La plainte pour « menaces » et « violences psychologiques » d’une avocate contre Éric Dupond-Moretti classée sans suite

Le garde des Sceaux Éric Dupont-Moretti.
Photo: : ALAIN JOCARD/AFP via Getty Images
Le parquet d’Évreux a « classé sans suite » la plainte d’une avocate contre le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti pour « menaces » et « violences psychologiques ».
« Saloperie de pute », « hystérique », « honte du barreau », « commerçante du malheur ». Des injures que le garde des Sceaux aurait prononcé, selon une copie de la plainte, à l’encontre de l’avocate Nathalie Tomasini, une de ses consœurs, durant un procès d’homicide sur conjointe devant la cour d’assises d’Évreux en 2020, avant que l’avocat ne soit nommé ministre.
« La qualification suggérée par la plaignante ne me paraît pas adaptée », a expliqué le 6 octobre la procureure de la République Dominique Puechmaille. « On est sur une qualification d’injures éventuellement sexistes, qui tombe sous le coup de la loi de la presse. On est sur de courtes prescriptions. Dans le cas présent, le délai était largement dépassé », a précisé la magistrate.
Dépôt de plainte confirmé
En outre « il n’y a aucun incident ni donné acte dans le procès-verbal des débats du procès aux assises », a-t-elle ajouté. Le parquet avait confirmé le 22 septembre le dépôt de la plainte.
Dans ce document, la magistrate Brigitte Blind, représentante du ministère public au procès, atteste avoir vu M. Dupond-Moretti « vociférer en direction des avocates des parties civiles tout en agitant vers elles le poing ».
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