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Philippines : des jihadistes cachés retardent le retour des civils à Marawi

Armed stragglers supporting the Islamic State and hiding out among the ruins of a Philippine city after the end of a five-month battle still pose a threat to returning civilians, the military said Friday.

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Bâtiments bombardés dans la principale zone de combat entre les troupes gouvernementales et les militants musulmans inspirés par l'EI à Marawi, dans la province de Lanao del Sur, sur l'île de Mindanao. Plus de 350.000 personnes ont été déplacées à cause du conflit qui s'est terminé le 23 octobre lorsque des soldats ont tué les hommes armés restants dans une mosquée. Mais, avec la moitié orientale de Marawi presque totalement détruite et les inquiétudes sur les bombes cachées par les militants, les autorités ont dit que cela pourrait prendre des mois voire des années avant que les gens ne puissent rentrer.

Photo: TED ALJIBE / AFP / Getty Images

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Durée de lecture: 3 Min.

Des terroristes du groupe jihadiste État islamique se cachent toujours dans les ruines de la ville philippine de Marawi (sud), reprise par l’armée après cinq mois de combats, et menacent le retour des civils, a déclaré vendredi un porte-parole de l’armée.
Les autorités ont arrêté cette semaine à Marawi un islamiste indonésien et  tué trois autres terroristes.
« La principale zone de combats, où se sont déroulés la plupart des affrontements durant les semaines qui ont précédé la libération (de la ville, ndlr) et l’arrêt des hostilités, abrite toujours un certain nombre de combattants restés à la traîne », a déclaré à la presse à Manille le porte-parole de l’armée, le général Restituto Padilla.
« Ces soi-disant traînards continuent de menacer nos hommes à Marawi, comme l’ont prouvé les événements de ces derniers jours », a-t-il ajouté.
Des centaines de terroristes de l’EI, locaux et étrangers, avaient lancé le 23 mai l’assaut sur Marawi, s’assurant le contrôle de secteurs entiers de la principale ville musulmane de ce pays majoritairement catholique. L’armée avait riposté avec une campagne de bombardements aériens, soutenue par les États-Unis, et des combats au sol acharnés qui ont fait au total plus de 1.100 morts dont quelque 900 partisans de l’EI et déplacé 400.000 habitants, réduisant en miettes une bonne partie de la ville.
Selon le général Padilla, les autorités cherchent à confirmer des informations fournies par les suspects arrêtés selon lesquelles plus de 30 jihadistes se cachent toujours dans des caves et des tunnels.
Leurs caches sont certainement entourées de pièges et d’engins explosifs artisanaux pour empêcher les soldats d’approcher, a-t-il ajouté.
Les autorités travaillent « pour s’assurer qu’aucun de ces terroristes ne puisse s’échapper car un seul terroriste qui s’échappe peut faire du tort à beaucoup de nos concitoyens », a-t-il insisté.
Plus de 6.000 habitants de Marawi ont été autorisés à revenir dans des zones nettoyées et peu affectées par les combats, ont indiqué vendredi les autorités. Mais la zone principale de combats reste fermée.
Le gouvernement philippin a annoncé le 23 octobre la fin des combats à Marawi.
Selon les autorités, il s’agit de la plus longue bataille urbaine jamais menée aux Philippines. Le ministre philippin de la Défense Delfin Lorenzana a estimé que la reconstruction coûterait 1,1 milliard de dollars.