Vidéos – Forces de l’ordre brûlées à Viry-Châtillon : plusieurs rassemblements de policiers devant les tribunaux en France

Par Epoch Times avec AFP
20 avril 2021 13:09 Mis à jour: 21 avril 2021 11:32

Mardi 20 avril, plusieurs centaines de policiers se sont rassemblés devant les tribunaux de différentes villes de France à l’appel de syndicats policiers indignés par le verdict du procès de l’attaque des policiers de Viry-Châtillon ce week-end.

Ils étaient environ 500 policiers devant le palais de justice de Paris, brandissant les drapeaux des principaux syndicats de gardiens de la paix, Alliance, Unité SGP Police, Unsa Police et du syndicat d’officiers Synergie. « Votre sécurité a un prix. Nous attendons protection et reconnaissance » ou « Policiers attaqués, citoyens en danger », pouvait-on lire sur des banderoles.

Par cet appel à des rassemblements partout en France, les syndicats sont venus exprimer leur colère contre l’acquittement en appel, dans la nuit de samedi à dimanche 18 avril, de huit des 13 jeunes accusés d’avoir attaqué et brûlé des policiers à Viry-Châtillon en Essonne en 2016. La cour d’assises des mineurs de Paris a condamné les cinq autres à des peines allant de 6 à 18 ans de réclusion. Les accusés encouraient la réclusion criminelle à perpétuité. Ce verdict moins sévère qu’en première instance a provoqué le courroux des syndicats.

Les policiers en « colère »

« Nous sommes là pour dire notre incompréhension face au verdict », a déclaré  Olivier Hourcau, secrétaire général adjoint d’Alliance, organisateur du rassemblement parisien. « C’est un très mauvais signal envoyé aux policiers. On banalise les agressions envers eux ».  

« C’est une manifestation de colère pour exprimer notre incompréhension. On se retrouve avec huit acquittements au lieu de cinq, des individus qui ont des peines entre six et huit ans et seulement trois qui sont condamnés à dix-huit ans », indique  Stanislas Gaudron du syndicat Alliance Police au Parisien. « C’est comme si on disait, vous pouvez cramer du flic, il ne va pas vous arriver grand-chose », rajoute Julien Claustre, du responsable départemental Unsa en Essonne.

Rassemblements dans plusieurs villes

Des rassemblements de plusieurs dizaines de policiers ont aussi eu lieu dans d’autres villes. A Montpellier, ils étaient stationnés devant le tribunal judiciaire, portant des autocollants bleu blanc rouge « Policiers – Payés pour servir, pas pour mourir » et soutenus par quelques élus RN, dont le maire de Beaucaire (Gard) Julien Sanchez.

D’autres rassemblements ont aussi eu lieu à Lille, Rennes, Nice, Toulouse ou Orléans. Mais aussi à Lyon, où ils étaient plus d’une centaine devant le tribunal judiciaire.

Un verdict déclencheur

« Ce verdict a été un élément déclencheur, dans un contexte compliqué où les violences envers les forces de l’ordre sont quasi-quotidienne. Avec des décisions pareilles, on a de plus en plus de mal à trouver du sens dans notre métier » a expliqué Pierre Tholly, le secrétaire syndical en Auvergne-Rhône-Alpes du syndicat Alliance.

« Si les peines établies dans le code pénal ne sont pas appliquées, on se retrouvera avec une population qui ne craint ni la police, ni la justice », s’est indignée Audrey Colin, déléguée du syndicat pour l’Occitanie, lors d’un rassemblement à Toulouse.

« Il faut des peines minimum et immédiates pour les agresseurs de policiers. Trop souvent ils sont interpellés et relâchés, ça leur donne un sentiment d’impunité », a fustigé Rocco Contento, porte-parole d’Unité SGP-Police pour l’Île-de-France.

« La justice ne répond pas »

« 10.000 policiers en plus, c’est un signal encourageant. Mais ce n’est pas la peine du mettre du bleu sur le terrain si les policiers n’ont pas les moyens de travailler, et que derrière, la justice ne répond pas, avec des réponses faibles », a tancé Franck Rovira, secrétaire départemental Alliance Police nationale des Pyrénées-Orientales, en écho à la visite du président Emmanuel Macron la veille à Montpellier.

Dans la matinée, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a annoncé sur RTL qu’il recevrait samedi les policiers blessés en 2016 mais a fait valoir qu’il « ne souten(ait) pas les manifestations devant les institutions ».

 

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