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L’équipe de campagne d’Anasse Kazib accusée de harcèlement pour l’obtention d’un parrainage

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Anasse Kazib, militant marxiste français, membre du Courant communiste révolutionnaire (dit « Révolution permanente ») et candidat déclaré à l'élection présidentielle française de 2022.

Photo: by STEPHANE DE SAKUTIN/AFP via Getty Images

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Durée de lecture: 3 Min.

Mercredi 16 février, Séverine Le Goff, la maire de Flacourt dans les Yvelines, a fait part de son regret d’avoir donné sa signature au candidat Anasse Kazib, déclarant avoir cédé face à l’insistance de l’équipe de campagne du candidat marxiste, qui est venue jusqu’à chez elle et a passé de nombreux appels sur son téléphone personnel.
Ce mercredi, Séverine Le Goff, la maire sans étiquette de Flacourt, a confié à 78 Actu sa mésaventure avec l’équipe de campagne d’Anasse Kazib, le candidat marxiste du parti « Révolution permanente ». Dans son témoignage, elle déclare regretter d’avoir donné son parrainage, qui se serait fait sous la contrainte : « J’avais beau leur dire non, ils relançaient ».
« Je ne voulais pas le parrainer mais je me suis fait avoir. J’ai signé la promesse de parrainage pour me débarrasser d’eux. Je ne pensais pas que ce serait validé par le Conseil constitutionnel », a-t-elle expliqué.
Selon elle, l’équipe d’Anasse Kazib a réclamé son soutien de « manière insistante », non seulement en mairie, mais aussi en frappant directement à la porte de son domicile ou sur son téléphone personnel : « On m’a harcelé jusque chez moi, ça ne se fait pas. La première fois, je les ai écoutés, j’ai pris leur truc, en me disant qu’ils me ficheraient la paix. Ils sont revenus le lendemain. Ils m’ont beaucoup appelé aussi, sur mon portable, je ne sais pas comment ils ont eu le numéro. Ils passaient en mairie. Ensuite, j’avais beau leur dire non, ils relançaient. J’ai fini par signer la promesse de parrainage, avant de renvoyer le formulaire officiel de la sous-préfecture, raturé (pensant ainsi empêcher sa validation). Toutes les semaines, j’avais des nouvelles. Ils n’arrêtaient pas de revenir à la charge pour savoir si j’avais bien renvoyé les documents, si je faisais le nécessaire pour corriger la rature », a-t-elle dénoncé.
Aujourd’hui, Séverine Le Goff a déclaré qu’elle n’adhérait pas aux idées d’Anasse Kazib, qui s’était d’ailleurs félicité de ne voir aucun drapeau français lors de ses meetings, a rapporté Valeurs Actuelles. Elle espère désormais qu’il n’obtiendra pas les 500 signatures requises pour se lancer officiellement dans la course à la présidentielle.

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De son côté, l’équipe d’Anasse Kazib nie tout harcèlement. C’est Éric Bezou, un ancien syndicaliste qui est entré en contact avec Séverine Le Goff. Selon lui, aucun harcèlement n’a eu lieu, avouant tout de même avoir pu être « insistant avec elle ».
Il a également assuré s’être présenté au domicile de Séverine Le Goff seulement car les mairies de petites communes comme Flacourt sont souvent fermées. « La première discussion chez elle a duré 5 minutes, elle nous a dit qu’elle parrainerait. On n’a pas fait le siège de sa maison », s’est-il défendu.