Essonne: un couple achète une maison mais ne peut emménager car elle est squattée par une famille tunisienne

Par Emmanuelle Bourdy
9 juin 2022 11:20 Mis à jour: 9 juin 2022 13:32

Dans la commune d’Ollainville (Essonne), Laurent et Élodie ont acheté une maison. Lorsqu’ils ont voulu prendre possession des lieux, ils ont eu la désagréable surprise de constater qu’elle était squattée par une famille tunisienne. Depuis, ils se battent pour faire respecter leurs droits et déloger les squatteurs.

Depuis l’achat de leur maison, qui remonte au 19 mai dernier, un couple de propriétaires n’a toujours pas pu s’y installer. Une famille tunisienne composée de quatre enfants squatte celle-ci et il est pour le moment impossible de les en déloger. Ceux-ci prétendent avoir signé une promesse de vente, ainsi que le rapporte Le Parisien.

« Une promesse de vente indiquant qu’il avait payé la maison 120 000 euros… en liquide »

Laurent et Élodie avaient mis toutes leurs économies pour acquérir ce bien de 140.000 euros situé à Ollainville. Vivant dans un deux-pièces à Gentilly (Val-de-Marne), ils se faisaient une joie de venir s’installer dans cette commune. Le soir de l’achat, le couple avait prévu un barbecue avec des amis pour fêter dignement cette acquisition. « On arrive à 10 ou 15, et là, je vois des rideaux aux fenêtres et une voiture garée devant, avec un pitbull derrière le portail », raconte Laurent au Parisien.

Un homme est aussitôt sorti de la maison, affirmant qu’il en était le propriétaire. « Je lui ai montré les papiers du notaire. Lui m’a sorti un vieux papier de sa poche, avec une promesse de vente indiquant qu’il avait payé la maison 120 000 euros… en liquide », poursuit Laurent.

Aussitôt prévenus, les gendarmes sont venus sur place mais n’ont rien pu faire. Pourtant, « ils ont bien vu que l’on était les vrais propriétaires », souligne Laurent. « Si ces personnes sont installées depuis plus de 48 heures, ils sont chez eux, ça devient leur domicile. Avant 48 heures, les forces de l’ordre peuvent intervenir pour faire cesser l’occupation illégale, mais c’est assez rare », explique au quotidien Raphaël Richemond, avocat spécialisé en droit immobilier à Paris. Laurent a bien eu l’idée de « régler ça avec [ses] copains », mais les gendarmes l’en ont dissuadé. « Ne le faites pas car sinon, vous allez finir en prison », lui ont-ils indiqué.

« Il n’y avait aucun meuble, aucune trace de vie, seul un matelas traînait au sol »

Jean-Michel Giraudeau, le maire d’Ollainville, a confirmé au Parisien qu’un couple de Tunisiens vivait effectivement dans la maison de Laurent et Élodie avec leurs quatre enfants, l’un étant scolarisé au collège et les trois autres dans les écoles élémentaire et maternelle de la commune.

Lorsque Laurent et Élodie avaient visité la maison, en septembre 2021, elle était vide. Seul un matelas se trouvait au sol, se rappelle Laurent. Mais le couple ne s’en était pas inquiété car hormis cet élément, « il n’y avait aucun meuble, aucune trace de vie », précise-t-il. « On pensait qu’une personne avait pu y dormir, avec la présence de ce matelas, mais on ne s’imaginait pas qu’une famille s’était installée », renchérit-il.

« On a travaillé comme des dingues, sans compter les heures, pour pouvoir s’offrir cette maison »

Toutefois, dans l’acte notarié, il était stipulé qu’une occupation sans droit ni titre de la maison était en cours. Le couple devrait saisir un juge, mais « cela peut prendre beaucoup de temps », a encore indiqué Raphaël Richemond, soulignant que les délais pour avoir une audience au tribunal, peuvent aller « de deux ou trois mois à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), jusqu’à un an dans les Hauts-de-Seine ». Le seul point positif, c’est que dans 99% des cas, les propriétaires « obtiennent gain de cause », rassure l’avocat parisien.

« Depuis trois ans, on a travaillé comme des dingues, sans compter les heures, pour pouvoir s’offrir cette maison. Je vais finir par prendre une tente, et camper devant chez moi », prévient le propriétaire. Le couple, dont le revenu n’excède pas 2600 euros, craint de ne pas arriver à payer les traites de 1100 euros mensuels pour cette acquisition, cumulées à leur loyer de Gentilly, qui s’élève à 500 euros par mois. Tous deux espèrent que la situation va se débloquer rapidement.

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