Face au coût de la vie, un retraité obligé de retravailler à 70 ans

Par Léonard Plantain
2 octobre 2022 15:57 Mis à jour: 2 octobre 2022 15:57

Avec l’augmentation du coût de la vie, Claudy Duthil, âgé de 70 ans et à la retraite depuis 2011, a repris une activité. En effet, cet ancien pompier puis agent de la mairie à Les Andelys dans l’Eure n’arrive plus à boucler les fins de mois.

Entre l’augmentation des prix de l’énergie et de l’alimentation, le coût de la vie se ressent sur les factures des Français, dont la plupart ont de plus en plus de difficultés à boucler les fins de mois. C’est le cas de Claudy Duthil, un habitant de Les Andelys. Âgé de 70 et à la retraite depuis 2011, ce dernier a dû reprendre un travail pour subvenir à ses besoins.

Claudy a été sapeur-pompier volontaire à Andé, Muids et aux Andelys pendant 31 ans et a travaillé en marge aux espaces verts de la mairie pendant 35 ans. « J’étais agent de maîtrise principal quand je suis parti à la retraite le 1er juillet 2011. Aujourd’hui, je touche à peine 1300 euros de pension. Ma femme qui fait traverser les enfants au carrefour de l’avenue de la République et de la rue Chéneaux de Leyritz, gagne 520 euros par mois », a-t-il témoigné à L’impartial.

En tout, ce sont donc 1850 euros qu’ils reçoivent tous les mois. Cependant, cela suffit à peine pour payer le loyer de 700 euros, les assurances de la maison et de la voiture, la mutuelle, les factures d’électricité et de gaz, le prix du carburant ainsi que les courses chaque semaine. « On se chauffe au gaz de ville, ce qui constitue une dépense très importante », a précisé Claudy.

À la recherche d’un petit boulot, il a confié : « Je cherchais depuis longtemps à faire un mi-temps. J’ai d’abord sollicité la mairie pour faire traverser les écoliers. Ça m’aurait bien plu, mais avec mon statut de fonctionnaire assimilé ce n’était pas possible ». Puis un jour, il tombe sur une vieille dame qui transportait des enfants devant un Institut médico-éducatif. « Je lui ai demandé comment il fallait procéder. Elle m’a dit d’envoyer mon CV aux sociétés Mobifrance de Gisors et Iris de Bois-Guillaume car elles manquaient de chauffeurs. Ce que j’ai immédiatement fait ».

Il lui aura tout de même fallu attendre presque 5 mois avant d’avoir une réponse : « Début juin, j’ai reçu un coup de téléphone. Je n’y croyais plus. Dans la foulée, j’ai signé avec Mobifrance un contrat à durée indéterminée », a-t-il indiqué. Depuis, Claudy passe 3 heures par jour au volant d’un véhicule de fonction de 6 places mis à disposition par la société, afin de transporter des travailleurs de l’ESAT entre leur domicile et leur lieu de travail.

« Le plus dur, ça a été de me lever tôt. Je me lève à 6 h 15 pour être à Vernon à 7 h 45 pour récupérer ma première passagère. Puis, j’en récupère quatre à Aubevoye et enfin un dernier à Bouafles. Et le soir, je les ramène chez eux entre 16 h 45 et 18 h 15 », a-t-il partagé.

Pour ce travail, Claudy perçoit un salaire de 520 euros par mois. Une somme supplémentaire plus que bienvenue puisqu’elle lui permet d’arrondir ses fins de mois.

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