L’art oublié de l’étiquette : un comportement approprié qui englobe la sagesse divine

Un comportement qui se manifeste par la gentillesse, la grâce, le calme et l'altruisme peut nous relier au divin
Par Sarah Annalise
19 janvier 2022 18:35 Mis à jour: 21 janvier 2022 05:50

L’étiquette a sa propre sagesse divine. C’est l’art d’être civilisé, qui diffère selon les cultures et les époques, et qui bénéficie à toutes les personnes concernées.

Lorsqu’elle est pratiquée, elle nous empêche de devenir des êtres ignorants et grossiers et rapproche notre état d’esprit à un monde au-delà de ce monde physique.

À l’origine, l’étiquette et la bienséance reflétaient les règles universelles d’un comportement correct. Mais, par essence, il s’agit avant tout d’une question de conscience de soi : comment se comporter de manière digne lorsqu’on est seul ou avec autrui, comment faire preuve d’un peu de gentillesse et de grâce dans nos interactions, et comment être attentif à tous les petits détails, y compris le respect de l’espace que nous occupons.

Il n’est pas étonnant que, dans l’histoire, on se souvienne de ceux qui valorisaient le savoir-vivre comme de véritables héros des personnes qu’ils servaient. Si de grands dirigeants ont donné l’exemple de bonnes manières et de bienséance, influençant positivement le savoir-vivre et l’étiquette des gens, il y a eu aussi des dirigeants qui ont laissé une mauvaise impression.

Les Pères fondateurs des États-Unis, par exemple, attachaient une grande importance à la moralité et à l’étiquette, ce qui contraste fortement avec la culture de dégénérescence promue par des idéologies antihumanistes comme certains programmes socialistes et communistes d’aujourd’hui.

(Illustration – irina_angelic/Shutterstock)

Les tendances culturelles d’incivilité

Historiquement, l’étiquette – ou son absence – a joué un rôle important dans le façonnement de nos cultures et de nos traditions. Malheureusement, dans sa tentative d’être à la mode ou moderne, la culture d’aujourd’hui semble avoir peu ou aucune compréhension de l’étiquette promue et pratiquée par nos ancêtres.

Plusieurs messages malsains se sont glissés dans les sociétés libres, pour glorifier au contraire les comportements grossiers et indécents. Ceux qui suivent aveuglément ont oublié l’histoire et ses leçons, sans parler de ce qu’il fallait faire pour devenir une société libre et jouir de certains privilèges et libertés. Où sont passées les bonnes manières, c’est le moins que l’on puisse dire ?

Par exemple, vous pouvez constater les fautes d’étiquette lorsque les gens interagissent les uns avec les autres et ne peuvent parfois pas lâcher leur téléphone, ou lorsqu’ils ne saluent pas leurs collègues lorsqu’ils se pressent dans les couloirs à leur travail. Combien de fois ne parvenons-nous pas à entamer une conversation par un bonjour chaleureux ? De plus, de nos jours, il y a la question de la femme « libérée » qui est confrontée au dilemme de savoir si elle doit se sentir vraiment offensée ou non si un homme lui ouvre la porte… et la liste est longue.

(Illustration – sirtravelalot/Shutterstock)

La technologie s’est améliorée. Mais comment sommes-nous devenus si peu civilisés à une époque si civilisée, où les gens souffrent de plus en plus d’anxiété sociale alors que nous sommes plus que jamais connectés les uns aux autres grâce aux technologies ? N’est-il pas ironique de constater que plus nous avons progressé au cours du dernier siècle, plus nous avons perdu le sens de l’étiquette ?

De la même manière, plusieurs autres mouvements de la contre-culture, dans le monde entier, ont adopté des attitudes de mauvaise bienséance. Par exemple, la toxicomanie, qui favorise le manque de bien-être, apporte le chaos et la destruction à ceux qui en sont dépendants. Les gouvernements tentent de résoudre le problème de la drogue en surface avec des sites de vente sûrs et des centres de désintoxication pour ceux qui en ont les moyens. Cependant, plusieurs personnes continuent d’être sans abri et les familles brisées continuent leur vie tandis que les problèmes fondamentaux à la racine sont ignorés.

