similaire, tandis que le Danemark propose le vaccin Moderna aux personnes de plus de 18 ans, mais pas de moins de 18 ans. L’Islande a complètement abandonné l’utilisation de Moderna.

Les autorités de ces pays scandinaves craignent que Moderna n’entraîne un risque inutile de myocardite chez les jeunes, en particulier chez les jeunes hommes et surtout après la deuxième injection. Leurs autorités sanitaires orientent les gens plutôt vers le vaccin Pfizer à faible dose qui contient 30 microgrammes d’ARNm, l’agent vivant, contre 100 microgrammes chez Moderna.

La Haute Autorité de santé française a non seulement déconseillé Moderna aux moins de 30 ans, mais elle a également retiré le mois dernier sa recommandation à toute personne, quel que soit son âge, de recevoir un rappel Moderna – et ce, même si elle recommande explicitement Moderna plutôt que Pfizer aux plus de 30 ans pour les deux premières doses. Les autorités des États-Unis et du Canada n’ont pas de telles interdictions, même si, pour les jeunes hommes, Moderna présente un taux de cas de myocardite cinq fois supérieur à celui du Pfizer.

Le vaccin Pfizer suscite lui aussi des inquiétudes. En novembre, le Central Epidemic Command Center de Taïwan a décidé de suspendre la deuxième injection de Pfizer aux jeunes de 12 à 17 ans après que 16 adolescents taïwanais avaient développé une myocardite. Taïwan recommencera à vacciner les jeunes à la mi-décembre, en recommandant que la deuxième injection soit effectuée 12 semaines après la première, mais peut-être pas si l’enfant a eu une réaction indésirable à la première injection. Taïwan reconnaît que le vaccin Pfizer augmente les risques de contracter une myocardite, en particulier chez les jeunes garçons, et demande des lettres d’intention et le consentement des parents avant qu’un enfant puisse être vacciné.

D’autres préoccupations concernant le vaccin Pfizer menacent d’entraîner de futures restrictions. Si le vaccin Pfizer suscite moins d’inquiétudes que celui de Moderna par rapport à la myocardite, il en suscite davantage en ce qui concerne les infections perthérapeutique (survenues aux personnes entièrement vaccinées) qui touchent à 57 % plus souvent les personnes vaccinées par Pfizer que celles vaccinées par Moderna.

Les médias mainstream d’Israël, pays où la vaccination de masse par Pfizer est la plus répandue, ont récemment débattu ouvertement de la valeur de ce vaccin. Le directeur médical du principal centre de soins respiratoires d’Israël a déclaré début août que les vaccinés israéliens représentaient de 85 à 90 % des personnes hospitalisées à cause du Covid au centre médical Herzog de Jérusalem.

L’incapacité du vaccin Pfizer à prévenir les cas d’infection perthérapeutique en Israël est aggravée par la découverte que son immunité s’estompe beaucoup plus rapidement que prévu, nécessitant deux, voire trois, rappels par an pour la maintenir. Or, les rappels pourraient ne pas fonctionner non plus, selon le Comité national d’experts du Covid-19 israélien, qui a mis en garde le gouvernement que sa politique à compter sur une troisième injection de rappel lors de la récente vague du variant Delta n’a pas fait ses preuves.

Tous les vaccins ont été administrés par intermittence. À la mi-avril, la Food and Drug Administration américaine a suspendu l’autorisation du vaccin Johnson & Johnson (J&J) après que six femmes ont développé un trouble rare et parfois mortel de la coagulation sanguine à la suite de la vaccination. Les vaccinations ont repris 10 jours plus tard, mais avec un avertissement aux femmes de moins de 50 ans concernant la coagulation du sang. Une étude de Mayo Clinic publiée le mois dernier dans la revue JAMA Internal Medicine montre que le vaccin J&J multiplie par 3,5 le risque de développer des caillots sanguins dans le cerveau, et par 5 pour les femmes.

