Face à un bilan humain « intolérable », Emmanuel Macron exhorte Benjamin Netanyahu de « cesser » les opérations israéliennes

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à dr.) serre la main du président Emmanuel Macron (à g.) après leur conférence de presse commune à Jérusalem, le 24 octobre 2023.
Photo: CHRISTOPHE ENA/POOL/AFP via Getty Images
Emmanuel Macron a exprimé un ferme désaccord à une offensive israélienne sur Rafah, considéré par le premier ministre israélien comme le « dernier bastion » du Hamas.
Le président français Emmanuel Macron a dit mercredi au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu que les opérations israéliennes à Gaza « devaient cesser » car « le bilan humain et la situation humanitaire » sont « intolérables », a rapporté l’Élysée.
Dans un appel téléphonique, il a « exprimé l’opposition ferme de la France à une offensive israélienne à Rafah », et a évoqué « l’extrême urgence qu’il y avait à conclure, sans plus de délai, un accord sur un cessez-le-feu ». Selon le chef de l’État français, il est « impératif d’ouvrir le port d’Ashdod, une voie terrestre directe depuis la Jordanie et tous les points de passage » afin d’acheminer de l’aide pour le territoire palestinien.
Après plus de quatre mois de guerre contre le Hamas à travers le territoire palestinien assiégé, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, veut maintenant détruire le « dernier bastion » du mouvement islamiste à Rafah, devenue l’ultime refuge pour des centaines de milliers de civils qui ont fui les combats.
Tentative de trêve
Pendant que les pays médiateurs poursuivent au Caire leurs négociations pour tenter d’obtenir une trêve ainsi que la libération d’otages détenus à Gaza, les appels se multiplient à travers le monde face aux conséquences potentiellement dévastatrices d’une telle opération.
Après notamment l’ONU et les États-Unis, principal allié d’Israël qui réclame des « garanties » pour la sécurité des civils, l’Australie, le Canada et la Nouvelle-Zélande ont mis en garde jeudi Israël contre une opération « catastrophique » à Rafah. « Il n’y a tout simplement nulle part où aller » pour les civils bloqués contre la frontière fermée avec l’Égypte, soulignent ces trois pays, exhortant Benjamin Netanyahu à « ne pas s’engager dans cette voie ».
« Nous combattrons jusqu’à la victoire complète, ce qui implique une action puissante à Rafah et ce, après avoir permis à la population civile de quitter les zones de combat », avait déclaré mercredi le Premier ministre.
Environ 1,4 million de personnes, selon l’ONU, soit plus de la moitié de la population de Gaza, dont beaucoup déplacées à plusieurs reprises, s’entassent à présent à Rafah, transformée en un gigantesque campement, dans l’angoisse de l’offensive annoncée.

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