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« Nous censurerons » le gouvernement Barnier : la gauche en colère dénonce une élection « volée »

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Jean-Luc Mélenchon a appelé à la « mobilisation la plus puissante que possible » samedi.

Photo: BERTRAND GUAY/AFP via Getty Images

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Durée de lecture: 4 Min.

« L’élection a été volée aux Français », a dénoncé jeudi le leader insoumis Jean-Luc Mélenchon après l’annonce de la nomination de Michel Barnier comme Premier ministre, tandis que le patron des socialistes Olivier Faure a estimé que « nous entrons dans une crise de régime ».
Découvrant « un Premier ministre qui est nommé avec la permission et peut-être sur la suggestion du Rassemblement national », Jean-Luc Mélenchon a appelé dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux « à la mobilisation la plus puissante que possible » samedi, juste après l’annonce du choix de l’ex-ministre et ancien commissaire européen de droite Michel Barnier pour Matignon.
« Après 52 jours d’un gouvernement battu dans les urnes, Macron continue de se vivre comme en autocrate » affirme Mathilde Panot sur X, ajoutant qu’il « refuse de respecter la souveraineté populaire et le choix issu des urnes » en choisissant Michel Barnier. « Contre ce coup de force inacceptable dans une démocratie », elle appelle également à la mobilisation le 7 septembre ainsi qu’à signer la pétition de destitution du Président.

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« Nous le censurerons » 
« C’est la certitude que rien ne changera », note aussi le député ex-insoumis François Ruffin sur X, en demandant : « Michel Barnier va-t-il revenir sur la retraite à 64 ans ? Rétablir l’ISF ? Non, bien sûr que non : Macron l’a choisi à ces conditions. Donc nous le censurerons. »
Olivier Faure décrit de son côté sur X un « déni démocratique porté à son apogée : un Premier ministre issu du parti qui est arrivé en 4e position et qui n’a même pas participé au front républicain ». Comme ses autres partenaires du Nouveau Front populaire (NFP), le groupe socialiste à l’Assemblée affirme dans un communiqué qu’il censurera le gouvernement Barnier, qui « ne dispose ni de la légitimité politique, ni de la légitimité républicaine ».

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Emmanuel Macron a fait son choix après 60 jours d’attente, et une succession de noms évoqués, après avoir refusé de désigner Lucie Castets, la candidate du NFP, l’alliance de gauche arrivée en tête, mais sans majorité absolue, aux élections législatives.
« Le président a envoyé valser le front républicain, il n’a fait que faire les yeux doux à l’extrême droite, il a été chercher toujours plus à droite sur l’arc politique », a aussi déploré dans une vidéo sur X la secrétaire nationale des Écologistes Marine Tondelier, « extrêmement inquiète de ce qui vient de se passer ».
Le chef des communistes Fabien Roussel a pour sa part décrié dans un communiqué « le choix de la droite pour poursuivre la politique du président » et son objectif « clair »: « la construction d’une coalition avec les députés de son camp qui a été battu et la complicité du Rassemblement national pour appuyer la politique menée. »