Les 9 commentaires sur le PCC – 1ere partie

QU’EST CE QUE LE PARTI COMMUNISTE CHINOIS ?
Pendant plus de 5.000 ans, le peuple chinois a créé, sur la terre nourrie par le fleuve Jaune et le fleuve Yangtse, une civilisation éblouissante. Durant cette longue période de l’histoire, des dynasties sont nées et se sont éteintes, la culture chinoise a prospéré et décliné. De grandes et émouvantes péripéties se sont succédées sur la scène historique de la Chine.

L’an 1840 ouvre, selon la plupart des historiens, le début de l’ère de la Chine contemporaine, le début de son voyage de la tradition vers la modernité. La civilisation chinoise a dû faire face à quatre épisodes majeurs de défis et de réponses. Les trois premiers comprennent l’invasion de Pékin par une force alliée anglo-française au début des années 1860, la guerre sino-japonaise en 1894 (aussi appelée la «Guerre Jiawu») et la guerre russo-japonaise dans le Nord-Est de la Chine en 1906. La Chine a répondu à ces trois défis par un mouvement d’occidentalisation: importation de biens et d’armes modernes, transformations institutionnelles à travers le mouvement de Réforme de 1898 , tentative à la fin de la dynastie Qing d’instaurer un régime constitutionnel, puis enfin la Révolution Xinhai (ou Révolution Hsinhai) de 1911.

À la fin de la Première Guerre mondiale, la Chine, bien que sortie victorieuse, ne faisait pas partie des grandes puissances. Beaucoup de Chinois voyaient comme des échecs les réponses de leur pays à ces trois grands défis. Le mouvement du 4 mai allait mener à la quatrième tentative de répondre aux défis précédents, aboutissant à l’occidentalisation complète de la culture chinoise à travers le mouvement communiste et sa révolution radicale.

Cet article traite de l’issue du dernier épisode, à savoir le mouvement communiste et le Parti communiste. Examinons de près le résultat de ce que la Chine a choisi, ou peut-être devrait-on dire, ce qui lui a été imposé (1). 60 ans sont passés, près de 100 millions de personnes sont décédées de mort non naturelle, et presque tout de la culture et de la civilisation traditionnelles chinoises a été détruit.

I. S’appuyer sur la violence et la terreur pour conquérir et maintenir son pouvoir

«Les communistes ne s’abaissent pas à dissimuler leurs opinions et leurs projets. Ils proclament ouvertement que leurs buts ne peuvent être atteints que par le renversement violent de tout l’ordre social passé.» Cette citation est tirée du dernier paragraphe du Manifeste du Parti communiste, le document principal du Parti communiste (PC). La violence est le seul et le principal moyen par lequel le Parti communiste est parvenu au pouvoir. Ce trait de caractère s’est transmis à toutes les formes ultérieures du Parti qui sont apparues depuis sa création.

En fait, le premier Parti communiste au monde a été établi bien des années après la mort de Karl Marx. L’année qui a suivi la Révolution d’Octobre de 1917, le «Parti communiste (bolchevique) de Russie» (plus tard plus connu sous le nom du «Parti communiste de l’Union soviétique») est né. Ce Parti s’est développé en employant la violence contre les «ennemis de classe» et il s’est maintenu par la violence aussi contre les membres du Parti et les citoyens ordinaires. Pendant les épurations orchestrées par Staline dans les années 1930, le Parti communiste soviétique a massacré plus de 20 millions de soi-disant espions et traîtres, ainsi que ceux qui étaient soupçonnés d’avoir des opinions différentes.

Au début le Parti communiste chinois (PCC) a commencé comme une branche du Parti communiste soviétique lors de la Troisième Internationale communiste. Il a donc naturellement hérité de sa propension à tuer. Lors de la première guerre civile entre les communistes et le Kuomintang (KMT), en Chine de 1927 à 1936, la population de la province de Jiangxi est passée de plus de vingt millions à une dizaine de millions d’âmes. Ces seuls chiffres en disent long sur les ravages causés par l’usage de la violence.

