L’ONU débloque du « liquide humanitaire » pour les migrants se dirigeant vers la frontière américaine

Les contribuables américains contribuent à financer le passage des immigrants illégaux à la frontière sud grâce aux cartes de paiement de l'ONU

Par Charlotte Cuthbertson
26 janvier 2022 17:36 Mis à jour: 26 janvier 2022 17:36

DEL RIO, Texas ‑ Selon de nouveaux rapports, les contribuables américains financent de plus en plus le passage d’un flux constant de migrants qui finissent par traverser illégalement les États‑Unis.

Un programme des Nations Unies « d’interventions en espèces » fournit aux migrants qui se dirigent vers la frontière américaine des cartes de débit, une aide au logement, au transport et une assistance médicale. L’aide est accessible dans les villes situées sur les routes très fréquentées d’Amérique latine à travers le Mexique.

Des milliers de migrants convergent vers le sud du Mexique où ils demandent l’asile – ce qui leur permet de voyager sans entraves au Mexique – puis la plupart se dirigent directement vers la frontière américaine, qu’ils traversent illégalement et demandent à nouveau l’asile.

Les migrants y reçoivent des cartes de débit qui se rechargent chaque mois, selon Todd Bensman, en reportage dans la ville de Tapachula, à la frontière sud du Mexique avec le Guatemala. Todd Bensman est chargé de la sécurité nationale au Centre d’études sur l’immigration.

À Tapachula, le 14 janvier, un Haïtien attendait les 3 600 pesos qui lui étaient dus (environ 155 €), selon Bensman. Une femme hondurienne a déclaré que sa carte de paiement fournissait 2 500 pesos (108 €) par mois pour quatre personnes.

Dans la ville frontalière de Reynosa, au nord du Mexique, les familles recevaient l’équivalent de 400 dollars (355 €) tous les 15 jours, a‑t‑il précisé.

« Les Nations unies ont commencé à intensifier les IBC [interventions en espèces] en 2019, en dépensant 60 millions de dollars pour 29 000 migrants en Amérique latine, puis en doublant les dépenses en 2020, avec des plans pour augmenter considérablement son utilisation dans les Amériques au cours de 2022 et au‑delà », a déclaré Todd Bensman.

La carte de paiement émise par les Nations Unies pour une migrante hondurienne, qui fournit 2500 pesos (108 €) par mois pour quatre personnes, à Tapachula, au Mexique, le 17 janvier 2022. (Todd Bensman/Center for Immigration Studies)

Au cours de l’année fiscale 2021, les États‑Unis ont versé près de 1,9 milliard de dollars d’aide humanitaire au Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), selon le Département des Affaires étrangères.

Les États‑Unis financent environ 20 % du budget total de l’ONU, qui comprend 193 nations, et 40 % des recettes du HCR, selon un rapport du Council on Foreign Relations. Le budget du HCR pour 2022 est de 8,99 milliards de dollars (7,97 milliards €).

Les interventions en espèces sont utilisées par le HCR depuis plusieurs décennies.

Elles sont « souvent un moyen plus digne d’aider les populations affectées, car elles donnent aux gens le pouvoir de déterminer leurs propres besoins et la meilleure façon de les satisfaire », selon le HCR.

Silvia Garduno, porte‑parole de l’ONU à Tapachula, au Mexique, a déclaré que les cartes en espèces sont strictement réglementées en tant qu’intervention humanitaire.

« L’aide humanitaire en espèces n’est disponible que pour les personnes particulièrement vulnérables qui demandent l’asile au Mexique et qui ont l’intention de rester dans l’État mexicain où elles ont demandé l’asile jusqu’à la fin de la procédure », a indiqué Mme Garduno à Todd Bensman.

La grande majorité des migrants qui se rassemblent à Tapachula finissent par traverser la frontière sud des États‑Unis dans les mois qui suivent.

Le représentant Lance Gooden (Parti républicain‑Texas) a récemment présenté un projet de loi visant à mettre un terme aux paiements américains au HCR, à l’ONU pour les migrations et à l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche‑Orient.

« Les contribuables américains ne devraient pas subventionner une invasion massive de notre pays par un flot sans fin de migrants inconnus et non contrôlés », selon une déclaration de Lance Gooden à l’époque.

« Il est temps pour l’administration Biden de mettre un terme à cette crise et de reprendre le contrôle de notre frontière sud. »


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