« Ça y est, c’est le clap de fin » pour « Plus belle la vie »

Nicolas Berger Vachon, Anne Decis, Léa François et Marwan Berreni à Cannes le 2 avril 2022.
Photo: VALERY HACHE/AFP via Getty Images
Le couperet est tombé au Mistral : France Télévisions arrêtera en novembre la diffusion de « Plus belle la vie », à l’écran depuis 2004, a-t-elle annoncé jeudi à l’AFP, invoquant l’évolution des « attentes des téléspectateurs » et de « la consommation des programmes ».
La direction du groupe public a fait le déplacement jeudi à Marseille pour annoncer aux équipes de « PBLV » que « cette saison serait la dernière », avec une fin du tournage prévue fin septembre.
« Ça y est, c’est le clap de fin », a déploré auprès de l’AFP Thierry Lavaille, technicien et délégué syndical FO, dans les studios de la Belle de Mai, où l’inquiétude régnait depuis février. « Les techniciens sont abasourdis », a abondé le cégétiste Tancrède Péchon.
« Ce qui m’inquiète aujourd’hui, c’est surtout les centaines d’emplois que ça génère, ce sont bien évidemment des professionnels, des intermittents du spectacle, des acteurs, des techniciens », a réagi Benoît Payan, le maire socialiste de Marseille sur Franceinfo. Il rencontrera vendredi les dirigeants de France Télévisions (FTV).
Avec plus de 4.500 épisodes, PBLV est devenue « la série française quotidienne la plus longue de l’histoire », a salué FTV, jugeant « nécessaire » un renouvellement de l’offre.
« On a vécu une histoire très forte avec Plus belle la vie », a déclaré à l’AFP son numéro 2, Stéphane Sitbon-Gomez, à l’issue d’une journée « difficile, émouvante », mais le succès « s’est érodé », avec des audiences tombées à 2,7 millions de téléspectateurs sur 2021-2022, loin des quelque 7 millions dans les années 2000.
Après avoir été « pionnier » dans le genre des soaps quotidiens à la production industrielle, qui ont essaimé sur TF1 (« Ici tout commence », « Demain nous appartient ») et France 2 (« Un si grand soleil »), France Télé entend investir « les mini-séries et les séries internationales » pour « faire rayonner Marseille et sa région », et promet un « suivi individualisé » à chacun de ses « auteurs, comédiens, techniciens »…
Au programme, notamment, « La rue des condamnés », une mini-série sur la peste à Marseille au 16e siècle, et « Marianne », sur une juge « incarnée par Marilou Berry », ainsi qu’un « spin-off de Plus belle la vie » en première partie de soirée. En outre, tournée à Sète, la série « Candice Renoir » le sera désormais à Marseille.
France Télé s’est ainsi « engagé à compenser au centime près, soit 30 millions d’euros par an, le montant du tournage » de PBLV, a commenté, « dans un sens soulagé », Thierry Lavaille, qui y travaille depuis 17 ans.
« Il faudra que ce soit écrit noir sur blanc car on parle de 800 emplois », a tempéré Jean-Marc Coppola, maire-adjoint de Marseille chargé de la Culture, dénonçant un délai « un peu court pour se retourner » et une décision « à l’opposé » des promesses d’Emmanuel Macron « d’investir sur l’audiovisuel » dans sa ville.
« On assurera nos responsabilités pour que tout se passe le plus humainement possible », a déclaré à l’AFP le directeur général du groupe de production Newen France, Vincent Meslet.
« Plus belle » a surtout marqué « plusieurs générations », « un Français sur trois » lui ayant été « fidèle à un moment ou un autre », selon Vincent Meslet.
Au point d’intéresser d’autres chaînes ou plateformes ? « C’est beaucoup trop tôt » pour le dire, répond Vincent Meslet.
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