La violence est peut-être un moyen inévitable pour conquérir le pouvoir politique, mais jamais il n’y a eu un régime aussi enclin à tuer que le PCC, notamment lors de périodes par ailleurs paisibles. Depuis 1949, le nombre de morts causées par la violence du PCC a dépassé le total des victimes de la guerre civile entre 1927 et 1949.

Le soutien fourni aux Khmers rouges cambodgiens est un exemple éclatant des méthodes violentes du Parti communiste. Sous les Khmers rouges, plus d’un quart de la population cambodgienne, incluant la plupart des Chinois immigrés et leurs descendants, a été assassiné. La Chine continue à empêcher la communauté internationale de poursuivre les Khmers rouges en justice dans le but de tenir caché le rôle notoire joué par le PCC dans ce génocide.

Le PCC entretient des liens étroits avec les forces armées révolutionnaires et les régimes despotiques les plus brutaux au monde. Outre les Khmers rouges, les Partis communistes d’Indonésie, des Philippines, de la Malaisie, du Vietnam, de Birmanie, du Laos et du Népal ont tous été soutenus par le PCC. Beaucoup de dirigeants de ces partis sont chinois, certains d’entre eux se cachent encore en Chine aujourd’hui.

Les atrocités d’autres groupes communistes se réclamant du maoïsme, comme le Sentier lumineux en Amérique du Sud et l’Armée rouge au Japon, ont été condamnées par la communauté internationale.

Une des théories qu’emploient les communistes est le darwinisme social. Le Parti communiste applique aux relations humaines et à l’histoire humaine la compétition des espèces selon Darwin, prétendant que la lutte des classes est la seule force motrice pour développer la société. La lutte est donc devenue le premier «dogme» du PC, un outil pour obtenir et maintenir le contrôle politique. Les fameuses paroles de Mao trahissent clairement cette logique de la survie des plus aptes: «Avec 800 millions de gens, comment cela pourrait-il marcher sans lutte?»

Selon une autre affirmation tout aussi fameuse de Mao, la Révolution culturelle devrait être menée «tous les sept ou huit ans». Le PCC a utilisé la force de manière répétitive pour terroriser et soumettre la population chinoise. Chaque lutte, chaque mouvement a été un exercice de terreur, faisant trembler le cœur du peuple chinois et le réduisant peu à peu à l’esclavage sous le contrôle du PCC.

Aujourd’hui, le terrorisme est devenu le principal ennemi du monde libre civilisé. Le PCC a exercé un terrorisme violent, grâce à l’appareil d’Etat à une échelle bien plus vaste, bien plus longtemps, et avec des résultats bien plus dévastateurs. Aujourd’hui, au 21e siècle, gardons-nous d’oublier ce trait héréditaire du Parti communiste, car ce que le Parti a été, assurément détermine ce qu’il pourra être dans le futur.

II. L’utilisation de mensonges pour justifier la violence

On peut mesurer le niveau de civilisation par le degré de violence qu’un régime utilise. En recourant à la violence, les régimes communistes représentent clairement un immense pas en arrière dans la civilisation humaine. Malheureusement, le Parti communiste a été considéré comme progressiste par ceux qui croyaient que la violence est un moyen nécessaire pour faire avancer la société.

L’acceptation de la violence doit être observée à la lumière du deuxième trait héréditaire du Parti communiste: l’usage habile et inégalé de la tromperie et des mensonges.

«Depuis notre plus jeune âge, nous avons considéré les Etats-Unis comme un pays sympathique. Cette idée est due en partie au fait que les Etats-Unis n’ont jamais occupé un autre pays, ni lancé d’attaques contre la Chine. Plus fondamentalement, la bonne impression qu’ont les Chinois des Etats-Unis repose sur leur caractère ouvert et démocratique.»

C’est ce qu’on pouvait lire dans un éditorial publié le 4 juillet 1947 dans le Xinhua Daily, journal officiel du PCC. A peine trois ans plus tard, le PCC envoyait des soldats combattre les troupes américaines en Corée du Nord et dépeignait les Américains comme les impérialistes les plus pervers du monde. Chaque Chinois vivant en Chine continentale serait surpris de lire ce point de vue écrit il y a plus de 50 ans. Le PCC a interdit toute publication citant des passages similaires et en a publié des versions réécrites.

