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À la RATP, Jean Castex ne pourra pas contacter ses anciens ministres : Gérard Larcher évoque un « empêchement »

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Jean Castex futur PDG de la RATP.

Photo: : LUDOVIC MARIN/POOL/AFP via Getty Images

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Durée de lecture: 2 Min.

Le président du Sénat Gérard Larcher (LR) a évoqué un « empêchement » le jeudi 20 octobre, au vu des conditions posées par la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) à la nomination de Jean Castex à la tête de la RATP, qui doit être entérinée par les commissions parlementaires compétentes.
Mercredi, le Président Emmanuel Macron a choisi son ancien Premier ministre pour devenir président-directeur général de la RATP, après un « avis de compatibilité avec réserves » de la HATVP.
« La décision de la Haute autorité ressemble à une procédure, on dirait en vieux français ‘d’empêchement' », a-t-il déclaré à franceinfo, ce qui « n’est pas sans poser naturellement pour le fonctionnement de la RATP demain un certain nombre de sujets ».
Interdiction jusqu’en mai 2025
La HATVP pose ses conditions et oblige l’ex-Premier ministre à « s’abstenir de toute démarche, y compris de représentation d’intérêts », auprès de tous les « services qui étaient placés sous son autorité directe », et de tous ses anciens ministres lorsqu’il était locataire à Matignon, et cela jusqu’au 16 mai 2025, soit durant trois ans.
Concrètement, les anciens ministres de Jean Castex encore en poste sont aussi cruciaux pour le dirigeant d’une entreprise de transports publics que le ministre des Finances Bruno Le Maire ou celui délégué aux Transports Clément Beaune, qui était secrétaire d’État chargé des Affaires européennes sous son gouvernement.
En revanche, le ministre de tutelle de ce dernier, Christophe Béchu, chargé du portefeuille de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, n’a appartenu à aucun gouvernement Castex.
« En émettant des réserves, la Haute Autorité n’a pas interdit tout contact de M. Castex avec ses anciens ministres, mais toute démarche de sa propre initiative », a précisé la HATVP à l’agence France Presse (AFP). Il s’agit, a-t-elle expliqué de « respecter la neutralité de l’administration dans le cadre d’une ouverture progressive à la concurrence des transports publics en Ile-de-France ».