À Grenoble, la municipalité a autorisé des femmes à se baigner en burkini malgré l’interdiction

Par Emmanuelle Bourdy
30 juillet 2022 14:07 Mis à jour: 31 juillet 2022 06:19

Ce jeudi 28 juillet, plusieurs femmes ont bravé l’interdiction du Conseil d’État, en se baignant en burkini dans une piscine grenobloise. Le personnel de la piscine avait contacté la mairie, n’ayant pas su comment réagir. Cet incident a relancé le débat sur ce vêtement.

Bien que le Conseil d’État ait interdit en burkini dans les piscines municipales, un groupe de femmes a été autorisé à se baigner avec ce vêtement couvrant, ce jeudi 28 juillet, à la piscine Jean-Bron dans le centre-ville de Grenoble (Isère), rapporte France Bleu.

Elles feraient mieux « de se battre pour les droits des femmes »

Des femmes de confession musulmane se sont présentées, aux environs de 10 h 30 ce jeudi, dans l’établissement. Embarrassés, les employés de l’établissement se sont renseignés auprès de la mairie quant aux consignes à appliquer, après quoi, ces femmes ont été autorisées à se baigner en burkini. Seules deux femmes de ce groupe ont été refoulées, précise CNews.

Une fois ainsi vêtues, au bord du bassin quelques paroles entre ces femmes et d’autres usagers ont été échangées, sans animosité. Une femme a dit à ces « manifestantes » qu’elles feraient mieux « de se battre pour les droits des femmes », ce à quoi l’une d’elles a répondu que « s’habiller comme elles l’entendent » représentait pour elle le droit des femmes.

« Éric Piole défie la loi, piétine la décision du Conseil d’État »

France Bleu a contacté le cabinet d’Éric Piolle, le maire de Grenoble. L’élu a souligné que les burkinis que portaient ces femmes étaient suffisamment près du corps, sachant que « toute personne avec un tel maillot est admise quelle que soit la longueur du vêtement ».

Cette réaction a immédiatement fait réagir Alain Carignon, l’ancien maire de Grenoble et conseiller d’opposition. Sur Twitter, il s’en est plaint au ministre de l’Intérieur, lui demandant de suspendre Éric Piolle de ses fonctions, « en application de la loi sur le séparatisme ». L’élu a par ailleurs écrit, dans un communiqué : « Éric Piole défie la loi, piétine la décision du Conseil d’État et démontre qu’il fera tout pour permettre à l’islamisme de s’afficher dans le service public. »

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