Après plus de 40 ans de créations de sculptures en bois à taille réelle, Gilbert Housset vend sa collection incroyable

Par Nathalie Dieul
12 mai 2022 02:14 Mis à jour: 12 mai 2022 02:14

Passionné de moto et d’ébénisterie, Gilbert Housset a commencé à sculpter des véhicules à taille réelle et toutes sortes d’objets en bois il y a plus de 40 ans. Cet artiste de Normandie a pris sa retraite il y a un an et vend maintenant toute sa collection qui occupe deux hangars bien pleins.

Tout a commencé à cause de sa moto, une Yamaha 125 TY, qui a rendu l’âme. Menuisier dans le bâtiment, Gilbert Housset y était très attaché. « J’ai voulu la reproduire à l’identique et installer cette sculpture en bois dans mon salon », raconte le sculpteur au journal local Côté Manche.

Une fois cette première sculpture achevée, au bout de 300 heures de travail, il a continué sur sa lancée, enchaînant une création après l’autre, et ce, pendant plus de 40 ans. « C’est très vite devenu une drogue. En‑dehors de mon travail, je passais toutes mes vacances à créer de nouvelles sculptures et l’ensemble de mon temps libre était dédié à cela », se souvient l’artiste sculpteur.

Gilbert Housset a d’abord fait toute une série de véhicules, toujours grandeur nature : 2 CV, jeeps, tracteurs, Formule 1, etc. Il a ensuite travaillé d’autres thématiques :  » (…) les montres, le jardin, les musiciens, la peinture, la mer, le restaurant, le sport, la boulangerie, les mobylettes… » Sa dernière création ? Une moto Harley Davidson 883.

Une carrière prolifique

Le sculpteur a fini par laisser sa profession de menuisier pour se consacrer entièrement à sa passion pendant les quinze dernières années de sa carrière. Il réalisait des commandes pour les particuliers et les entreprises, et faisait trois ou quatre expositions par an, en France et dans les pays francophones limitrophes.

Il a été tellement productif au cours de ces quelque quarante années qu’il a rempli deux hangars. « Jamais, quand j’ai commencé, je n’aurais imaginé faire tout ça », a‑t‑il confié à OuestFrance.

Un travail sur lui‑même pour se sevrer de cette « drogue »

Depuis quelques années, l’artiste a commencé un travail sur lui‑même pour se sevrer de sa passion, cette « drogue » qui l’occupait à outrance. « J’ai mis six‑sept ans à me calmer », raconte‑t‑il. « C’était trop, je n’avais pas fini un objet que je pensais déjà au suivant », reconnaît Gilbert Housset. L’hospitalisation de sa femme a joué un rôle dans cette prise de conscience.

Maintenant âgé de 63 ans, il a pris sa retraite l’année dernière et décidé de vendre sa collection : « Là, tout est dans un hangar, c’est dommage. J’aimerais que ça profite aux autres, que ça parte dans un musée je ne sais où. »

« Je ne souhaite pas vendre quelques sculptures par‑ci, par‑là. Soit je vends tout, soit je ne vends rien », remarque Gilbert Housset, qui a eu « énormément de plaisir à créer de nouvelles sculptures » pendant toute sa carrière, et qui envisage de continuer si la personne qui reprend sa collection a besoin d’autres pièces. Il n’est peut‑être pas entièrement sevré.

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