Romain Maréchal : « L’idée à l’origine d’Épopée, c’est de mettre en valeur tout ce qui fait de la France un grand pays et des Français un grand peuple »

Par Etienne Fauchaire
30 novembre 2023 15:09 Mis à jour: 30 novembre 2023 15:09

ENTRETIEN  — Jeune entrepreneur de 30 ans, Romain Maréchal se lance dans un projet ambitieux : créer une plateforme de vidéo à la demande dédiée à la valorisation de la culture et du patrimoine français. Son nom, Épopée. 

Epoch Times : Quelle a été la motivation à l’origine du lancement de cette plateforme de vidéo dans le but de « faire rayonner la culture française et de fédérer autour d’un héritage commun », comme on peut le lire sur votre site Internet ?

Romain Maréchal : La raison derrière la fondation d’Épopée part d’un constat simple : la France et sa culture, encore aujourd’hui, rayonnent à travers le monde entier. Pourtant, j’ai parfois le sentiment que les Français eux- mêmes — et c’était mon cas quelques années plus tôt — ne réalisent pas la chance qu’ils ont de vivre dans un pays aussi riche culturellement. L’idée, c’est de mettre en valeur tout ce qui fait de la France un grand pays et des Français un grand peuple.

Pourquoi le nom Épopée ?

Le nom « Épopée » reflète l’esprit optimiste et la résilience de la France à travers son histoire. Ce terme illustre l’aventure française, une saga riche en moments épiques et triomphants, témoignant de la force et de la détermination d’une nation qui a traversé des épreuves et des situations difficiles. Malgré les défis, la France est un symbole d’endurance et d’innovation, toujours prête à se relever et à progresser. Ainsi, « Épopée » rend hommage à cet héritage remarquable, célébrant les succès passés et l’espoir d’un avenir encore plus brillant.

Parmi les contenus accessibles sur votre plateforme, les abonnés pourront visionner aussi bien des documentaires que des reportages et des fictions.

Tout à fait. Aujourd’hui, il existe, d’une part, des contenus amateurs et semi-amateurs présents sur des plateformes comme YouTube et, d’autre part, des contenus professionnels disponibles au cinéma avec, notamment, le film Vaincre ou Mourir. Entre ces deux catégories, on trouve le service de vidéos à la demande. Ce modèle économique a ceci d’intéressant qu’il oblige à l’industrialisation de contenus en offrant des programmes originaux déclinés en épisodes sous forme de feuilletons-séries. Pourquoi ? Lorsqu’une personne décide d’acheter un abonnement mensuel, elle s’attend à se voir régulièrement proposer des nouveautés. Sans cela, évidemment, l’utilisateur se désabonne après avoir exploité le catalogue. Par ailleurs, ce modèle nous permet d’aborder, d’explorer et de creuser en profondeur des sujets, des thématiques et des histoires.

Comment êtes-vous financés et quels sont vos objectifs commerciaux à court et moyen terme ?

Dès lors qu’on s’inscrit dans une démarche de productions audiovisuels, l’impératif financier est très élevé : la qualité a un prix. Le divertissement possède cette vertu que s’il est bien fait, il est universel. Aussi, nous avons lancé une campagne de préfinancement, offrant un aperçu de nos contenus et dévoilant nos objectifs futurs.

Pour continuer l’aventure, nous invitons alors le public à souscrire un abonnement via l’une de nos offres de lancement. Une fois le seuil des 7000 abonnés atteint, nous serons prêts, nous serons en mesure de financer la suite de nos premiers programmes et de réaliser de nouveaux contenus originaux : séries de fiction, dessins animés, spectacles, et bien plus encore.

Votre projet n’a pas manqué de susciter des réactions critiques de la presse, notamment de Libération. Comment avez-vous réagi ?

Ceux qui nous dénigrent sont les mêmes qui faisaient leur une en décriant le travail du Puy du Fou au moment de la sortie du film Vaincre ou mourir notamment. C’est pour cette raison que je n’ai pas du tout été surpris de les voir nous attaquer, sans même qu’ils aient d’ailleurs pris la peine de consulter le catalogue de notre plateforme. Nous avons fait face à leurs invectives en montrant la qualité de notre travail de production et en se reposant sur le soutien de nos abonnés, de plus en plus nombreux. Nous continuerons sur cette voie, en présentant un éventail de programmes de qualité.

Avant la création d’Épopée, vous étiez jusqu’alors inconnu du grand public. Votre famille est connue pour son engagement dans le combat au cœur de l’arène politique. Avez-vous déjà envisagé cette voie ?

J’ai grandi dans un environnement familial où l’on se met volontiers au service de la France par amour de notre nation, que nous désirons défendre et protéger. Pour ma part, je ne me suis en revanche jamais retrouvé dans le combat électoral. Ce n’était pas mon inspiration, la voie que je souhaitais emprunter. Cependant, j’ai toujours cherché à m’engager au sein de la cité. En participant à différents séminaires au sein de l’Institution de formation politique (IFP) quelques années plus tôt, l’entrepreneuriat m’est alors apparu comme une évidence, un chemin en phase avec ma personnalité. Le lancement d’Épopée, c’est ma façon à moi de m’engager pour les miens et pour mon pays, en apportant ma propre pierre à l’édifice. Le fait de devenir père de deux enfants me motive à travailler à la mise en valeur de ce qui fait la beauté de la France.

Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement celles d’Epoch Times.

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