Chine : accusés d’avoir enfreint les règles anti-Covid, des prisonniers forcés à défiler menottés dans leur ville

Par Epoch Times avec AFP
30 décembre 2021 08:51 Mis à jour: 30 décembre 2021 12:54

Quatre suspects accusés d’avoir enfreint les règles anti-Covid ont été contraints de parader dans une ville du sud de la Chine, ont rapporté les médias, dont certains fustigent une approche démesurée.

Une procession dégradante. Quatre prisonniers en combinaison intégrale ont été forcés de défiler le 28 décembre dans les rues de Jingxi, près de la frontière du Vietnam, devant une foule nombreuse, a rapporté le quotidien local Les Nouvelles du Guangxi.

Chaque prévenu, menotté dans le dos, était escorté par deux policiers également en combinaison blanche, et portait une pancarte avec son nom et sa photo, selon des images de l’événement, réminiscence des humiliations publiques de la « Révolution culturelle (1966-1976)« .

Les suspects sont accusés d’avoir fait passer en Chine des migrants, en dépit de la fermeture des frontières pour cause d’épidémie du Covid-19- maladie causée par le virus du PCC (Parti communiste chinois).

Une « grave atteinte à l’esprit de l’État de droit »

L’humiliation publique fait partie des mesures disciplinaires annoncées en août par le gouvernement local pour punir ceux qui enfreignent les règles sanitaires.

Le défilé a servi « d’avertissement », se sont félicitées Les Nouvelles du Guangxi.

Mais la mesure s’est attirée les foudres d’autres médias officiels, le quotidien Les Nouvelles de Pékin fustigeant mercredi une « grave atteinte à l’esprit de l’État de droit ».

La Chine a interdit en 2010 ce type d’humiliation publique, après des décennies de campagnes menées par des défenseurs des droits de l’Homme. Mais cette pratique à cependant été remise en place.

Selon des documents des autorités locales du Guangxi, des suspects accusés de contrebande et de trafic d’être humains ont également été exhibés à Jingxi ces derniers mois.

En novembre, un rassemblement similaire avait été organisé en présence de deux détenus en combinaison intégrale, encadrés par des policiers. Un fonctionnaire avait alors lu en public les infractions qui leur étaient reprochées.

 


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