ACTUALITÉS

Nice, première ville de France en 5G couverte par SFR et… l’équipementier chinois Huawei

novembre 20, 2020 10:25, Last Updated: novembre 20, 2020 16:53
By

L’opérateur télécoms SFR lance ce vendredi la 5G à Nice, première ville française largement couverte de la nouvelle génération de réseau mobile. SFR est équipé d’installations de l’équipementier chinois Huawei, véritable espion du régime communiste dont la mission est d’infiltrer l’appareil militaire et sécuritaire des pays qu’elle infiltre.

« À partir de ce soir (vendredi), un peu plus de 50% de la ville de Nice va être couverte en 5G », a annoncé Grégory Rabuel, directeur général de SFR, au micro de BFM Business.

« Autorisation du gouvernement » pour les équipements Huawei

À Nice, SFR va utiliser des équipements Huawei avec « l’autorisation du gouvernement », a révélé son directeur général, ce qui constitue une forme d’exception sur le territoire.

Si la France n’a pas interdit explicitement le matériel de l’équipementier chinois pour le déploiement du futur réseau mobile, l’Agence nationale chargée de la sécurité informatique (Anssi) a restreint très fortement fin août les autorisations d’exploitation, invoquant des raisons de sécurité.

Huawei surveille les smartphones des utilisateurs

Bouygues Telecom, l’autre opérateur français équipé d’installations de l’équipementier chinois, a ainsi expliqué qu’il allait devoir retirer 3000 antennes Huawei d’ici à 2028 dans les zones très denses en population, et qu’il avait interdiction d’en utiliser à Strasbourg, Brest, Toulouse et Rennes pour la 5G.

Huawei vise à devenir le leader mondial de la 5G afin de surveiller les données des smartphones, ce qui permet malgré les lois des pays membres de donner accès à toutes les informations au régime communiste.

LIRE AUSSI: Les liens étroits des employés de Huawei avec l’armée et les services de renseignements chinois

Une étude récente de Christopher Balding, professeur associé à l’Université Fulbright au Vietnam, menée avec le groupe de réflexion Henry Jackson Society, basé au Royaume-Uni, a analysé une base de données de CV rendus publics lors de fuites en ligne, et a constaté qu’environ 100 employés de Huawei avaient des liens avec des organismes militaires ou de renseignement chinois.

« Force est de constater que depuis deux ans nous ne trouvons pas d’issue avec le gouvernement. Aux États-Unis, le gouvernement américain a imposé aux opérateurs de ne pas travailler avec des opérateurs chinois et, à ce titre, les a indemnisés », a encore souligné M. Rabuel.

Grâce à une décision favorable du Conseil d’état mercredi, les deux opérateurs vont pouvoir voir leurs requêtes être examinées par le Conseil constitutionnel, alors que le gouvernement français a indiqué début septembre qu’il n’était pas prévu « qu’il y ait des indemnisations ».

Nouvel Horizon – Élections américaines : soutien et révélations pour Trump

Le saviez-vous ?

Epoch Times est un média indépendant, différent des autres organisations médiatiques. Nous ne sommes influencés par aucun gouvernement, entreprise ou parti politique. Notre objectif est d’apporter à nos lecteurs des informations factuelles et précises, en étant responsables envers notre lectorat. Nous n’avons d’autre intention que celle d’informer nos lecteurs et de les laisser se faire leur propre opinion, en utilisant comme ligne directrice les principes de vérité et de tradition.

 

Soutenez Epoch Times à partir de 1€

Comment pouvez-vous nous aider à vous tenir informés ?

Epoch Times est un média libre et indépendant, ne recevant aucune aide publique et n’appartenant à aucun parti politique ou groupe financier. Depuis notre création, nous faisons face à des attaques déloyales pour faire taire nos informations portant notamment sur les questions de droits de l'homme en Chine. C'est pourquoi, nous comptons sur votre soutien pour défendre notre journalisme indépendant et pour continuer, grâce à vous, à faire connaître la vérité.

Voir sur epochtimes.fr
PARTAGER