Avez-vous de bonnes manières à table ? Voici la conduite « correcte » à adopter lors d’un repas, selon un manuel d’étiquette des années 1800

Par Epoch Times
9 mars 2022 15:56 Mis à jour: 16 mars 2022 17:19

Ce qui suit est un extrait de « Our Deportment », un code de bonnes manières pour la société raffinée par John H. Young A.M., publié en 1881. Nous vous le proposons dans l’espoir de promouvoir une conduite où la courtoisie est de mise parmi les gens – jeunes et moins jeunes – dans le monde souvent déséquilibré d’aujourd’hui.

Il est de la plus haute importance que chacun se conduise avec le plus grand respect pour les bonnes manières, même dans l’intimité de son propre foyer. Lorsqu’on est à table, la négligence de faire ainsi rendra la personne raide et maladroite en société. Il y a tant de petites règles à observer que si une personne n’a pas l’habitude de les observer, elle commettra inconsciemment une erreur ou semblera maladroite et contrainte dans des occasions où il est important d’être parfaitement à l’aise. L’aisance dans ces moments-là ne s’acquiert que par la pratique habituelle des bonnes manières à table et c’est le résultat d’une bonne éducation familiale. Il est du devoir des parents d’habituer leurs enfants, par l’exemple et par le précepte, à être attentifs et polis les uns envers les autres à chaque repas ainsi qu’à observer les règles de l’étiquette ; s’ils le font, ils n’auront pas à craindre d’être impolis ou maladroits lorsqu’ils mangeront à l’extérieur.

Même lorsqu’une personne mange habituellement seule, elle doit respecter les règles de l’étiquette, car elle acquiert ainsi l’aisance et la grâce qui sont nécessaires dans les milieux raffinés. Sinon, elle acquière rapidement des habitudes grossières et maladroites dont il sera difficile à se débarrasser et qui seront parfois embarrassantes pour la personne et ses amis. Dans la vie privée en famille, on devrait avoir pour règle de se réunir à tous les repas de la journée autour d’une table commune, où les mêmes règles d’étiquette devraient être rigoureusement appliquées, comme si chaque membre de la famille était assis à la table d’un étranger. Ce n’est que par cette pratique constante des règles de bonne conduite à la maison que les bonnes manières s’acquièrent facilement et sont maintenues lorsque la personne est invitée à l’extérieur.

LE PETIT DÉJEUNER

Au premier repas de la journée, même dans les foyers les plus ordonnés, une certaine liberté est accordée qui serait injustifiable à tout autre repas. Le chef de famille peut consulter son journal du matin, les autres peuvent jeter un coup d’œil à leur correspondance ou aux livres ou études qui les intéressent. Chacun peut se lever et quitter la table quand les affaires ou le plaisir l’exigent, sans attendre les autres ou un signal général.

La table du petit déjeuner doit être décorée simplement, mais elle peut être très attrayante avec sa nappe et ses serviettes de table, ses verres, ses fruits et ses vases de fleurs. Le pain doit être placé sur la table, coupé en tranches. En mangeant, il faut toujours le briser en morceaux, jamais le couper, et encore moins mordre dedans. Les fruits doivent être servis en abondance au petit déjeuner lorsque c’est possible. Un vieil adage dit que « les fruits sont de l’or le matin, de l’argent à midi et du plomb le soir ».

LE DÉJEUNER

Dans beaucoup de nos grandes villes, où les affaires empêchent le chef de famille de rentrer dîner avant une heure tardive, le déjeuner est servi vers midi et sert de dîner précoce aux enfants et aux domestiques. Il y a beaucoup moins de formalités dans le service du déjeuner que dans celui du dîner. Tout est mis sur la table en même temps, qu’il s’agisse d’un ou de plusieurs plats. Lorsque seulement une ou deux personnes sont présentes au déjeuner, le repas est généralement servi sur un plateau.

LE DÎNER OU SOUPER

Le dîner familial privé devrait être l’heure sociale de la journée. Les parents et les enfants se réunissent et le repas devrait être d’une durée telle à permettre la plus grande sociabilité. Un vieux dicton dit que la nourriture bavardée est à moitié digérée. La bonne humeur doit régner entre tous. Les affaires et les soucis domestiques doivent être oubliés pour le moment, et les plaisirs du foyer doivent être appréciés de tout cœur. Dans un autre chapitre, nous avons longuement parlé des dîners à la mode.

