L’enjeu final du changement climatique : le socialisme

Le changement climatique n'a rien à voir avec l'environnement

Dans ma chronique précédente, j’ai abordé certaines des questions scientifiques relatives à l’alerte au changement climatique tirée d’un communiqué de presse publié par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, « Résumé à l’intention des décideurs du Rapport spécial du GIEC sur le réchauffement de la planète de 1,5 ºC approuvé par les gouvernements », publié le 8 octobre dernier.

Le GIEC est l’organe des Nations unies chargé d’évaluer les données scientifiques relatives aux changements climatiques.

Je vous propose un exercice mental : imaginez un instant que vous n’avez jamais entendu parler du « réchauffement de la planète » ou du « changement climatique. »

Concentrez-vous entièrement sur les recommandations politiques du GIEC. Le communiqué de presse appelle à des changements « rapides et profonds » « dans les domaines de la terre, de l’énergie, de l’industrie, du bâtiment, des transports et des villes ». Parmi les autres changements majeurs que les Nations unies souhaitent superviser, Brian McNicoll de Accuracy in Media adoucit la question avec l’ironie d’un euphémisme :

« Il suffit simplement de manger un tiers de moins de viande, d’emménager dans des maisons plus petites, d’utiliser les transports en commun et de passer entièrement des combustibles fossiles aux énergies renouvelables. »

Question : il s’agit de quel genre d’intention politique, d’après vous ? Le mouvement écologiste est aujourd’hui dominé par une idéologie qui cherche à obtenir un pouvoir gouvernemental massif sur toutes les sphères importantes de l’activité humaine.

La liberté individuelle doit être restreinte. L’écologisme n’est que la dernière version de ces idéologies intolérantes – fascisme, socialisme et communisme – qui partagent la vision du monde, soit un endroit gravement perturbé qui ne peut être sauvé que si les gouvernements suppriment les droits individuels et obligent les masses à respecter un plan central conçu par le gouvernement.

Il ne fait aucun doute que les Nations unies s’orientent fortement vers le socialisme. L’objectif n° 10 du Programme 2030 des Nations unies vise à « réduire les inégalités à l’intérieur des pays et entre eux », ce qui « ne sera possible que si la richesse est partagée ». Le document préconise ensuite « d’apporter des changements fondamentaux à la manière dont nos sociétés produisent et consomment des biens et des services » – une planification économique typique du haut vers le bas.

Le changement climatique est une question de répartition de la richesse

Ottmar Edenhofer, haut responsable du GIEC, a déclaré ouvertement : « Il faut se libérer de l’illusion que la politique climatique internationale est une politique environnementale. Au lieu de cela, la politique en matière de changement climatique concerne la façon dont nous redistribuons… la richesse du monde. » Voilà ce qu’en dit un initié du changement climatique : le véritable programme, c’est la redistribution des richesses. Le changement climatique n’est qu’un prétexte pratique.

Et qu’en est-il des environnementalistes aux États-Unis – ont-ils des objectifs politiques similaires ? Oui, c’est vrai. J’ai pris conscience pour la première fois de l’orientation gauchiste du mouvement vert dans les années 1970. En tant que jeune enseignant, j’envoyais périodiquement une modeste contribution à divers groupes environnementalistes – le Sierra Club, la Cousteau Society, et cie.

Cependant, plus je lisais leurs publications, plus il devenait clair que ces groupes n’exerçaient pas seulement des pressions en faveur d’un air et d’une eau plus propres – des objectifs très valables à l’époque et maintenant – qu’ils utilisaient aussi – à mauvais escient, selon moi – mes contributions pour promouvoir un éventail complet de causes progressistes et de gauche, dont le désarmement unilatéral américain face aux agressions soviétiques dans le monde, l’avortement, les privilèges syndicaux, etc.

Examinons maintenant le début des années 1990, alors que l’Union soviétique a implosé. Le socialisme a été discrédité dans le monde entier, mais qu’est-il arrivé aux intellectuels et militants socialistes américains ? Loin de se repentir et d’abandonner le contrôle de l’activité économique par le gouvernement, ils ont dissimulé leur désir d’un plus grand gouvernement sous l’habit vert de l’environnementalisme. C’est ce qui a donné naissance au terme « pastèque » – vert à l’extérieur mais rose foncé à l’intérieur.

