Festival de Cannes : Ghibli, le studio d’animation de Hayao Miyazaki, reçoit une Palme d’or d’honneur

Par Epoch Times avec AFP
21 mai 2024 16:30 Mis à jour: 21 mai 2024 16:41

L’animation distinguée à Cannes : une Palme d’or d’honneur a été décernée lundi au studio japonais Ghibli, co-fondé en 1985 par Hayao Miyazaki, réalisateur doublement oscarisé pour ses oeuvres empreintes de poésie qui séduisent petits et grands bien au-delà de l’archipel.

C’est son fils Gorō Miyazaki, également réalisateur chez Ghibli, qui est venu chercher la Palme. C’est la première fois qu’un studio reçoit un tel prix, d’ordinaire remis à un acteur ou un réalisateur, comme Meryl Streep et George Lucas, également récompensés cette année.

« Porco Rosso », « Princesse Mononoké », « Le Voyage de Chihiro », « Mon voisin Totoro »… Épiques et poétiques, les films emblématiques de la maison Ghibli sont considérés comme des chefs d’oeuvre du cinéma, qui ont contribué en quarante ans à donner ses lettres de noblesse à l’animation.

Plutôt que de décorer le seul Hayao Miyazaki, figure la plus connue du studio, dont les apparitions publiques sont rarissimes, le Festival a choisi pour la première fois de décerner une Palme d’honneur collective au studio, dont l’autre grand nom, Isao Takahata, est décédé en 2018. Sa troisième figure, le producteur Toshio Suzuki, âgé de 75 ans, s’est dit « vraiment honoré et heureux », à l’annonce de cette distinction.

« Je voudrais remercier tous les fans du monde entier. Je voudrais vraiment envoyer ces remerciements à tout le monde », a déclaré Gorō Miyazaki, visiblement ému et sous un tonnerre d’applaudissements. Il a estimé que cette récompense était « un encouragement » pour « les quarante années à venir ».

Une vidéo montrant Hayao Miyazaki se moquant de la décision de son fils d’aller chercher cette Palme (« je le plains ») a été projetée au public, provoquant les rires. Il a ensuite plus sobrement remercié le festival.

La cérémonie s’est poursuivie avec la diffusion de quatre court métrages inédits dont une mini-suite de « Mon voisin Totoro ». Trois sur quatre de ces petits films n’avaient jamais été montrés en dehors du Japon.

Des personnages inspirés du folklore traditionnel japonais

Âgé de 83 ans, Hayao Miyazaki est l’un des plus célèbres maîtres de l’animation japonaise, avec des films « Le Voyage de Chihiro » récompensé d’un Oscar. Ses oeuvres explorent des thèmes universels, comme la relation des humains avec la nature et le surnaturel, l’écologie et les machines, que l’artiste détaillait avec passion.

Tout en manifestant une prédilection pour les jeunes héroïnes courageuses, il a aussi créé des personnages fantasmagoriques inspirés du folklore traditionnel japonais, telle l’attachante mais mystérieuse créature Totoro. L’animal-esprit Totoro a aussi été érigé en mascotte du studio d’animation Ghibli, fondé en 1985 par Hayao Miyazaki et son associé Isao Takahata.

« Comme toutes les icônes du cinéma, (les personnages de ces films) peuplent nos imaginaires d’univers foisonnants et colorés et de récits sensibles et engagés. Avec Ghibli, le cinéma d’animation japonais se vit comme l’une des grandes aventures de la cinéphilie, entre tradition et modernité », avaient déclaré Iris Knobloch et Thierry Frémaux, à la tête du Festival de Cannes, dans un communiqué.

Miyazaki a à maintes reprises annoncé sa retraite avant de retourner à la planche à dessin. Son dernier film, « Le Garçon et le Héron », a remporté l’Oscar du meilleur film d’animation en mars.

 

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