Depuis son arrivée au pouvoir, le PCC a employé le mensonge dans l’élimination des contre-révolutionnaires (1950-1953), à l’occasion de la «coopération» entre les entreprises publiques et privées (1954-1957), lors du mouvement anti-droitier (1957), de la Révolution culturelle (1966-1976) et du massacre de Tiananmen (1989), ainsi que plus récemment au cours de la persécution du Falun Gong (1999). L’exemple le plus tristement célèbre a été la persécution des intellectuels en 1957. Le PCC avait demandé aux intellectuels d’exprimer leurs opinions mais il les a après coup persécutés en tant que « droitiers » utilisant leurs discours comme preuves de leurs «crimes». Lorsque certains ont dénoncé cette persécution comme une conspiration ou un «complot fomenté dans l’ombre», Mao a affirmé publiquement: «Ce n’est pas un complot fomenté dans l’ombre, mais un stratagème visible de tous».

La tromperie et les mensonges ont joué un rôle très important dans la prise de pouvoir du PCC et son maintien. La Chine a l’histoire la plus longue et la plus complète du monde et les intellectuels chinois croient depuis toujours en l’histoire. Le peuple chinois a utilisé l’histoire pour évaluer la réalité actuelle et même pour parvenir à une évolution spirituelle sur le plan personnel. Pour que l’histoire serve l’actuel régime, le PCC a fait un usage courant de l’altération et de la dissimulation de la vérité historique. Dans sa propagande et ses publications, le PCC a réécrit l’histoire de périodes aussi lointaines que celle des Printemps et Automnes (770-476 av. J.-C.) et des Royaumes combattants (475-221 av. J.-C.), jusqu’à celle de la récente Révolution culturelle. Depuis 1949, de telles altérations ont perduré pendant plus d’un demi-siècle, et tous les efforts pour restaurer la vérité historique se sont heurtés à l’obstruction du PCC.

Lorsque la violence n’est plus suffisante pour maintenir le contrôle, le PCC recourt à la tromperie et aux mensonges qui servent à justifier et à masquer le règne de la violence.

Bien sûr, il nous faut admettre que la tromperie et les mensonges ne sont pas des inventions du Parti communiste, mais ce sont de très anciennes infamies que le Parti communiste a utilisées en toute impunité. Le PCC a promis des terres aux paysans, des usines aux travailleurs, la liberté et la démocratie aux intellectuels et la paix pour tous. Aucune de ces promesses ne s’est réalisée. Une génération de Chinois est morte trompée, et une autre génération continue d’être escroquée. À la plus grande tristesse des Chinois, c’est l’aspect le plus malheureux de la nation chinoise.

III. Des principes toujours changeants

Lors du débat télévisé présidentiel américain de 2004, un candidat a dit qu’on pouvait changer ses tactiques si nécessaire, mais qu’on ne devrait jamais changer ses «croyances» ou ses «valeurs essentielles» sans quoi «on n’est tout simplement plus crédible». Cette déclaration fait bien comprendre un principe général.

Le Parti communiste est un exemple typique. Depuis sa création, il y a plus de 80 ans, le PCC, a tenu 16 congrès nationaux et modifié 16 fois la constitution du Parti. En plus de cinq décennies de pouvoir, le PCC a opéré cinq modifications majeures de la Constitution chinoise.

L’idéal du Parti communiste est l’égalité sociale menant à une société communiste. Toutefois, sous le contrôle communiste, la Chine est devenue le pays où les inégalités économiques ont creusé l’écart le plus grand. Beaucoup de dignitaires du Parti sont devenus extrêmement riches tandis que 800 millions de gens vivent au-dessous du seuil de pauvreté.

La ligne théorique directrice du PCC a évolué du marxisme-léninisme, auquel a été ajouté le maoïsme, en y incluant aujourd’hui les pensées de Deng Xiaoping et récemment celle de Jiang, les «Trois Représentations». Le marxisme-léninisme et le maoïsme ne sont pas du tout compatibles avec les théories de Deng et l’idéologie de Jiang, elles leur sont opposées. Ce méli-mélo de théories communistes utilisé par le PCC est en effet une rareté dans l’histoire humaine.

