Virus: l’Iran a officiellement dépassé le seuil des 60.000 décès

Par Epoch Times avec AFP
28 février 2021 16:20 Mis à jour: 28 février 2021 16:20

L’Iran, pays du Moyen-Orient le plus frappé par la pandémie de coronavirus, a franchi officiellement dimanche la barre des 60.000 morts sur plus de 1,6 million de personnes contaminées, les autorités sanitaires s’inquiétant du variant britannique qui circule sur le territoire depuis janvier. 

Plusieurs hauts responsables iraniens, notamment le président Hassan Rohani, avaient mis en garde ces dernières semaines contre une « quatrième vague » de coronavirus, le nombre de cas ayant augmenté dans certaines régions du pays.

La République islamique avait officiellement enregistré moins de 7.000 contaminations quotidiennes depuis fin décembre, mais ce seuil a de nouveau été franchi début février.

Le nombre de décès par jour reste néanmoins officiellement inférieur à 100, niveau le plus bas depuis juin, et la campagne de vaccination a été lancée le 9 février, moins d’une semaine après la livraison du premier lot du vaccin russe Spoutnik V.

Bilans largement inférieurs à la réalité

« Malheureusement, 93 personnes ont perdu la vie à cause du Covid-19 au cours des dernières 24 heures », portant le bilan officiel de la maladie à 60.073 décès en Iran, a annoncé dimanche à la télévision d’Etat Sima Sadat Lari, la porte-parole du ministère de la Santé.

-Des travailleurs iraniens ont installé un hôpital de fortune à l’intérieur du centre commercial Iran Mall, au nord-ouest de Téhéran. Photo par – / AFP via Getty Images.

La République islamique a en outre enregistré 8.010 contaminations au virus au cours des dernières 24H, ce qui porte le nombre total des infections à 1.631.169 en Iran, selon la même source.

Plusieurs responsables iraniens reconnaissent néanmoins que ces bilans sont largement inférieurs à la réalité.

Variant britannique actif

Le gouvernement a affiché son inquiétude à plusieurs reprises après la détection début janvier en Iran du premier cas du variant britannique du coronavirus, plus contagieux.

« Nous avons identifié 112 personnes touchées par le variant britannique du coronavirus dans le pays, dont 8 sont décédées », a regretté vendredi Aliréza Raïssi, vice-ministre de la Santé, selon le site du ministère.

Il a affirmé que les responsables sanitaires étaient « très préoccupés » face à ce variant qui « circule dans le pays » et qui a été identifié dans nombreuses provinces dont celle de Téhéran.

M. Raïssi a précisé que le Khouzestan (sud-ouest) était « la province la plus touchée … la plupart des cas confirmés étant dus au variant anglais ».

Le variant britannique « pourrait devenir la souche dominante » en Iran, a-t-il alerté.

Deux millions de doses du vaccin Spoutnik V, acheté

Aliréza Zali, chargé de la coordination contre l’épidémie dans la capitale, avait confirmé jeudi que le variant britannique circulait à Téhéran, jugeant la situation « très fragile ».

Téhéran a acheté deux millions de doses du vaccin Spoutnik V, avait indiqué début février Kianouche Jahanpour, directeur des relations publiques du ministère de la Santé.

Dimanche, il a déclaré à l’AFP que « 110.000 doses de vaccin avaient été distribuées dans le pays », et qu’elles seraient administrées jusqu’au 5 mars.

« L’injection de la deuxième dose débutera le 2 mars », a-t-il ajouté sans préciser le nombre des personnes vaccinées en Iran.

L’Iran devait également recevoir 4,2 millions de doses du vaccin anglo-suédois AstraZeneca, achetées via le mécanisme international Covax, destiné à fournir des vaccins aux pays défavorisés, selon le ministre de la Santé, Saïd Namaki.

250.000 doses du vaccin chinois

Dimanche, les médias iraniens ont rapporté l’arrivée à Téhéran de 250.000 doses du vaccin chinois Sinopharm, un don de Pékin.

L’Iran a par ailleurs commencé en décembre les essais cliniques de son propre projet de vaccin, avec ceux d’un deuxième projet lancés dimanche.

A l’approche des vacances du Nouvel An iranien (qui débute au 21 mars cette année, NDLR), M. Rohani a appelé samedi la nation à « suivre les réglementations sanitaires plus que l’année dernière pour éviter » une recrudescence de la maladie.

 

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