Aisne : le chauffard responsable de la mort de deux fillettes de 2 et 3 ans a été remis en liberté

La cour d'appel d'Amiens a pris la décision de remettre le chauffard impliqué dans le décès des deux fillettes en liberté mardi, en attendant son nouveau procès.
Photo: Capture d'écran/Google Maps
Le 3 avril 2018, Lila, 3 ans et demi, et sa petite sœur Adélaïde, 26 mois, décédaient dans un accident qui a laissé leur frère âgé d’un mois et leur mère Nadia Karmel grièvement blessés. Condamné à 5 ans de prison dont 3 ans ferme en date du 21 novembre 2019, le chauffard responsable du drame a fait appel. Il a été remis en liberté mardi en attente d’un nouveau procès.
L’accident avait eu lieu à Festieux dans l’Aisne, un soir de violent orage. Vincent Montré, qui était au volant d’une Maserati qu’il avait achetée trois jours plus tôt, a été reconnu coupable d’homicides involontaires et de blessures involontaires en première instance.
La peine avait été assortie d’un mandat de dépôt : le conducteur a été conduit directement en prison à l’issue du procès. Il a aussitôt fait appel, raconte L’Union.
La cour d’appel d’Amiens a donné son accord mardi à la demande de mise en liberté de M. Montré, avec plusieurs obligations comme l’interdiction de conduire un véhicule terrestre à moteur et l’obligation de rester sur le territoire français – sauf dans le département de l’Aisne où il n’a pas le droit de se rendre.
« La famille prend acte avec douleur de cette décision de remise en liberté à quelques jours du procès en appel », a déclaré Me Philippe Courtois, l’avocat de la mère de famille, dans un communiqué cité par Le Parisien.
« Nous démontrerons une nouvelle fois le comportement routier dangereux de ce conducteur qui a ôté la vie de deux petites filles et blessé grièvement leur mère et leur jeune frère, afin d’obtenir a minima la confirmation de la décision de première instance », a-t-il ajouté.
Le nouveau procès de Vincent Montré, auquel il se présentera libre, est prévu pour le lundi 3 février à Amiens. Il a donc passé deux mois en prison. Le chef d’entreprise de 48 ans a assuré que « si une peine devait être prononcée ce jour-là, je la purgerai. »

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