Attaque du fourgon à Incarville : la procureure de Paris « ne doute » pas que les suspects seront arrêtés

Par Epoch Times
21 mai 2024 17:30 Mis à jour: 21 mai 2024 17:35

La procureure de la République de Paris Laure Beccuau a affirmé mardi ne pas « douter » que les investigations menées sur le guet-apens meurtrier à Incarville (Eure) dans lequel deux agents pénitentiaires ont été tués, aboutiront à l’interpellation des suspects.

« L’issue de cette enquête, ce dont je ne doute pas un instant, sera l’interpellation des auteurs et l’ouverture d’une information afin qu’ils répondent de leurs actes devant la cour d’assises », a-t-elle déclaré sur BFMTV.

« Ils ont des pistes sérieuses »

« Face à la détermination criminelle implacable des mis en cause, tous les enquêteurs restent mobilisés et le resteront le temps qu’il faudra, de même que les magistrats », a-t-elle ajouté. « Ils ont des pistes sérieuses (…). Rien n’est exclu, tout est observé, tout est examiné », a-t-elle poursuivi.

Le 14 mai, le capitaine pénitentiaire Fabrice Moello et le surveillant brigadier Arnaud Garcia ont été abattus par un commando armé, qui a intercepté au péage autoroutier d’Incarville leur convoi transportant un détenu multirécidiviste, Mohamed Amra. Trois autres agents pénitentiaires ont été gravement blessés dans cette embuscade.

Emmanuel Macron leur rendra un hommage national mercredi.

350 enquêteurs mobilisés

Le fugitif et ses complices sont depuis recherchés dans tout le pays par 350 enquêteurs. La traque s’organise aussi au-delà des frontières, avec une « notice rouge » émise par Interpol à la demande des autorités françaises pour localiser le détenu évadé.

Interpol est une organisation mondiale basée à Lyon, fournissant une plateforme de coopération entre les polices du monde entier (à l’exception de la Corée du Nord, le Sahara occidental, et quelques îles du Pacifique selon le journal Le point).

La notice rouge consiste à demander « aux services chargés de l’application de la loi du monde entier de localiser et de procéder à l’arrestation provisoire d’une personne dans l’attente de son extradition, de sa remise ou de toute autre procédure judiciaire », explique Interpol. « Les pays membres appliquent leur propre droit pour décider d’arrêter ou non la personne », précise l’organisme.

6791 notices rouges sont actuellement en cours – dont 46 concernent des Français – et portent sur différents motifs de recherche selon Le Point : trafic de drogue, blanchiment d’argent, escroquerie en bande organisée, agressions sexuelles ou encore tentative d’assassinat.

« Plusieurs centaines d’enquêteurs sont sur ce dossier, toute une section du parquet de Paris est mobilisée 24h sur 24 (…) C’est une enquête hors norme, mais nous le devons aux victimes, à leurs familles, à leurs proches et à l’ensemble des agents pénitentiaires qui servent la justice au quotidien », a ajouté Mme Beccuau.

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