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Google coupe la pub sur le site France Soir, qui dénonce « une atteinte à la liberté d’expression »

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Photo: : David Paul Morris/Getty Images

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Durée de lecture: 2 Min.

Google a coupé l’accès du site France Soir à son réseau publicitaire, privant ainsi le site d’actualité d’une partie de ses revenus.
Xavier Azalbert, directeur de la publication de France Soir, a confirmé vendredi à l’agence France presse (AFP) le retrait, depuis quelques jours, de leur « service de publicité » sur Google. Cette mesure constitue « une atteinte à la liberté d’expression » et « porte atteinte à la viabilité d’un organe de presse », a-t-il fustigé.
L’avocat de la publication étudie « une citation directe au tribunal correctionnel pour discrimination consistant à refuser la fourniture d’un bien ou d’un service » susceptible d’« entraîner une atteinte à la liberté d’expression », a ajouté le responsable de France Soir.
« Fake News, la machine à fric »
Interrogé par l’AFP, Google a indiqué avoir appliqué son règlement. « Nous avons prévenu France Soir avant de prendre des mesures, leur demandant de remédier aux violations persistantes de nos règles », a précisé Google. France Soir a démenti avoir été prévenu.
Cette décision intervient quelques jours après la diffusion sur France 2 d’un numéro de l’émission Complément d’Enquête, intitulé : « Fake News, la machine à fric ». « Le site semble avoir été démonétisé peu avant ou dans la foulée de notre enquête. France Soir faisait partie des sites sur lesquels nous avions interpellé Google », a écrit sur Twitter la journaliste Aude Favre, co-auteure du reportage.

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Google a également banni fin août le site américain « The Gateway Pundit », alors que son réseau publicitaire assurait à celui-ci un revenu estimé à 200.000 euros mensuels. France Soir avait déjà été déréférencé de Google News en janvier 2021 et son compte Youtube (propriété de Google) avait été suspendu. Le média, qui conteste ces décisions, a été débouté en référé le 2 juin par le tribunal de commerce de Paris.