Les principes du Parti communiste se sont largement contredits les uns les autres en évoluant. Depuis l’idée d’une intégration globale qui transcenderait l’Etat-nation jusqu’au nationalisme extrême d’aujourd’hui, de l’élimination de toute propriété privée et de toutes les classes exploitantes jusqu’au concept actuel qui encourage les capitalistes à rejoindre le Parti, les principes d’hier se sont inversés dans la politique d’aujourd’hui et on s’attend demain à d’autres changements. Peu importe combien de fois le PCC change ses principes, le but demeure clair : prendre et maintenir le pouvoir, prolonger le contrôle absolu de la société.

Au cours de son histoire, à plus d’une dizaine de reprises, le PCC a connu des luttes internes «de vie et de mort». En réalité, tous ces conflits ont coïncidé avec le transfert de pouvoir à la suite de changements dans les principes de base du Parti.

Chaque changement dans les principes est venu d’une crise inévitable rencontrée par le PCC, menaçant sa légitimité et sa survie. Que ce soit la collaboration avec le parti du Kuomintang, une politique extérieure pro-américaine, la réforme économique et l’expansion du marché, ou encore la promotion du nationalisme, chacune de ses décisions est survenue à un moment de crise et avait pour but de gagner ou de consolider le pouvoir. Chaque cycle de persécution d’un groupe, suivie d’un renversement de cette persécution, a été lié à des changements dans les principes de base du PCC.

Un proverbe occidental dit que la vérité est immuable et que le mensonge est changeant. Il y a là une certaine sagesse.

IV. Comment la nature du Parti remplace et élimine la nature humaine

Le PCC est un régime autoritaire de type léniniste. Depuis les débuts du Parti, trois lignes de base ont été établies: la ligne intellectuelle, la ligne politique et la ligne organisationnelle. La ligne intellectuelle se réfère à la philosophie fondatrice du Parti communiste. La ligne politique se réfère à la mise en place de buts. La ligne organisationnelle se réfère, elle, à la manière dont les buts peuvent être atteints dans le cadre d’une organisation stricte.

Les membres du PCC, tout comme ceux qu’il dirige, reçoivent en premier lieu et avant tout des ordres; leur obéissance inconditionnelle est requise. Telle est la nature de la ligne organisationnelle.

En Chine la plupart des gens sont conscients de la double personnalité des membres du PCC. En privé, ce sont des êtres humains ordinaires avec des sentiments de joie, de colère, de chagrin et de gaieté. Ils ont les mérites et les faiblesses de personnes ordinaires. Ils peuvent être parent, mari, femme ou ami. Mais la nature du Parti se place au-dessus de la nature humaine et des sentiments qui, selon les exigences du Parti communiste, transcendent le sentiment d’humanité. De cette manière, le sentiment d’humanité devient relatif et malléable alors que la nature du Parti devient absolue, au-delà de tous les doutes et de tous les défis.

Pendant la Révolution culturelle, des pères et des fils se sont torturés entre eux, des maris et des femmes ont lutté l’un contre l’autre, des mères et leurs filles se sont dénoncées mutuellement, des étudiants et leurs professeurs se sont traités comme des ennemis. Les principes du Parti ont motivé les conflits et la haine. Dans la première période du règne du PCC, certains de ses hauts dignitaires se sont retrouvés impuissants lorsque les membres de leur famille ont été étiquetés comme ennemis de classe et réprimés. Une fois encore, cela découlait de la nature du Parti.

L’emprise de la nature du Parti sur l’individu est la conséquence de l’endoctrinement prolongé du PCC. L’entraînement commence à l’école maternelle, où les réponses attendues par le Parti sont récompensées, alors qu’elles ne correspondent ni au bon sens ni à la nature humaine de l’enfant. Les apprenants reçoivent un enseignement politique en primaire, dans le secondaire et jusqu’à l’université. Ils apprennent à suivre les réponses standard validées par le Parti, sinon ils ne sont pas autorisés à passer les examens et recevoir les diplômes.

