« Je pense qu’il y a eu un traitement sexiste voire raciste de sa candidature », explique Sandrine Rousseau à propos de Christiane Taubira

Sandrine Rousseau.
Photo: STEPHANE DE SAKUTIN/AFP via Getty Images
Ce mardi 8 février sur BFMTV, Sandrine Rousseau a réagi aux tractations souterraines entre Yannick Jadot, dont elle est la présidente du conseil politique, et Christiane Taubira. Elle a également dénoncé le traitement médiatique « sexiste » que subirait cette dernière.
À la suite des révélations concernant un ralliement entre Yannick Jadot et Christiane Taubira, l’ancienne candidate EELV à l’investiture écologiste, qui a appris cette nouvelle dans la presse, n’a pas manqué de dénoncer cette « politique à l’ancienne ». Elle a par ailleurs estimé que l’ex-ministre de la Justice était victime d’un traitement « sexiste voire raciste ».
« Je respecte vraiment beaucoup cette femme »
Même si elle n’a pas été mise dans la confidence, la présidente du conseil politique de Yannick Jadot n’a pas caché son admiration pour l’ancienne garde des Sceaux, ce mardi 8 février sur BFMTV. « J’ai toujours tendu la main à Christiane Taubira parce que je respecte vraiment beaucoup cette femme […] et beaucoup ses combats », a-t-elle déclaré.
Affligée par le « traitement » dont faisait l’objet Madame Taubira, faisant référence aux fautes d’orthographe à répétition qui avaient été pointées dans les visuels de promotion de la candidate de gauche à la présidentielle, elle a poursuivi : « Je pense qu’elle a été victime, vraiment, d’une espèce de traitement très étonnant alors que c’était une femme très cultivée dont on louait l’art oratoire. »
« Comme si elle devenait complètement stupide »
« Tout à coup, le traitement de sa candidature a été qu’elle n’avait plus les mots, qu’elle [ne] savait plus aucun chiffre, comme si elle devenait complètement stupide, alors qu’elle était au contraire encensée par la culture qu’elle avait », s’est indignée Sandrine Rousseau, ajoutant : « Donc je pense qu’il y a eu un traitement sexiste voire raciste de sa candidature. »
Souhaitant faire « une gauche et une écologie de combat », et ravie de ce possible ralliement entre les candidatures de Yannick Jadot et Christiane Taubira, l’écoféministe a renchéri : « Il faut qu’elle vienne, il faut qu’on fasse équipe. […] Mais pas par des tractations de couloir. »

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