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Essonne : un homme de 37 ans perd la vie dans une rixe avec des Roms installés illégalement près d’un bois

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Photo d'illustration. Crédit : PHILIPPE HUGUEN/AFP/Getty Images.

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Durée de lecture: 4 Min.

D’après les premiers éléments de l’enquête, la victime est décédée « suite à un traumatisme crânien dû à l’intervention d’un tiers ».
Les faits ont eu lieu dans la nuit du mercredi 16 au jeudi 17 octobre à Bondoufle, une commune de moins de 10 000 habitants située à une trentaine de kilomètres au sud-est de Paris.
Ce soir-là, une rixe éclate dans le camp de Roms du bois de Saint-Eutrope, installé illégalement à proximité de l’hippodrome de Bondoufle.
« Après minuit, sept personnes extérieures au camp sont arrivées sur place armées de pistolets à grenaille et de battes de base-ball. Certaines d’entre elles auraient ensuite quitté les lieux. Les trois qui sont restées se seraient fait lyncher par des résidents du camp, à coups de barres de fer et de bois. L’une en est morte », indique le parquet d’Évry-Courcouronnes.
Selon les premiers éléments de l’enquête, la victime était âgée de 37 ans. « Son décès fait suite à un traumatisme crânien dû à l’intervention d’un tiers », précise le parquet.
Ce jeudi, les gendarmes se trouvaient toujours sur les lieux du drame pour effectuer les derniers relevés tandis qu’une partie des Roms installés sur le camp faisaient leurs valises afin de quitter le campement.
« On s’en va. Je n’ai rien d’autre à dire », a déclaré une membre de la communauté rom aux journalistes du Parisien qui l’interrogeaient. « Je n’étais pas là, je ne sais pas », ajoute une autre.

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« J’ai alerté la gendarmerie et la préfecture dès leur installation en mai dernier »
Contacté par Le Parisien, le maire (SE) de Bondoufle Jean Hartz affirme que des « procédures d’expulsion » avaient été lancées afin de déloger les Roms du site qu’ils occupaient en toute illégalité.
« Le recensement a eu lieu il y a deux semaines », poursuit l’édile avant de préciser qu’une réunion « était prévue lundi prochain ».
Et Jean Hartz de déplorer l’absence de « cadre légal pour traiter la question des Roms ».
« Combien de temps cela va-t-il encore durer ? Lorsque les familles sont expulsées, elles partent s’installer ailleurs, sans suivi. Le problème ne fait que se déplacer. »
« J’ai alerté la gendarmerie et la préfecture dès leur installation en mai dernier. La situation sanitaire était préoccupante, leur présence génère un petit trafic qui fait que les déchets s’empilent. Nous avons subi deux importants incendies dans des campements similaires. C’était juste à côté. Et il y a encore plus de 300 000 tonnes de déchets à évacuer », renchérit Arnaud Barroux, conseiller municipal (LR) dans l’opposition à Bondoufle
Le parquet d’Évry a ouvert une enquête en flagrance pour « meurtre et violences avec armes en réunion ». La section de recherches de la gendarmerie et la brigade de recherches d’Évry ont été saisies.
Blessé pendant la rixe, l’un des individus faisant partie des sept personnes extérieures au camp qui se sont rendues sur place pour en découdre dans la nuit du 16 au 17 octobre a été placé en garde à vue ce jeudi.