Le PCC développe un «kit de torture» et met sur pied une nouvelle organisation pour persécuter le Falun Gong

Par Mary Hong
14 août 2022 02:31 Mis à jour: 14 août 2022 02:31

Alors que la brutalité de la persécution du Falun Gong est progressivement exposée au monde entier depuis les nombreuses années où témoignent les victimes, un cas récent révèle que le régime a mis au point un « kit » à l’intention de son « personnel qualifié », à utiliser en particulier sur les pratiquants de Falun Gong.

Jiang Yongqin, une pratiquante, a été emprisonnée à plusieurs reprises par le régime depuis 2009 pour sa croyance dans le Falun gong, une discipline spirituelle ancrée dans la tradition chinoise. Le régime communiste, sous Jiang Zemin, a commencé à persécuter le Falun Gong en 1999. Au fil des années, la campagne du PCC a entraîné de nombreuses incarcérations et fait de nombreux morts. Le régime a entre‑temps mis au point le prélèvement d’organes sur les pratiquants emprisonnés.

Minghui.org, un site Web basé aux États‑Unis qui rend compte de la persécution du Falun Gong par le Parti communiste chinois (PCC), a fourni des informations détaillées sur ce que Mme Jiang Yongqin a récemment subi.

Selon l’article du site, le dernier enlèvement de Mme Jiang Yongqin a eu lieu le 12 juin.

Selon une source, elle a été transférée dans un lieu secret entre le 7 et le 8 juillet pour être interrogée. L’ « expert qualifié » et son assistant ont utilisé le kit de torture pour abuser sexuellement d’elle jusqu’à ce qu’elle s’effondre.

L’expert a expliqué à Mme Jiang qu’ils garderaient le kit sur le lieu de l’interrogatoire, juste pour elle, tant qu’elle ne leur donnerait pas les informations souhaitées.

Il a ajouté : « Il y a certaines restrictions sur l’utilisation de ce kit ; mais, quand il s’agit du Falun Gong, nous l’utilisons quand nous voulons. »

Le coupable : la police provinciale de Jilin

Mme Jiang était enseignante au Centre d’enseignement expérimental de mécanique de l’université scientifique et technique de Zhejiang lorsqu’elle a été enlevée par la police le 26 septembre 2009. En février 2010, elle a été condamnée à trois ans de prison et envoyée en détention à la Maison d’arrêt pour femmes du Zhejiang, laissant sa fille, alors âgée de quatre ans, et ses beaux‑parents, âgés et malades, sans aucune aide pour prendre soin d’eux.

Depuis le début des persécutions en 1999, la police a fréquemment harcelé Mme Jiang et sa famille et interrompu son travail.

Le 12 juin 2022, la police locale l’a enlevée, ainsi que sa famille, dont sa fille de huit ans, de leur résidence actuelle à Jilin. La police a également mis à sac son habitation et confisqué son ordinateur et son téléphone portable.

Les membres de la famille ont ensuite été libérés, mais Mme Jiang est restée en détention dans un lieu inconnu.

Un informateur a déclaré au correspondant de Minghui.org à Jilin que le ministère de la Sécurité publique était impliqué dans cet enlèvement pour des raisons inconnues.

Pour la première fois, l’agence secrète a été nommée : Bureau disciplinaire spécial du département de la sécurité publique de la province de Jilin.

Un interrogatoire pervers

Selon cet informateur, l’ « expert au kit » et son assistant appartenaient tous deux au Bureau disciplinaire spécial. Avec deux autres policiers de la sécurité nationale de Jilin, nommés MM. Tang et Lu, les quatre hommes ont commencé à s’occuper de Mme Jiang.

À l’intérieur du kit se trouvaient des cure‑dents, de petits instruments, de la drogue, des fils, des aphrodisiaques et d’autres éléments.

Selon l’informateur, les quatre hommes ont d’abord pulvérisé de l’huile de moutarde dans les narines de Mme Jiang, y ont ajouté des cigarettes allumées, puis ont laissé les mégots dans ses narines. Mme Jiang a ensuite craché les mégots par la bouche.

Constatant que Mme Jiang ne leur donnait pas les informations demandées, l’expert a demandé à d’autres hommes de l’agresser sexuellement en utilisant les produits du kit. Lorsqu’ils ont découvert qu’elle avait ses règles, l’expert a assuré que les produits agiraient encore mieux.

L’ensemble du processus a duré près de deux heures jusqu’à ce qu’elle s’effondre et cède. Elle a finalement donné le mot de passe de son ordinateur.

Illustration d’un interrogatoire sous la torture mené par le PCC : cigarettes allumées placées dans les narines (Minghui.org)

Un protocole systématique pour la persécution, selon un analyste

Selon l’analyste chinois Heng He, les interrogatoires sous la torture sont courants dans les prisons chinoises, mais ils sont généralement menés par le personnel pénitentiaire ou d’autres prisonniers.

Cette affaire se distingue du fait que le prétendu expert a été dépêché depuis un niveau supérieur et a utilisé un kit contenant des drogues pour la conduite des interrogatoires.

M. Heng déclare : « Ce type de persécution sexuelle est très différente du passé. »

Les interrogatoires sous la torture sont utilisés de manière systématique par le Parti communiste chinois (PCC), explique M. Heng. Par exemple, la chaise de fer et les matraques électriques sont connues de la communauté internationale pour être les outils de torture de prédilection du régime.

L’utilisation de drogues et d’agressions sexuelles dans la panoplie utilisée par le PCC est très courante, poursuit M. Heng.

Selon lui, le PCC a toujours cherché à expérimenter des méthodes de torture rares dans d’autres pays. Il pense que le prétendu expert est en réalité une personne spécialisée dans la recherche de méthodes de torture extrême sur des détenus, sans les tuer, pour obtenir les informations souhaitées par les autorités.

Un jugement sans loi

En ce qui concerne l’utilisation sans restriction du kit sur les pratiquants de Falun Gong, M. Heng affirme que des allégations similaires ont été largement rapportées depuis que le régime a commencé la persécution en 1999.

Il ajoute que le système judiciaire mis en place par le PCC traite les pratiquants de Falun Gong comme des cas à part, c’est‑à‑dire que toutes les règles peuvent être annulées si une affaire est liée au Falun Gong.

« Parce que c’est une campagne de persécution à caractère politique depuis le début, aucune loi ne peut s’y opposer. »

M. Heng cite en exemple le bureau 610, l’organisme extra‑judiciaire créé en juin 1999 pour persécuter spécifiquement les pratiquants de Falun Gong.

« Voilà qui suffit à prouver que dans sa volonté de persécuter le Falun Gong, le PCC ne connaît aucune loi », déclare M. Heng.

Haizhong Ning et Yi Ru ont contribué à cet article.

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