Marseille : face à des « clusters » familiaux, les médecins somment les autorités d’agir
A Marseille, où ont été repérés des foyers épidémiques de Covid-19 dans des familles des quartiers Nord, des médecins somment les autorités d'agir pour attribuer au plus vite des places d'hébergement à des malades afin de les isoler efficacement de leurs proches.

Photo: : CHRISTOPHE SIMON/AFP via Getty Images
À Marseille, où ont été repérés des foyers épidémiques du virus du PCC dans des familles des quartiers Nord, des médecins somment les autorités d’agir pour attribuer au plus vite des places d’hébergement à des malades afin de les isoler efficacement de leurs proches.
Depuis la mi-avril, un dispositif spécial ville/hôpital de dépistage du coronavirus appelé NordCovid a été déployé au pied des tours des quartiers pauvres de Malpassé et Kallisté, au nord de Marseille.
Avec près de 200 tests par jour, les médecins de NordCovid ont observé « de véritables « clusters » familiaux », décrit Annie Levy-Mozziconacci, médecin à l’Hôpital Nord et conseillère municipale d’opposition. Face à ce phénomène et au constat de surpopulation de beaucoup d’appartements dans ces quartiers où l’isolement d’une personne malade est une gageure, Mme Levy-Mozziconacci insiste sur « l’extrême nécessité de trouver des lieux d’hébergement ».
Le virus du PCC, connu communément comme le nouveau coronavirus, s’est déclaré à Wuhan, en Chine, vers le mois de novembre. Il s’est répandu dans le monde entier à cause du Parti communiste chinois (PCC) qui a tout fait pour le dissimuler.
« CORONAVIRUS : CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR »
Toujours pas d’aide de l’État
Encouragée par une « réelle volonté d’accompagnement » de l’Agence régionale de santé et par les discours gouvernementaux, la médecin a identifié plusieurs solutions : un centre social, des hôtels, des centres de vacances, et même un locataire de mobil-homes prêts à mettre à disposition des chambres pour les malades le temps de leur quarantaine, qui attendent une « réquisition » nécessaire de l’État.
Pourtant, rien ne bouge : « Là nous sommes dans une situation d’urgence : j’ai envoyé une lettre à la préfète à l’égalité des chances le 20 avril, nous sommes début mai et nous n’avons pu mettre personne à l’abri », déplore Mme Levy-Mozziconacci. « On attend du gouvernement une note et un budget », martèle-t-elle.
« Ça se décante un peu car a priori on va obtenir une aile dédiée aux patients covid « dans un centre d’hébergement spécialisé », ajoute Aloys Vimard, coordinateur du projet pour Médecins sans frontières. « Mais c’est inquiétant cette latence pour prendre des décisions alors qu’on est en crise sanitaire », s’alarme cet habitué de la médecine d’urgence.

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