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Ehpad : l’ancien directeur général du groupe Orpea visé par une enquête pour « délit d’initié »

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Photo: : ALAIN JOCARD/AFP via Getty Images

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Durée de lecture: 2 Min.

Une enquête préliminaire du chef de « délit d’initié » a été ouverte pour étudier la revente d’actions par l’ex-directeur général du groupe Orpea avant la parution d’un livre-scandale sur les maltraitances en Ehpad, d’après le Canard enchaîné, l’ancien DG avait revendu en juillet des actions pour près de 600.000 euros.
Le parquet national financier (PNF) a « confirmé » le 14 février avoir « ouvert une enquête du chef de délit d’initié » à une date indéterminée.
Le Canard enchaîné avait indiqué le 2 février qu’Yves Le Masne, directeur général du groupe pendant plus de dix ans et récemment limogé, avait revendu en juillet des actions pour 588.000 euros « trois semaines seulement après que la direction d’Orpea a été informée de la parution prochaine du livre » de Victor Castanet Les Fossoyeurs.
Ce livre accuse Orpea de graves manquements dans la gestion de ses Ehpad, ce que réfute le groupe. Dans un communiqué transmis à l’agence France Presse (AFP) par son avocat le 4 février, M. Le Masne a « réfuté vivement toute accusation de délit d’initié ».
Ouverture d’une « double enquête » administrative sur Orpea
L’ancien dirigeant a assuré que la vente d’« environ un tiers de (ses) actions » n’avait « rien à voir avec le livre de M. Castanet, qui ne créait pas pour nous d’inquiétude particulière ». Et il a précisé qu’il n’avait « aucune raison » de céder davantage d’actions, « ayant pleinement confiance en l’avenir de la société ».
En réaction à la parution de ce livre, le gouvernement a annoncé qu’il présenterait d’ici la fin du mois des propositions pour prévenir les maltraitances en Ehpad, et qu’il lançait une « vaste opération de contrôle » au sein du groupe Orpea.
Les autorités ont par ailleurs annoncé l’ouverture d’une « double enquête » administrative sur Orpea, confiée aux inspections générales des affaires sociales (Igas) et des finances (IGF).
Par ailleurs, des familles de résidents d’Ehpad, des salariés et des syndicats se sont rapprochés de cabinets d’avocats pour tenter de lancer des actions en justice contre différents établissements, dont Orpea et Korian.
Le Sénat entend en outre lancer une commission d’enquête.