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Côtes-d’Armor : un homme roué de coups pour des cigarettes par une dizaine de jeunes

février 18, 2022 11:40, Last Updated: février 18, 2022 11:40
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Âgé de 45 ans, Frédéric, un habitant de Guingamp dans les Côtes-d’Armor, a cru qu’il allait mourir : pour des cigarettes, il a été roué de coups en pleine rue par une dizaine de jeunes. Aujourd’hui, il témoigne pour dénoncer ces violences gratuites, qui ont eu lieu au mois de décembre.

Les faits remontent à la nuit du 26 au 27 décembre 2021, vers 23 heures à Guingamp. Ce jour-là, alors que Frédéric rentrait chez lui, il a été victime d’une sauvage agression par une dizaine de jeunes. Une agression qui a d’abord laissé des marques physiques, puis psychologiques.

Aujourd’hui, par l’intermédiaire de L’écho de l’Armor et de l’Argoat, Frédéric a décidé de témoigner pour dénoncer ces violences :

« J’étais allé voir ma compagne à Ploumagoar, et je rentrais chez moi, dans le centre-ville de Guingamp. Alors que je me garais, j’ai été abordé par trois jeunes, qui m’ont demandé des cigarettes. Je leur ai dit que je n’en avais pas. Très vite, ils ont commencé à m’injurier. Je suis donc sorti de ma voiture. Ils ont alors pris la fuite, mais ont commencé à me lancer des cailloux à distance. À chaque fois que je m’approchais d’eux, ils reculaient. J’ai pu les repousser ainsi jusqu’à la gare. Mais là, ils ont été rejoints par le reste de leur bande. Ils étaient alors une dizaine. Ils se sont tous jetés sur moi. L’un d’eux m’a frappé par-derrière à la tête. Je suis alors tombé au sol. Ils se sont mis à me donner des coups de pied alors que j’étais à terre. Je tentais de me protéger la tête avec mes mains. Je me suis vu mourir. Par miracle, un voisin, alerté par le bruit, est sorti de chez lui et les a mis en fuite. Sinon, je crois bien qu’ils auraient continué à me frapper, et je ne sais pas si j’aurais survécu », a-t-il partagé.

D’abord pris en charge par les secours, Frédéric a ensuite été transporté à l’hôpital de Guingamp, où un médecin a constaté de multiples blessures : fracture de la clavicule gauche, fracture de plusieurs côtes, blessures à la cuisse ainsi qu’au thorax. Après son agression, Frédéric s’est vu prescrire 21 jours d’ITT et a décidé de déposer plainte.

À noter que depuis, il a de nouveau croisé une bande de jeunes, dont l’un de ses agresseurs. En le voyant, le groupe s’est d’ailleurs dispersé en criant : « C’est lui ! C’est lui ! ». Bien que peu rassuré à l’idée de les recroiser, cette rencontre a permis à Frédéric d’identifier précisément un des agresseurs. Déjà soupçonné par les forces de l’ordre, ce dernier devrait être entendu dans le cadre de l’enquête.

Désormais, Frédéric ne souhaite qu’une chose : que justice soit faite. « J’espère que leur condamnation sera à la hauteur de ce qu’ils m’ont fait. La justice doit être sévère avec ces agressions sauvages. Le risque, sinon, c’est que l’on soit tenté de se faire justice soi-même », a-t-il partagé.

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