LE COUTEAU ET LA FOURCHETTE

Le couteau et la fourchette n’ont pas été conçus comme des jouets et ne doivent pas être utilisés comme tels lorsque les gens attendent à table que le repas soit servi. Ne les tenez pas droits dans vos mains de chaque côté de votre assiette, ne les croisez pas sur votre assiette lorsque vous avez terminé et ne faites pas de bruit avec eux. Le couteau ne doit être utilisé que pour couper les viandes et les substances solides, tandis que la fourchette, tenue dans la main gauche, sert à porter les aliments à la bouche. Un couteau ne doit jamais, en aucun cas, être mis dans la bouche. Lorsque vous demandez d’être servi de nouveau, gardez votre couteau et votre fourchette, mais mettez-les sur un morceau de pain ou tenez-les dans votre main.

LA GOURMANDISE

Mettre de gros morceaux de nourriture dans la bouche est un signe de gourmandise. Si l’on vous adresse la parole alors que votre bouche est pleine, vous devez faire une pause avant de répondre, jusqu’à ce que la grande bouchée soit mastiquée, ou vous risquez de vous étouffer en l’avalant trop vite. Manger très vite est également un signe de gourmandise et doit être évité. On peut dire la même chose au sujet de tremper son pain dans la sauce, de racler la sauce avec une cuillère, de gratter l’assiette et de grignoter un ou deux aliments seulement.

RÈGLES GÉNÉRALES DE L’ÉTIQUETTE À TABLE

S’abstenir de faire du bruit en mangeant, de manger à la cuillère, de claquer les lèvres ou de respirer fort en mastiquant la nourriture, car ceci indique une mauvaise éducation. Les lèvres doivent rester fermées en mangeant autant que possible.

Il est impoli et maladroit d’élever les coudes et de bouger les bras à table, de manière à incommoder ceux qui se trouvent à vos côtés.

Lorsqu’une ou deux mains sont libres, elles doivent rester sous la table et ne pas être placées sur la table et mises en évidence.

Ne quittez pas la table avant le reste de la famille ou des invités sans demander au chef ou à l’hôte de vous excuser, sauf dans un hôtel ou une pension de famille.

Le thé ou le café ne doit jamais être versé dans une soucoupe pour le refroidir, mais siroté dans la tasse.

Si une personne souhaite être servie de plus de thé ou de café, elle doit placer sa cuillère dans sa soucoupe. Si elle en a eu assez, laissez-la dans la tasse.

Si, par hasard, vous trouvez quelque chose de désagréable dans la nourriture, comme un cheveu dans le pain ou une mouche dans le café, enlevez-le sans faire de remarque. Même si votre propre appétit est gâché, il est bon de ne pas gâcher celui des autres.

Servez-vous toujours du couteau à beurre, de la cuillère à sucre et de la cuillère à sel, au lieu d’utiliser votre couteau, votre cuillère ou vos doigts.

Si possible, ne toussez ou n’éternuez jamais à table.

À la maison, pliez votre serviette de table lorsque vous avez terminé et placez-la dans votre anneau. Si vous êtes en visite, laissez votre serviette dépliée à côté de votre assiette.

Ne mangez ni trop vite ni trop lentement.

Ne vous penchez jamais en arrière sur votre chaise et ne vous asseyez ni trop près ni trop loin de la table.

Gardez vos coudes le long du corps, afin de ne pas gêner vos voisins.

Ne passez pas de commentaires désagréables sur la nourriture.

La vieille habitude de s’abstenir de prendre le dernier morceau dans l’assiette n’est plus observée. Il faut supposer que le vide pourra être comblé, si nécessaire.

Si on vous tend une assiette à table, gardez-la pour vous au lieu de la passer à la personne à côté. Si l’on vous passe un plat, servez-vous d’abord, puis passez-le.

L’hôte ou l’hôtesse ne doit pas insister pour que les invités se servent dans certains plats, ni offrir aux personnes plus d’une fois, ni mettre dans leur assiette quelque chose qu’elles ont refusé. Il est mal élevé de pousser une personne à manger quelque chose qu’elle a refusé.

Lorsque le maïs sucré est servi en épi, le grain doit être coupé sur l’assiette, au lieu d’être mangé à même l’épi.

Essayez de garder la nappe aussi propre que possible et utilisez le bord de l’assiette ou un plat d’accompagnement pour les pelures de pommes de terre et autres déchets.

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