PETA fustige la Chine pour des amas de chiens morts jetés dans la rue

PETA s’insurge contre la politique des responsables du régime chinois après l’apparition d’une vidéo montrant les corps des chiens tués à Xi’an qui ont été jetés dans la rue.

Le groupe de défense des animaux a dit que c’était une façon « cruelle » et « inefficace » de traiter les animaux errants.

PETA a affiché une vidéo montrant ce qu’il estime être environ 20 chiens tués dans la ville, ajoutant que les départements du régime chinois devraient fournir des abris pour les animaux errants tout en punissant les personnes qui ont tué les chiens.

« Non seulement tuer des chiens errants de cette façon est cruel, mais c’est aussi totalement inefficace », a déclaré Jason Baker, vice-président de PETA Asie, le 13 août, selon une traduction de Storyful.

La déclaration ajoute : « Les experts en population animale s’entendent pour dire que les lois exigeant que tous les animaux détenus soient stérilisés afin de prévenir les naissances non désirées – jumelés à des programmes d’abris pour animaux à service complet – sont les moyens les plus efficaces de réduire les populations d’animaux errants. »

« Les chiens errants, non seulement en Chine mais dans le monde entier, sont empoisonnés, frappés par des voitures, torturés par des personnes cruelles, ou souffrent de maladies ou de famine. PETA demande que chacun fasse sa part pour aider à lutter contre la surpopulation animale : toujours stériliser vos animaux de compagnie, et toujours adopter des animaux dans des refuges ou des groupes de sauvetage, ne jamais les acheter chez les éleveurs ou dans les animaleries », a imploré PETA.

Au cours des derniers mois et des dernières années, un nombre croissant d’utilisateurs de médias sociaux chinois ont fait état d’événements qui dénoncent la brutalité policière et le mépris total du régime chinois pour la vie. Sous l’égide du Parti communiste chinois (PCC), l’absence de liberté d’expression signifie que quiconque ose parler contre le gouvernement ou la police peut être emprisonné et même soumis à la torture.

Pire encore : le génocide froid ou « au ralenti » se poursuit actuellement en Chine

Le 28 juillet, le groupe Médecins contre le prélèvement forcé d’organes  (DAFOH – Doctors Against Forced Organ Harvesting) cherche à dénoncer le prélèvement forcé d’organes sur des pratiquants de Falun Gong et d’autres dissidents en Chine. En juillet 1999, le Parti communiste chinois lançait sa campagne pour éradiquer le Falun Gong, une pratique spirituelle avec 70 à 100 millions de pratiquants en Chine.

Selon le Dr Torsten Trey, directeur exécutif de DAFOH, le PCC s’est engagé dans un génocide « froid » ou « au ralenti » ciblant le Falun Gong, et les prélèvements forcés d’organes y ont joué un rôle majeur, selon Epoch Times dans son rapport de juillet.

Le 15 août, Maria Cheung, professeure agrégée à l’Université du Manitoba, au Canada, a discuté de la différence entre un génocide « froid » et un génocide « brûlant ».

« Personne n’y prêtera attention parce qu’il est trop lent pour remarquer qu’il s’agit en fait d’un meurtre systématique avec une intention claire », a déclaré Mme Cheung lors d’une interview avec Epoch Times. « Je pense que ce qui fait un génocide, c’est l’intention, et non l’ampleur, du meurtre. C’est une intention d’éradiquer un groupe. »

Depuis 2000, on constate une augmentation spectaculaire de l’infrastructure utilisée pour les transplantations d’organes en Chine. Le nombre de lits d’hôpitaux a augmenté de façon spectaculaire, de même que le nombre d’équipes de transplantation dans les salles de transplantation.

Le Dr Glynn Gilcrease III, qui est oncologue médical à l’École de médecine de l’Université de l’Utah, aux États-Unis, a expliqué que le prélèvement forcé d’organes est la pratique prescrite par l’État chinois qui consiste à prélever des organes de prisonniers d’opinion non consentants, ce qui inclut les pratiquants du Falun Gong. « Cela ne se fait qu’en Chine », explique M. Gilcrease.

« Aujourd’hui, ce sont plus de 170 hôpitaux qui font des transplantations, et c’est comme une entreprise normale », a ajouté M. Cheung. « Personne ne saurait qu’il y a des meurtres systématiques à moins de demander la source des organes. Cela devient donc une activité quotidienne, mais sous couverture. C’est un grand crime. »

Pour plus d’informations :

Des pratiquants de Falun Gong sont tués pour leurs organes en Chine

Avant l’an 2000, la transplantation d’organes en Chine était un traitement médical de niche.

Crédit pour la première vidéo : PETA Asia via Storyful

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