43 nations condamnent les violations des droits de l’homme commises par la Chine au Xinjiang

Par Dorothy Li
25 octobre 2021 21:51 Mis à jour: 27 octobre 2021 00:35

Le 21 octobre, aux Nations unies, de nouvelles nations se sont associées aux pays ayant déjà condamné le régime communiste chinois pour ses violations des droits de l’homme à l’encontre des Ouïghours et d’autres minorités musulmanes dans la région du Xinjiang, à l’extrême ouest du pays.

« Des rapports crédibles, toujours plus nombreux, signalent l’existence d’un vaste réseau de camps de ‘rééducation politique’ où plus d’un million de personnes sont détenues arbitrairement. Ces rapports font état de violations généralisées et systématiques des droits de l’Homme, notamment de cas de torture ou de peines et traitements cruels, inhumains et dégradants, de stérilisations forcées, de violences sexistes et sexuelles et de séparations forcées d’enfants », a déclaré l’ambassadeur français aux Nations unies, Nicolas De Rivière, au nom du groupe lors de la réunion de jeudi.

La déclaration a été approuvée par 43 nations cette année, après l’adhésion de la Turquie et d’autres pays africains, dont le Liberia et Eswatini.

Dans la lettre commune, les 43 nations ont exprimé leur inquiétude  : « La liberté de religion ou de conviction, les libertés de circulation, d’association et d’expression, ainsi que la culture ouïghoure, font l’objet de sévères restrictions ». La « surveillance généralisée » visant les Ouïghours et les membres d’autres minorités a également été condamnée.

Ils ont demandé au régime « d’autoriser un accès immédiat, significatif et sans entrave au Xinjiang pour les observateurs indépendants, y compris le haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme et son bureau ».

Le régime chinois et ses complices ont répondu. L’envoyé de Cuba a lu une autre déclaration au nom de 62 pays, dont l’Iran, la Corée du Nord et le Venezuela, affirmant que ces abus relèvent des affaires intérieures de la Chine.

L’ambassadeur de Pékin aux Nations unies, Zhang Jun, a rejeté toutes les critiques comme étant « sans fondement » lors d’une conférence de presse après la réunion des Nations unies, accusant les États-Unis et d’autres pays de répandre des « mensonges bien connus ».

En 2020, l’ambassadeur allemand Christoph Heusgen avait lu une déclaration au libellé similaire au nom de 39 pays. En 2019, le Royaume-Uni avait lu la première condamnation signée par 23 pays lors de la réunion du Comité des droits de l’homme de l’Assemblée générale.

La communauté internationale a critiqué à maintes reprises la détention de près d’un million d’Ouïghours et d’autres minorités musulmanes dans des « camps de rééducation politique ». Le régime a affirmé que cette campagne visait à « lutter contre le terrorisme ».

Malgré la pression qui s’accumule, Pékin continue de dénoncer toutes les accusations et a déclaré jeudi que « la porte du Xinjiang est toujours ouverte ».

La cheffe des droits de l’homme de l’ONU, Michelle Bachelet, demande à examiner les graves violations des droits de l’homme au Xinjiang depuis septembre 2018, mais les modalités de sa visite n’ont pas été arrêtées.

Louis Charbonneau, directeur de Human Rights Watch pour les Nations unies, souligne que cette année marque la première fois que « tous les groupes régionaux de l’ONU se sont unis pour demander l’arrêt des violations au Xinjiang et l’accès immédiat des enquêteurs de l’ONU ».

« Les États membres de l’ONU devraient créer une commission d’enquête internationale chargée d’enquêter officiellement sur les crimes contre l’humanité présumés au Xinjiang et préconiser des modalités permettant de demander des comptes aux responsables. »

Dorothy Li est  journaliste pour  Epoch Times  en Europe.


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