La Slovénie a décidé la semaine dernière d’arrêter définitivement l’utilisation du vaccin J&J après qu’une commission d’experts a conclu que le décès d’une jeune femme de 20 ans, victime d’un caillot sanguin en septembre, avait bien été causé par le vaccin qu’elle avait reçu quelques jours auparavant. Cette décision fait suite au décès très médiatisé de l’épouse d’un diplomate slovène en mai, également quelques jours après avoir été vaccinée de J&J. Selon Bojana Beovic, chef du groupe consultatif du gouvernement slovène sur les vaccinations, la Slovénie va « très probablement » aussi abandonner le vaccin AstraZeneca, dont la technologie de vecteur viral ressemble à celle de J&J et qui a également été lié à des cas de caillots sanguins.

En mai, le Royaume-Uni a restreint l’administration du vaccin AstraZeneca aux personnes de moins de 40 ans, à la suite d’un pic de cas de caillots sanguins. Bien que ces cas soient rares, ils peuvent être mortels, avec un taux de mortalité de 73 % lorsque les caillots apparaissent dans le cerveau et de 23 % pour tous les cas de caillots. AstraZeneca, le vaccin le plus populaire au monde ayant des autorisations dans 184 pays, a fait l’objet de restrictions dans des directions diamétralement opposées. Certains pays, comme l’Italie, ont interdit aux personnes de moins de 60 ans de se faire vacciner avec AstraZeneca en raison de préoccupations pour les personnes plus jeunes, tandis que d’autres, comme l’Allemagne et la Pologne, ont interdit de le faire aux gens de plus de 65 ans en raison de préoccupations pour la santé des personnes âgées.

Lorsque les fonctionnaires gouvernementaux et les scientifiques nous disent que les vaccins sont parfaitement sûrs, ils veulent dire, en fait, qu’ils sont relativement sûrs et que, au bout du compte, il vaut mieux risquer une réaction indésirable à un vaccin que d’attraper le Covid-19. Lorsque les gouvernements affinent leurs conseils en recommandant, par exemple, qu’un vaccin ne soit pas administré aux personnes de moins de 60 ans, ils augmentent les chances que la personne soit épargnée des effets indésirables. Cependant, les gouvernements vont rarement au-delà de l’identification de catégories générales liées à l’âge, tandis que l’on constate des différences de réactions selon le sexe – elles varient considérablement entre les hommes et les femmes.

Alors que les hommes vaccinés de Moderna ou de Pfizer représentent l’écrasante majorité des cas de myocardite, les femmes qui ont reçu ces vaccins représentent l’écrasante majorité des cas d’anaphylaxie. Le fait que les personnes soient obèses, diabétiques ou souffrent d’autres maladies joue également un rôle important. Plus le réglage sera fin, plus les patients et leurs médecins seront en mesure de déterminer quel vaccin est relativement sûr pour leur âge, leur sexe et leurs comorbidités individuelles.

La plupart des citoyens suivent les conseils des autorités sanitaires de leur pays, évitent les vaccins qui ne sont pas recommandés et font confiance aux autres. Mais si toutes les mises en garde formulées par les autorités sanitaires de tous les gouvernements devaient être prises au sérieux – c’est-à-dire, si un citoyen du monde devait accepter comme valables toutes les mises en garde émises par les gouvernements du monde entier – la plupart des vaccins seraient remis en question et beaucoup d’autres ne seraient pas administrables aux personnes de différentes catégories démographiques.

Patricia Adams est économiste et présidente de Energy Probe Research Foundation et de Probe International – un groupe d’experts indépendant international basé au Canada. Elle est l’éditrice des sites d’information en ligne Three Gorges Probe et Odious Debts Online et l’auteure ou l’éditrice de nombreux ouvrages. Ses livres et articles ont été traduits en chinois, espagnol, bengali, japonais et bahasa indonesia.

Lawrence Solomon est chroniqueur à Epoch Times, auteur et directeur exécutif du Consumer Policy Institute, basé à Toronto, Canada.


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Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement celles d’Epoch Times.

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