Logo Epoch Times

« Donc, en fait, ils sont racistes » : Nolan, harcelé à l’école parce qu’il mange du porc

top-article-image

Illustration.

Photo: SEBASTIEN SALOM-GOMIS/AFP via Getty Images

author-image
Partager un article

Durée de lecture: 5 Min.

L’émission Sept à Huit, diffusée ce dimanche 20 février sur TF1, a révélé le témoignage d’un jeune collégien de Roubaix, harcelé par ses camarades pour avoir mangé… des saucisses de Strasbourg. Ce reportage a fait grand bruit et de nombreux internautes ont déploré ce harcèlement.
Dans l’établissement scolaire de la Cordée, situé dans un quartier populaire de Roubaix, Nolan, un écolier, a été harcelé par ses camarades de classe parce qu’il avait mangé du porc. Dans l’émission Sept à Huit, on y voit le directeur, Niels Villemain, tenter de faire comprendre à ses élèves ce qu’est la laïcité.
« L’objectif, c’est qu’on vive les uns avec les autres »
« Je mange du porc. Vu qu’ils ne mangent pas de porc, ils me disent ‘je ne touche pas ton assiette, je ne te regarde même pas’. Donc, en fait, c’est du racisme, ils sont racistes », explique le garçon harcelé dans un extrait du reportage. Son harcèlement a débuté le jour où il a apporté des saucisses de Strasbourg pour son déjeuner.
Pour crever l’abcès, le directeur a convoqué tous les élèves concernés, y compris Nolan. L’une des élèves tente une explication en soulignant que Nolan « n’est pas de la même origine que la plupart d’entre nous ». En effet, 80 % d’entre eux sont d’origine et de culture arabo-musulmane. Niels Villemain intervient en pointant le mot « origine », ce à quoi répond l’élève : « Oui, origine, euh, religion. Lui, il mange du porc et donc je crois que c’est pour ça que les autres le critiquent. »

En cliquant sur le bouton Suivant, vous acceptez que le contenu de twitter soit chargé.

Niels Villemain en profite alors pour faire le point sur la définition de la laïcité avec les jeunes qu’il a réunis. « Là, on est en France, on est dans un pays laïc, tout le monde peut pratiquer sa religion, donc on n’a pas de différence à faire en fonction des religions, on est sous le drapeau français », souligne-t-il, ajoutant que « l’objectif, c’est qu’on vive les uns avec les autres ». Après quoi, l’un des harceleurs s’excuse auprès de Nolan.
Un établissement pas comme les autres
Cependant, l’établissement dans lequel est scolarisé le jeune Nolan n’est pas comme les autres. Il est hors contrat et ne reçoit en l’occurrence aucune subvention de l’État. Ainsi que le précise le reportage, il est financé par du mécénat, alimenté par des industriels de la région. De plus, les méthodes éducatives de cet établissement sont celles de « l’école de 1950 ». Les élèves portent un uniforme et la discipline est au cœur de l’enseignement, vouvoiement inclus. Le directeur met toute son énergie à inculquer à ses élèves l’amour de la France, afin de les aider à s’y assimiler.
Le témoignage de Nolan a suscité de nombreuses réactions sur la toile. Une internaute a notamment tweeté : « J’espère que la ministre Élisa Moreno qui a défendu le ‘droit’ des hijabeuses de porter le hijab sur un terrain de foot où tout signe religieux ostensible n’a rien à y faire défendra aussi le droit du petit Nolan de manger du porc dans un pays laïque…. » Un autre a mentionné que « ce n’est pas une école publique », ajoutant que les enfants qui y sont scolarisés le sont « car leurs parents souhaitent qu’ils s’enracinent en France ».