Un membre du Parti doit rester dans la ligne du Parti lorsqu’il s’exprime en public quoiqu’il pense en privé. La structure organisationnelle du Parti communiste est une pyramide gigantesque, avec le pouvoir central au sommet qui contrôle la hiérarchie toute entière. Cette structure unique est une des caractéristiques les plus importantes du régime du PCC. Elle participe à produire une absolue conformité.

Aujourd’hui le PCC a complètement dégénéré en une entité politique luttant pour préserver son propre intérêt. Elle ne poursuit plus aucun des buts élevés du communisme. Toutefois, la structure organisationnelle du communisme est maintenue et son exigence de conformité absolue n’a pas changé. Ce parti, se situant lui-même au-dessus de l’humanité et de la nature humaine, élimine toute organisation ou toute personne considérée comme une menace ou comme une menace potentielle pour son propre pouvoir, qu’il s’agisse de citoyens ordinaires ou de hauts fonctionnaires du PCC.

V. Un spectre pervers qui s’oppose à la nature et à la nature humaine

Sous le ciel toutes les créatures passent par le cycle naissance, maturité, décadence et mort.

À la différence du régime communiste, les sociétés non communistes, même celles qui souffrent sous l’autorité d’un régime totalitaire, permettent souvent un certain degré d’indépendance d’organisation et d’autodétermination. La société chinoise ancienne était en fait gouvernée selon une structure binaire. Dans les régions rurales, des clans formaient le centre d’une organisation sociale indépendante alors que les régions urbaines étaient organisées autour de la guilde. Le système de gouvernement, répercuté du haut vers le bas, s’arrêtait au niveau des cantons.

Le régime nazi, peut-être le plus cruel régime dictatorial autre que le régime communiste, autorisait encore la propriété privée. Les régimes communistes ont éradiqué toute forme d’organisation sociale indépendante du Parti, les remplaçant par des structures de pouvoir hautement centralisées, du haut vers le bas.

Si les structures sociales s’élevant à partir de la base permettent naturellement l’autodétermination de l’individu ou du groupe, alors le régime communiste est dans son essence contre-nature.

Le Parti communiste ne propose pas de normes universelles pour la nature humaine. Les concepts du bien et du mal, de même que les lois et les règles, sont manipulés arbitrairement. Les communistes n’autorisent pas le meurtre, sauf pour ceux qui sont considérés comme ennemis du Parti communiste. La piété filiale est bienvenue sauf pour les parents considérés comme ennemis de classe. La bienveillance, la droiture, la bienséance, la sagesse et la fidélité sont de bonnes choses, mais non applicables lorsque le Parti n’est pas d’accord ou lorsqu’il ne veut pas prendre en considération ces vertus traditionnelles. Le Parti communiste renverse complètement les normes universelles pour la nature humaine, il s’édifie sur des principes qui s’opposent à la nature humaine.

Les sociétés non communistes tiennent généralement compte de la double nature humaine du bien et du mal et elles se basent sur des contrats sociaux établis pour maintenir un équilibre dans la société. Dans les sociétés communistes cependant, le concept même de nature humaine est nié, ni le bien ni le mal n’y sont reconnus. Eliminer les concepts de bien et de mal permet, selon Marx, de renverser complètement la superstructure de l’ancienne société.

Le Parti communiste ne croit pas en Dieu et ne respecte même pas la Nature. «Combattre le ciel, lutter contre la terre, se battre contre l’homme – la vie ainsi vécue est pleine de joie». Telle était la devise du PCC pendant la Révolution culturelle. De grandes souffrances ont été infligées au peuple et à la terre.

Traditionnellement les Chinois croient dans l’unité du ciel et des êtres humains. Lao Tseu a dit dans le Dao de Jing (Tao Te King): «L’homme suit la terre, la terre suit le ciel, le ciel suit le Tao, et le Tao suit la nature». Les êtres humains et la nature existent au sein d’une relation harmonieuse dans le continuum cosmique.

