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JO-2024 : Gérald Darmanin et le Crif accusent Thomas Portes de la France Insoumise, de mettre les athlètes israéliens « dans le collimateur »

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Le député Thomas Portes lors de la séance publique sur la souveraineté agricole dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, le 16 mai 2024.

Photo: MAGALI COHEN/Hans Lucas/AFP via Getty Images

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Durée de lecture: 5 Min.

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin et le président du Crif Yonathan Arfi ont accusé dimanche le député insoumis Thomas Portes de mettre « une cible dans le dos » des athlètes israéliens, après qu’il a dit que ces derniers n’étaient « pas les bienvenus » aux Jeux de Paris.
« Ce député de La France insoumise met une cible dans le dos des athlètes israéliens », et les « relents d’antisémitisme dans ses propos sont évidents », a affirmé Gérald Darmanin au journal de 20h00 de France 2, disant son « dégoût ».

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Le ministre a annoncé qu’il avait été décidé il y a quinze jours que « l’intégralité des équipes » israéliennes seraient protégées « 24 heures sur 24 » par les forces de l’ordre pendant la durée des jeux olympiques, dont la cérémonie d’ouverture se tiendra vendredi.
Une attitude « irresponsable »
Plus tôt dans la journée, le président du Crif avait, lui, qualifié d’« irresponsable » l’attitude du député Portes, qui a estimé samedi lors d’un rassemblement de soutien au peuple palestinien que les « athlètes israéliens n’étaient pas les bienvenus aux Jeux olympiques de Paris » et appelé à la « mobilisation ».
« Depuis le 7 octobre, Thomas Portes légitime le Hamas. Il met maintenant une cible dans le dos des athlètes israéliens, déjà les plus menacés des Jeux Olympiques », a dénoncé sur X le président du Crif, rappelant qu’aux JO de Munich en 1972 onze israéliens avaient « été assassinés par des terroristes palestiniens ».
« Non, la délégation israélienne n’est pas la bienvenue à Paris », avait dit le député de Seine-Saint-Denis. « Les sportifs israéliens ne sont pas les bienvenus aux Jeux olympiques à Paris », avait-il poursuivi, appelant à utiliser « l’échéance » des JO et « tous les leviers que nous avons pour créer des mobilisations ».

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Après la vague d’indignation qu’il a suscitée, le député est revenu sur ses propos dimanche sur le site du Parisien, estimant défendre une position « claire et constante » des Insoumis. « Je considère que la diplomatie française doit faire pression sur le CIO pour que le drapeau et l’hymne israéliens ne soient pas admis pendant ces Jeux olympiques comme cela est fait pour la Russie », a-t-il affirmé, estimant qu’il « faut en finir avec le deux poids deux mesures ».
« Certaines délégations sensibles »
Les déclarations de M. Portes ont fait polémique sur les réseaux sociaux. L’ancien député PS Julien Dray l’a qualifié « d’incendiaire », tandis que l’ex-député LR Meyer Habib, battu aux récentes législatives, a dénoncé LFI comme « un parti antisémite ».
Du côté de LFI, des élus ont apporté leur soutien à Thomas Portes, à l’image du député Aymeric Caron, qui a dénoncé une polémique  « indigne », jugeant que « le drapeau israélien, entaché du sang des innocents de Gaza, ne devrait pas flotter à Paris cet été ».
Interrogé par l’AFP au sujet de la protection de la délégation israélienne, le ministère de l’Intérieur avait indiqué plus tôt dimanche que « des ajustements sont faits pour certaines délégations sensibles » (israélienne, américaine, iranienne etc.). En avril, une source sécuritaire expliquait que certaines délégations, comme celles des Israéliens et Américains, auraient leurs « moyens propres » pour assurer leur sécurité.
Les services de sécurité de ces pays seront autorisés à être armés et seront en « binômes » avec des membres des forces de l’ordre français, pour ne pas laisser un pays étranger régler seul un éventuel problème avec des armes.