La reconversion de Jean-Baptiste Djebbari chez l’armateur CMA CGM bloquée pour risque de « conflits d’intérêts »

Par Epoch Times avec AFP
25 mai 2022 09:13 Mis à jour: 25 mai 2022 18:28

Le projet de l’ex-ministre des Transports Jean-Baptiste Djebbari de rejoindre l’armateur géant CMA CGM en tant que vice-président exécutif a été retoqué par la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).

L’avis de la HATVP publié le 24 mai est clair. Le souhait de Jean-Baptiste Djebbari de s’occuper du futur pôle spatial de CMA CGM, troisième entreprise mondiale du transport maritime, et d’intégrer le comité exécutif du nouvel actionnaire d’Air France « est incompatible avec les fonctions gouvernementales qu’il a exercées au cours des trois dernières années ».

Compte tenu des dossiers que l’ex-ministre a eu à gérer avec l’armateur – l’intermodalité, l’aviation civile, les applications satellitaires, les ports ou les transports maritimes – la HATVP estime que ce poste chez la CMA CGM provoquerait un risque de mise en cause « substantiel » du « fonctionnement indépendant et impartial de l’administration ».

La Haute autorité a notamment relevé que l’ex-député de la République En Marche (LREM) de la Haute-Vienne avait rencontré à huit reprises les cadres dirigeants de l’entreprise.

De quoi créer « un doute légitime quant aux conditions dans lesquelles le ministre a exercé ses fonctions gouvernementales, au regard des principes déontologiques et de l’obligation de prévention des conflits d’intérêts qui s’imposent à lui », avance la HATVP. Contacté, CMA CGM n’a pas souhaité commenter l’information.

Projet d’une société de conseil « sous conditions »

Outre cet avis défavorable, la HATVP a donné son feu vert à la création par Jean-Baptiste Djebbari d’une société de « prestations de conseil, de conférences et de gestion d’image auprès d’entreprises privées ». La HATVP a posé des conditions très strictes à l’ex-ministre : il aura interdiction de toute démarche auprès des membres du gouvernement ou des administrations en charge des transports.

La HATVP a mis en garde M. Djebbari contre le risque pénal « de prise illégale d’intérêts » dans les cas où sa future société de conseil aurait comme cliente une entreprise du secteur des transports.

La HATVP avait également accepté tout en émettant des « réserves », la nomination de l’ex-ministre au conseil d’administration d’une start-up spécialisée dans les voitures utilisant de l’hydrogène, Hopium. Cette reconversion de Jean-Baptiste Djebbari avait été annoncée alors qu’il était encore ministre.

 

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