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« On a jusqu’à 40 % d’augmentation aujourd’hui sur les charges », se désespère un éleveur en Dordogne

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Photo: DENIS CHARLET/AFP via Getty Images

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Durée de lecture: 3 Min.

Les agriculteurs font face à la précarité et 18 % d’entre eux vivent en dessous du seuil de pauvreté, selon une étude Insee publiée ce lundi. Jean-Luc Latet, producteur laitier installé à Eglise-Neuve-de-Vergt, près de Périgueux, constate d’année en année que la situation se détériore. Il s’est confié à France Bleu.
Le dernier rapport de l’Insee montre que 18 % des agriculteurs en France vivent sous le seuil de pauvreté, rapporte France Bleu. Cette situation est en grande partie due à l’augmentation des charges. Les éleveurs sont les plus touchés, seulement un tiers de leurs ressources provient de l’agriculture.
« La situation se dégrade très vite »
D’année en année, Jean-Luc Latet voit en effet ses revenus chuter et, a contrario, ses factures s’envoler. Quant au prix du lait, il n’augmente pas. Cet exploitant agricole, dont le cheptel compte une vingtaine de vaches, n’a plus jamais l’esprit serein. Il explique que « la situation se dégrade très vite, on [ne] parle même pas de l’électricité et des produits pétroliers qui explosent. On a jusqu’à 40 % d’augmentation aujourd’hui sur les charges », faisant notamment référence aux protéines pour les animaux et aux emprunts qu’il a sur le dos.
« On calcule, on se demande comment on va arriver à la fin du mois »
Du coup, l’éleveur n’a que quelques centaines d’euros pour vivre chaque mois. « Se lever tous les matins pour traire des vaches et ne pas gagner sa vie, c’est frustrant et démoralisant », explique-t-il à France Bleu. « Je ne dors pas. On calcule, on se demande comment on va arriver à la fin du mois, payer les factures. C’est compliqué », poursuit le producteur laitier qui compte sur le salaire de sa femme, assistante vétérinaire, pour subvenir à leurs besoins.
Même sa fille de 27 ans, qui travaille avec son père, compte sur un deuxième emploi salarié pour s’en sortir. Jean-Luc Latet aimerait qu’elle reprenne l’exploitation familiale, qui existe depuis quatre générations. Cependant, « si elle trouve du travail ailleurs, elle ira travailler ailleurs », indique-t-il. « Aujourd’hui, pour installer un jeune, il faut vraiment qu’il ait le moral », se désole encore l’éleveur au micro de France Bleu.
 

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