À 16 ans, Ryann crée un clavier pour les dyslexiques et le vend partout en France

Image d'illustration.
Photo: Pixabay
« Je ne pourrais pas être plus heureux », se réjouit Ryann, lors d’une interview télévisée sur Tic Tak. Ce qui rend si heureux l’adolescent, ce n’est pas d’avoir déjà son entreprise à l’âge de 16 ans, ni le fait que son invention soit commercialisée dans toute la France, ni même que le président Emmanuel Macron lui‑même lui ai écrit un mot de félicitations sur les réseaux sociaux. « Je ne fais pas ça pour gagner de l’argent mais pour aider les autres », assure le jeune homme au Télégramme.
Les autres, ceux qu’il veut aider, ce sont ceux qui, comme lui, doivent faire face à différents troubles d’apprentissage, qualifiés de DYS : dyslexie, dysothographie, dyspraxie, etc. Son expérience personnelle lui a permis de développer son propre outil : des petites étiquettes de couleur à coller sur les touches de son clavier d’ordinateur.
Un outil créé dans sa chambre
C’est en mars 2021 que l’adolescent a créé dans sa chambre cet outil qu’il ne trouvait pas dans le commerce. Ses copains de lycée lui ont rapidement demandé s’il pouvait leur en fournir. « C’est là que j’ai commencé à me dire que ça pouvait servir à d’autres personnes », se souvient Ryann.
« Avec les plaques de lettres que j’ai créées, on apprend plus vite à écrire sur un ordinateur sans presque regarder les touches », explique le lycéen à La Presse d’Armor. « Avec les couleurs, l’œil, le cerveau et les doigts ne font plus qu’un. Les couleurs permettent à l’œil d’apprendre à localiser plus vite la lettre que l’on cherche. »
Ryann a appelé son invention le clavier Keydys. Les commandes ont rapidement afflué, puis, avec l’aide de ses parents, l’adolescent est allé chercher du soutien. C’est la Fondation Boulanger qui s’est occupée de l’accompagner.
« La fondation a contacté le PDG Boulanger France, et celui‑ci m’a ouvert les portes du soutien », raconte le jeune Breton. « Au final, l’enseigne m’a mis gratuitement à disposition tout le matériel informatique que je souhaitais et une vingtaine d’experts dans tous les domaines, juridique, fiscal, de création d’entreprise… »
Le succès commercial est au rendez‑vous, mais ce qui rend le lycéen vraiment heureux, c’est ce sont divers témoignages comme celui d’une maman sur les réseaux sociaux : « Depuis que Maxime a son clavier, taper n’est plus un calvaire, il le fait avec plaisir et il progresse super bien, merci ! »

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