ÉTATS-UNIS

Le vaccin de Johnson & Johnson augmente les risques de caillots sanguins avertit une étude de la Clinique Mayo

novembre 4, 2021 16:53, Last Updated: novembre 6, 2021 9:09
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Selon une étude publiée le 1er novembre, le taux de coagulation sanguine parmi les personnes ayant reçu le vaccin Johnson & Johnson est supérieur au taux d’une population non vaccinée. Les caillots sanguins restent malgré tout un phénomène extrêmement rare.

Les chercheurs de la Mayo Clinic, qui ont publié leurs conclusions dans la revue JAMA Internal Medicine, ont obtenu les statistiques de la coagulation sanguine de la population du comté d’Olmsted, au Minnesota, entre 2001 et 2015. Ils ont ensuite comparé ces taux de coagulation sanguine avec ceux des personnes ayant reçu le vaccin de Johnson & Johnson.

Ils ont constaté que les personnes ayant reçu le vaccin étaient 3,5 fois plus susceptibles de développer une thrombose sinus veineuse cérébrale (TSVC) que la population analysée entre 2001 et 2015. Les chercheurs ont assuré avoir ajusté l’étude en fonction du sexe et de l’âge pour établir leur comparaison.

Une TSVC est un phénomène particulièrement rare et signifie qu’un caillot sanguin s’est formé dans les sinus veineux du cerveau, ce qui empêche le sang de circuler.

Les chercheurs ont constaté que le groupe du comté d’Olmsted, avant la pandémie, comptait 2,46/100 000 cas de TSVC, tandis que le groupe ayant reçu le vaccin enregistrait 8,65/100 000 cas.

« Dans cette étude (…) nous avons constaté que le risque de TSVC dans les 15 jours après la vaccination [J&J] était significativement plus élevé qu’avant la pandémie. (…) Cependant, ce risque plus élevé (…) doit être replacé dans un contexte ou le vaccin se montre efficace pour prévenir le Covid-19. »

Les chercheurs de la Mayo Clinic ont utilisé les données acquises auprès du système de signalement des effets indésirables des centres de prévention et de contrôle des maladies (VAERS) entre le 28 février et le 7 mai.

La « période la plus à risque » pour faire une TSVC se situe dans les 15 jours suivant l’administration du vaccin J&J, ont-ils noté, ajoutant que « le risque le plus élevé se situe chez les femmes âgées de 30 à 49 ans, mais le risque absolu de TSVC reste encore faible dans ce groupe ».

« La raison pour laquelle les femmes présentent un risque post-vaccinal plus élevé de TSVC n’est pas claire », indique l’étude.

Les représentants de Johnson & Johnson n’ont pas répondu dans l’immédiat à une demande de commentaires.

En octobre, après l’annonce par les responsables du comté de King, dans l’État de Washington de la mort d’une femme qui venait d’être vaccinée, J&J a déclaré : « La sécurité et le bien-être de chaque personne qui reçoit un produit Johnson & Johnson restent notre priorité absolue. »

En ajoutant :« Tout rapport d’événement indésirable concernant des personnes ayant reçu le vaccin Covid-19 à injection unique de Johnson & Johnson, ainsi que notre propre évaluation du rapport, sont partagés avec la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis, l’Agence européenne des médicaments (EMA), l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et d’autres autorités sanitaires appropriées où notre vaccin est autorisé. »

Au début de l’année, les autorités sanitaires américaines ont temporairement suspendu l’utilisation du vaccin de Johnson & Johnson, qui repose sur une technologie à adénovirus. En d’autres termes il s’agit d’un vaccin dit à « vecteur viral » : un autre virus est modifié afin de transporter dans l’organisme des informations génétiques permettant de combattre le Covid-19.

Le vaccin à de nouveau été autorisé à partir du 23 avril, une fois qu’il a été déterminé que les avantages l’emportaient sur les risques.

Les vaccins contre le Covid-19 de Pfizer et de Moderna utilisent, pour leur part, la technologie à ARNm. Les ARN messagers sont des copies de l’ADN contenu dans les cellules. Dans le cas des deux vaccins, en se diffusant, les ARNm vont stimuler la production de la protéine de surface du SARS-CoV-2 (dite Spike).

Parmi les trois vaccins approuvés par la FDA, celui de Johnson & Johnson est le moins utilisé, représentant environ 4 % de toutes les doses administrées aux États-Unis.

Selon de nombreuses études, les vaccins de Pfizer et Moderna ont été associés à un risque élevé de myocardite, ou inflammation du muscle cardiaque. Mais les autorités sanitaires ont déclaré que cette pathologie était rare et ont estimé que les avantages des vaccins l’emportaient sur les risques.

Au cours du week-end, Moderna a annoncé que la FDA avait besoin de plus de temps avant d’autoriser le déploiement de son vaccin chez les jeunes de 12 à 17 ans. De ce fait, le laboratoire a également remis à plus tard sa demande d’approbation pour les groupes d’âge plus jeunes.


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t.me/Epochtimesfrance

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