Décès d’une femme enceinte à Saint-Denis : enquête pour coups mortels donnés par son compagnon

Près du palais de justice de Nantes, Journée internationale pour l'élimination de la violence envers les femmes, 2017. Des chaussures peintes en rouge symbolisent des femmes victimes de violence domestique, de harcèlement, de viol, d'agression sexuelle ou de féminicide.
Photo: : DAMIEN MEYER/AFP/Getty Images
L’homme soupçonné de violences sur sa compagne enceinte, décédée mercredi à Saint-Denis, a été placé vendredi soir sous le statut de témoin assisté dans l’enquête menée par un juge d’instruction pour coups mortels, a-t-on appris samedi auprès du parquet de Bobigny.
Visé par une main courante de sa compagne âgée de 20 ans le 2 juillet, veille de sa mort, il avait été placé en garde à vue pour meurtre. Mais l’autopsie de la jeune femme enceinte de trois mois a conclu que son décès pouvait résulter d’une grossesse extra-utérine.
Le jeune homme de 22 ans a été placé sous le statut de témoin assisté, intermédiaire entre simple témoin et mis examen, dans l’information judiciaire ouverte pour violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner, a précisé le parquet à l’agence France Presse (AFP).
Il a parallèlement été mis en examen pour des violences conjugales antérieures et placé sous contrôle judiciaire, a-t-on appris de même source.
Devant les enquêteurs, le jeune homme a reconnu avoir giflé la jeune femme le 2 juillet dans la matinée. Le légiste avait relevé des traces de coups sur son visage. Il a aussi reconnu, selon une source proche de l’enquête, des violences à son encontre remontant au mois de mars – faits lui valant sa mise en examen pour violences conjugales.
Un rassemblement en hommage à la jeune femme, prénommée Leïla, est organisé lundi devant l’Hôtel de ville de Saint-Denis.
Chaque année, en France, près de 220 000 femmes subissent des violences de la part de leur conjoint ou ex-conjoint.
Ces derniers jours, le monde politique et la société civile sont montés au créneau pour appeler à des mesures concrètes pour lutter contre les féminicides, 74 depuis le 1er janvier, selon un collectif qui dénombre ces meurtres de femmes par leur conjoint ou ex-conjoint.
Un rassemblement est prévu samedi à Paris, à 17H00 place de la République.
D. S avec AFP
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