Le Parti communiste est aussi une sorte d’être. Cependant il s’oppose à la nature, au ciel, à la terre et à l’homme. C’est un spectre maléfique qui est contre l’univers.

VI. Quelques aspects de cette possession malfaisante perverse

Les organes du Parti communiste ne participent jamais eux-mêmes à des activités productrices ou créatrices. Une fois qu’ils se saisissent du pouvoir, ils se greffent sur les gens, les contrôlant et les manipulant. De peur de perdre le contrôle, ils étendent leur pouvoir jusqu’au niveau le plus bas de la société. Ils monopolisent les ressources de production et pompent les richesses de la société.

En Chine, le PCC s’étend partout et contrôle tout, mais personne n’a jamais pu voir les comptes du PCC, seulement les comptes de l’Etat, des gouvernements locaux et des entreprises. Du gouvernement central aux comités villageois dans les campagnes, les fonctionnaires municipaux occupent toujours un rang inférieur à celui des cadres communistes, ainsi les administrations locales doivent se soumettre aux instructions des cellules du Parti communiste de même niveau. Les dépenses du Parti sont couvertes par les autorités municipales et sont comptabilisées dans le système municipal.

L’organisation du PCC, comme un esprit géant malfaisant, s’attache à chaque unité, chaque cellule de la société chinoise comme une ombre suit un objet. Elle y pénètre profondément dans chaque capillaire et cellule de la société, avec ses minuscules vaisseaux d’aspiration sanguine, contrôlant et manipulant ainsi la société.

Cette structure particulière de possession malfaisante a existé dans l’histoire humaine du passé, partiellement ou temporairement. Jamais elle n’a opéré aussi longtemps et contrôlé si complètement une société que sous la férule du Parti communiste.

C’est pour cette raison que les fermiers chinois vivent dans une telle pauvreté et font des tâches ingrates. Non seulement ils doivent subvenir aux besoins des fonctionnaires municipaux traditionnels, mais aussi à des cadres communistes quelquefois encore plus nombreux.

Pour cette raison, les travailleurs chinois ont perdu leur emploi en grand nombre. Les vaisseaux suceurs de sang de l’omniprésent PCC possesseur ont ponctionné les fonds de leurs usines pendant de nombreuses années.

C’est pour cette raison que les intellectuels chinois trouvent si difficile d’obtenir la liberté de pensée. En plus de leurs administrateurs, l’ombre du PCC rôde omniprésente, ne faisant rien d’autre que surveiller les gens.

Un esprit possesseur a besoin d’une mainmise absolue sur l’esprit de celui dont elle a pris possession afin de drainer l’énergie nécessaire à sa propre survie.

Selon la science politique moderne, le pouvoir provient principalement de trois sources: la force, la richesse et la connaissance. Le Parti communiste n’a jamais hésité à utiliser le monopole du contrôle et de la force pour voler aux gens leurs biens. Pire encore: il a privé les gens de leur liberté de parole et de la liberté de presse. Il a violé l’esprit et la volonté des gens afin de maintenir son contrôle absolu du pouvoir. On peut voir par là que la possession maléfique du PCC contrôle la société de manière si étroite qu’on peut difficilement le comparer à tout autre régime dans le monde.

VII. S’examiner soi-même et se débarrasser de la possession du PCC

Dans le Manifeste du Parti communiste, le premier document du programme du Parti communiste, Marx proclamait: «En 1848, un spectre hante l’Europe: le spectre du communisme». Un siècle plus tard, le communisme n’est déjà plus un simple spectre, il a bel et bien adopté une forme matérielle précise. Il s’est propagé dans le monde entier comme une épidémie, tuant des centaines de millions de vies et confisquant les biens de centaines de millions de personnes, y compris leur esprit et leur âme originellement libres.

Le principe de base du Parti communiste est de saisir toute propriété privée afin d’éliminer la «classe exploitante». La propriété privée est la base de tous les droits sociaux et incorpore souvent la culture nationale. Les personnes à qui on vole leur propriété perdent aussi leur liberté de pensée et d’esprit. Elles peuvent perdre jusqu’à la liberté d’acquérir des droits sociaux et politiques.