Pourquoi ne pas enseigner la responsabilité personnelle que l’ancien philosophe chinois Confucius a promue en lien avec le respect envers une puissance supérieure bienveillante ?

Les hommes de foi versus ceux anti-divins

Confucius encourageait l’auto-gouvernance (551-479 av. J.-C.)

Confucius, un ancien philosophe chinois, prônait l’harmonie entre l’homme et son environnement. Il encourageait les gens à assumer leurs propres responsabilités. La responsabilisation était un thème important dans ses enseignements sur l’autogestion.

Confucius, ancien philosophe chinois, éducateur et fondateur du confucianisme (aphotostory/Shutterstock)

Confucius encourageait le savoir-vivre en permettant aux autres de se gouverner d’abord eux-mêmes, ce qui permettait de créer un ordre harmonieux dans son monde. En cultivant son état intérieur avec un cœur bienveillant, on parvenait à un équilibre de paix d’esprit et à un état de paix extérieur qui se manifestait finalement dans le monde.

Confucius, ancien philosophe chinois, éducateur et fondateur du confucianisme (aphotostory/Shutterstock)

Mao Zedong a fait la promotion d’une culture de lutte (1893-1976)

Les dirigeants qui ne se sont pas souciés de l’étiquette ont eu l’effet inverse, créant de grandes souffrances pour leur peuple et le reste du monde.

Un dirigeant de l’histoire qui a accompli cette tâche anti-divine, dans le sens où il a rejeté les traditions de l’étiquette, est Mao Zedong qui a encouragé le communisme violent. Sous son règne, il a apporté la Grande Révolution culturelle et de nombreuses destructions qui ont suivi, comme la promotion de la lutte contre l’homme et l’intolérance aux traditions, ainsi que la grande famine dans toute la Chine. S’étant soumis à son règne, les habitants du pays ont été contraints d’abandonner les pensées droites enracinées dans la foi pour la promesse solennelle d’un paradis humain sous la gloire d’adorer les dirigeants communistes, qui prétendaient être les sauveurs de l’humanité.

Ainsi, la culture de la moralité et de l’étiquette a été progressivement remplacée par des manières rusées et trompeuses qui masquent les motivations égoïstes de chacun.

Des statues de bouddhas détruites lors de la Grande Révolution culturelle du parti communiste chinois (1966-1976) (Pat B/CC BY-SA 2.0)

La sagesse divine de l’étiquette

Chaque action, aussi insignifiante soit-elle, qui témoigne de gentillesse, de grâce, de calme et d’altruisme nous relie à la sagesse divine. Quelle expérience émouvante ce serait si nous visualisions nos vies comme une grande toile pour pratiquer l’art du savoir-vivre, en faisant en sorte que chaque moment compte !

Ce qui est élégant, prévenant et civilisé dans la conduite d’une personne est la manifestation d’un savoir-vivre qui a le pouvoir de transformer des vies. Notre monde serait meilleur si nous pratiquions les valeurs traditionnelles de l’étiquette et du savoir-vivre dans notre comportement, ce qui pourrait contribuer à réduire considérablement les émotions négatives et les effets secondaires associés à nos interactions actuelles.

Si nous réfléchissons au passé, nous constatons que des hommes vertueux se sont efforcés de faire preuve de civilité, de droiture, de beauté et d’harmonie. Le passé nous a laissé des exemples notables d’étiquette, de savoir-vivre et de bienséance tirés de la sagesse divine dans les enseignements et les arts, la danse et la culture de l’Orient et de l’Occident.

Au cours de cette nouvelle année, vous pourriez peut-être penser à vous entourer de cette sagesse en étudiant l’histoire ou en prenant le temps de discuter à cœur ouvert avec vos grands-parents ou les gens sages qui vous entourent. N’oubliez pas les enfants dans vos familles : ce serait un bon début de leur donner l’exemple et de les aider à cultiver les vertus du savoir-vivre et de la civilité.


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