Logo Epoch Times

Présidentielle : évacuée par le service d’ordre de Macron car elle filmait et prenait des photos

top-article-image

Emmanuel Macron lors d'une rencontre avec des citoyens au Palais Beaumont à Pau, le 18 mars 2022.

Photo: LUDOVIC MARIN/AFP via Getty Images

author-image
Partager un article

Durée de lecture: 4 Min.

Une femme a été évacuée manu militari par le service d’ordre d’Emmanuel Macron, avant l’arrivée de celui-ci à Pau, ce vendredi 18 mars. Le président sortant y donnait un meeting pour une rencontre « face aux lecteurs ». La femme, qui se trouvait dans le public, filmait et prenait des photos. Celles-ci ont été effacées. 
« Avant l’arrivée d’Emmanuel Macron à Pau, où il doit échanger avec une douzaine de lecteurs de Sud-Ouest, le service d’ordre du président-candidat évacue une femme qui, installée parmi le public, prenait des notes et des photos, et filmait avec son téléphone », a écrit ce vendredi 18 mars sur son compte Twitter, Arthur Berdah, journaliste politique du Figaro. Il a également montré la vidéo de cette séquence où l’on voit cette femme se faire sortir sans ménagement de la salle par le service d’ordre d’Emmanuel Macron.

En cliquant sur le bouton Suivant, vous acceptez que le contenu de twitter soit chargé.

« Elle menaçait la sécurité du meeting. Donc nous l’avons exfiltrée »
Cette séquence a fait le tour des réseaux sociaux. Ladépêche.fr rapporte que Paul Larrouturou, journaliste de LCI, a retrouvé cette femme à l’extérieur de la salle de meeting et a pu l’interroger. Selon ses propos, la femme, qui s’appelle Sonia Benhamada, avait reçu une invitation pour se rendre à ce meeting. Elle avait l’intention « de poser une question sur le thème de la Justice ». Elle affirme que le service d’ordre du chef de l’État lui a « effacé de force ses dernières photos et vidéos sur son téléphone », précise Paul Larrouturou.
Interrogé sur cette affaire, le service d’ordre a affirmé que « cette dame filmait avec son téléphone en agressant les autres invités », rapporte Ladépêche.fr. « Elle menaçait la sécurité du meeting. Donc nous l’avons exfiltrée. Nous n’avons jamais effacé les photos et vidéos de son téléphone », a-t-il encore soutenu.

En cliquant sur le bouton Suivant, vous acceptez que le contenu de twitter soit chargé.

« On est plusieurs journalistes à être très choqués par cette pratique »
La veille, dans les Docks de Paris, à Aubervilliers, Emmanuel Macron avait tenu une grande conférence de presse pour présenter son programme de deuxième mandat, devant un parterre de journalistes. Alison Tassin, journaliste de TF1, était présente. Dans l’émission Quotidien sur TF1, elle a indiqué qu’avant cette rencontre, les journalistes devaient divulguer leurs questions. « On est plusieurs journalistes à être très choqués par cette pratique », a-t-elle dévoilé dans Quotidien. « Et ce qui fait que ça a été un peu la blague l’après-midi, quand ils nous demandaient sur quelles questions, on disait : ‘Eh ben, sur son programme !’ » a-t-elle expliqué. Elle a souligné que cela a donné lieu à quelques tensions.
Elle a ajouté que dans un contexte différent où le public est composé de lecteurs (comme à Pau), certaines personnes peuvent être véhémentes, et dans ce cas, « si le signal est entièrement réalisé par les équipes du candidat », il peut alors être décidé « de ne pas montrer certaines choses, et pour nous c’est très choquant ». « Donc on a demandé à ce que des caméras puissent entrer, on fait la demande à chaque fois systématiquement ». « C’est le seul candidat, Emmanuel Macron, qui maîtrise à ce point l’image et la communication », a-t-elle conclu sur TF1.