Face à une crise de survie, le PCC a été forcé de réformer l’économie de la Chine dans les années 1980. Certains des droits à la propriété privée ont été restitués à la population. Cela a créé un trou dans l’énorme machinerie de contrôle minutieux du PCC. Trou qui s’élargit davantage à mesure que les membres du Parti s’efforcent d’accumuler des fortunes privées.

Ce parasite qu’est le PCC, maintenu en place par la violence, le mensonge et le changement fréquent d’apparence et d’image, commence aujourd’hui à montrer des signes de décadence et de nervosité aux moindres troubles. Il tente de survivre, en accumulant toujours plus de richesse et en renforçant son contrôle, mais ces actions ne font qu’aggraver la crise.

La Chine actuelle semble prospère, mais les conflits sociaux se sont accumulés à un point encore jamais atteint. En utilisant les techniques politiques du passé, le PCC pourrait tenter une sorte de recul, en réparant pour le massacre de la place Tiananmen ou du Falun Gong, ou en se choisissant un autre groupe pour ennemi, continuant ainsi à exercer son règne de terreur.

Face aux défis de ces cent dernières années, la nation chinoise a répondu en important des armes, en réformant son système, en déclenchant des révolutions extrêmes et violentes. Des vies innombrables ont été perdues et la culture traditionnelle chinoise a été abandonnée. Ces réponses semblent avoir échoué. Lorsque l’agitation et l’anxiété ont occupé l’esprit des Chinois, le PCC en a profité pour entrer en scène. Depuis lors, il tient sous son contrôle cette dernière civilisation ancienne survivant dans le monde.

Dans les défis futurs, inévitablement, le peuple chinois devra à nouveau faire des choix. Quels que soient ces choix, chaque citoyen chinois doit réaliser qu’en continuant à placer le moindre espoir dans le PCC, il ne fera qu’accentuer les dommages commis envers la nation chinoise et injectera une nouvelle énergie à la possession maléfique du PCC.

Nous devons abandonner toute illusion, faire nos propres observations et ne pas nous laisser manipuler par l’avidité ou la haine. C’est seulement à ce moment-là que nous parviendrons à nous défaire d’un demi-siècle de contrôle cauchemardesque de l’esprit possessif du PCC sur les 50 dernières années. Au nom d’une nation libre, nous pouvons rétablir la civilisation chinoise basée sur le respect de la nature humaine et de la compassion pour tous.

Lire la suite: 2. Les débuts du Parti communiste chinois

Introduction

Notes

1. La Réforme des cent jours fut une réforme de 103 jours, du 11 juin au 21 septembre 1898. L’empereur Guangxu, de la dynastie Qing (1875-1908), ordonna une série de réformes visant à opérer de profonds changements institutionnels et sociaux. L’opposition à la réforme fut intense parmi l’élite conservatrice régnante. Soutenue par les ultra-conservateurs et avec le soutien tacite de l’opportuniste politique Yuan Shikai, l’impératrice Dowager Cixi manigança un coup d’état le 21 septembre 1898, forçant le jeune réformateur Guangxu à se retirer. Cixi prit le pouvoir en tant que régente. La Réforme des cent jours se termina par la dissolution des nouveaux édits et l’exécution de six des principaux défenseurs de la réforme.

2. La Révolution Xinhai (ou Révolution Hsinhai), nommée pour l’année chinoise de Xinhai (1911), fut le renversement (10 octobre 1911, 12 février 1912) du règne de la dynastie Qing chinoise et la création de la République de Chine.

3. Le mouvement du 4 mai fut le premier mouvement de masse dans l’histoire moderne chinoise, et débuta le 4 mai 1919. 

4. De http://www.marxists.org/francais/marx/works/1847/00/kmfe18470000d.htm

5. Lettre de Mao Tse Toung à sa femme Jiang Qing (1966).

6. Information provenant du site : http://www.debates.org/pages/trans2004a.html

7. Dao De Jing, Chapitre 25.

8. De http://www.marxists.org/francais/marx/works/1847/00/kmfe18470000a.htm.

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