Lors d’une conférence tenue à Moscou en 1990, Mikhaïl Gorbatchev, secrétaire général du Parti communiste, a déclaré candidement : « …la menace d’une crise environnementale sera la clé du désastre international pour débloquer le nouvel ordre mondial. » M. Gorbatchev a explicitement appelé à la création d’une organisation verte internationale pour faire avancer ce programme.

La regrettée Natalie Grant, experte en désinformation soviétique, a écrit dans un article de 1998, intitulé Green Cross : Gorbatchev et l’environnement communiste, que le plan de M. Gorbatchev comprenait des histoires de peur environnementale concoctées et diffusées par des sympathisants pro-Moscou et des dupes crédules dans les milieux universitaires, scientifiques et de la presse.

Aujourd’hui, il existe de nombreuses preuves de l’implication de la Russie dans les campagnes nationales de lutte contre le fracturation et les pipelines. L’objectif est de paralyser la production américaine de combustibles fossiles afin que la Russie puisse gagner des parts de marché. Ici, les Russes et les Verts américains font cause commune.

Le lien entre la Russie et l’environnement

Kenneth Stiles, un agent de la CIA à la retraite, a trouvé une piste dans les écritures financières qui relie les intérêts énergétiques russes à divers groupes écologistes américains en passant par les Bermudes. K. Stiles a déclaré que « sans aucun doute », « les groupes environnementaux sont… des agents d’influence à Moscou par le biais d’un système de réseau d’entreprises et de fondations fictives ».

Ce n’est pas un hasard si le GIEC a publié ses dernières prévisions alarmantes un mois seulement avant les élections biennales aux États-Unis. Le GIEC aimerait aider les démocrates à s’emparer du Congrès lors des élections de mi-mandat du mois prochain. Ils cherchent à se venger du président Trump qui a eu le courage de se retirer du soi-disant « accord de Paris sur le climat », qui était un énorme système de redistribution des richesses. Surprise ! Il n’y a pas que les Russes qui veulent influencer les élections américaines.

Nous avons un autre indicateur important qui indique que l’hystérie du changement climatique n’est pas principalement liée à l’environnement. Dites-moi, pourquoi « vert » est-il synonyme d’environnement ? C’est parce que nous croyons qu’un environnement sain est luxuriant et vert, et non stérile et brun. Cela étant, le mouvement écologiste devrait reconnaître avec gratitude et célébrer avec joie le fait que le monde est devenu sensiblement plus vert au cours des dernières décennies.

Une étude mondiale menée par une équipe internationale de scientifiques et publiée il y a deux ans dans la revue Nature Climate Change montre que le « verdissement de la Terre au cours des 33 dernières années… équivaut à ajouter un continent vert environ deux fois plus grand que le continent américain ».

La cause première de ce verdissement mondial est la concentration accrue de CO2 – l’élixir de la vie végétale – dans l’atmosphère terrestre.

Que veulent donc les « Verts » autoproclamés ? Ils réclament des politiques anti-vert. Ils veulent des réductions drastiques des émissions de CO2 (soit disant mauvais pour les plantes, mais sans CO2, pas de plantes), une réduction de l’utilisation d’énergie relativement bon marché comme le nucléaire (mais l’impact de cette rédaction sera surtout pour les pauvres), et cherchent à imposer de lourds contrôles gouvernementaux sur notre vie quotidienne – mauvais pour tous ceux qui ne font pas partie des élites politiques nationales et mondiales et leurs subordonnés.

Il n’est pas dans les capacités humaines de décider quelle sera la température de la Terre dans les années à venir. Cependant, il est tout à fait en notre pouvoir de décider si nous voulons vivre dans une société libre et prospère ou dans une société pauvre et fortement régimentée. Les verts anti-vert favorisent cette dernière situation. Je ne suis pas en faveur. Quelle est votre position ?

Mark Hendrickson est professeur auxiliaire d’économie au Grove City College. Il est l’auteur de plusieurs livres, dont The Big Picture : The Science, Politics, and Economics of Climate Change (Regard sur l’ensemble : la science, la politique, et l’économie du changement climatique).

Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement celles d’Epoch Times.

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