Européennes: pour Macron « la mouise », un « demi-succès », un « sérieux revers », un « pari (presque) remporté » voire une sortie en « vainqueur »

Photo: CHRISTOPHE ARCHAMBAULT/AFP/Getty Images
Arrivé en tête dimanche des élections européennes, Le Rassemblement national (RN) de Marine Le Pen devance la liste soutenue par Emmanuel Macron. Pour le président « c’est « la mouise », un « demi-succès », un « sérieux revers » ou au contraire, un « pari (presque) remporté » voire une sortie en « vainqueur », selon les éditorialistes divisés.
Pour Libération qui salue « la croissance verte » du scrutin, « une nouvelle fois, le Rassemblement national rafle la mise » quand LaREM « remporte la mouise ».
Son directeur de la rédaction, Laurent Joffrin s’interroge: « cette déroute (de LR, ndlr), comme l’échec de Macron, en même temps que la percée verte et la survie du PS, reposent une question cruciale : qui peut contrer le nationalisme conquérant? »
Dans Le Figaro, Guillaume Tabard voit « comme une réplique du séisme de 2017 » et ironise « ‘en même temps’, Emmanuel Macron a réussi à mobiliser les électeurs à la fois pour lui et contre lui. Il échoue d’un cheveu. »
Toujours dans le quotidien conservateur, Alexis Brézet estime « la recomposition en marche » et trouve que le président « remporte (presque) son pari ».
Cécile Cornudet des Echos, estime aussi que » Macron manque de peu son pari » et que » le parti de la majorité résiste bien. » Elle évoque « la France bipolaire » : « le Rassemblement national vs En Marche, et autour un vaste désert ».
Au contraire, François Ernenwein de La Croix pense que « ces résultats sont un sérieux revers pour Emmanuel Macron ».
« Le vainqueur des élections européennes n’est pas celui qu’on croit », assure Nicolas Beytout de L’Opinion. « C’est lui, le chef de l’Etat, qui sort vainqueur des élections », poursuit-il en jugeant que « la stratégie du vote utile » a « ravagé la droite républicaine » et « atomisé la gauche ».
Patrick Apel-Muller de L’Humanité fustige, lui, « une stratégie ravageuse » et promet que « LaREM ne tire aucun marron de ce feu ».
« Après la crise sociale des gilets jaunes et une impopularité abyssale du chef de l’Etat, la sanction est réelle mais pas cinglante, » tempère Jean-Michel Helvig (La République des Pyrénées).
Laurent Bodin de L’Alsace pense que LaREM « perd avec les honneurs » et que « ce résultat résonne plus comme un avertissement que comme une condamnation définitive ».
Dans La Montagne, Bernard Stéphan voit « une défaite en trompe-l’oeil » de LaREM » et prédit que Macron « confirme l’émiettement de ses oppositions et installe durablement le macronisme dans le paysage politique français. »
Dans L’Est Républicain, Philippe Marcacci trouve que « le président a d’abord perdu (de peu) son pari », alors qu’Hubert Coudurier du Télégramme parle d’un « demi-succès d’Emmanuel Macron ».
« Sa stratégie de bipolarisation est parvenue à pulvériser toute alternative crédible dans la course à 2022, imposant plus que jamais LREM au centre du jeu », croit Xavier Brouet du Républicain lorrain.
Le Parisien note que « Macron et Le Pen poursuivent leur tête-à-tête », et son éditorialiste, Stéphane Albouy assure que « derrière eux, le grand chamboule-tout continue ».
Dominique Jung (Dernières Nouvelles d’Alsace) trouve lui aussi que « la volonté de recomposition est indéniable » et écarte les partis de gouvernement sous la Ve « qu’il s’agisse du Parti socialiste ou des Républicains. »
Epochtimes.fr avec AFP
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