Additifs alimentaires : surveillez les étiquettes !

Malgré le caractère potentiellement cancérigène de certaines substances, leur utilisation demeure dans l’agroalimentaire. Petit rappel de celles qu’il faut éviter et pourquoi.

Les produits issus de l’industrie agroalimentaire regorgent d’additifs : colorants, conservateurs,

Le docteur Jean-Pierre Willem est le fondateur de l’ONG internationale Médecins aux pieds nus. Chirurgien de guerre présent sur de nombreuses zones de conflits, il dirige aujourd’hui la Faculté libre des médecines naturelles et d’ethnomédecine à Paris. (Wikimedia.org)

exhausteurs de goût, arômes artificiels ou encore édulcorants. S’ils ont tous un rôle bien défini – améliorer le goût, la conservation ou encore la couleur –, certains de ces additifs sont suspectés et parfois même accusés d’avoir des effets sur la santé. Ils doivent obligatoirement être mentionnés dans la liste des ingrédients présents sur l’emballage, soit par leur nom, soit par leur code (par exemple E102).

La toxicité dépend de l’additif. Certains ne présentent aucun risque connu à ce jour, d’autres sont suspectés d’avoir des effets sur la santé et d’autres encore sont connus pour leurs effets à court, moyen et long terme – mais restent néanmoins toujours utilisés. Juste après l’ingestion, certains additifs peuvent, en effet, entraîner des maux de tête, des nausées, des allergies, des vertiges et des réactions cutanées. Certaines personnes peuvent également rencontrer des problèmes de digestion. À moyen terme, des additifs comme les sulfites (E220 à 224 et E226 à E228), par exemple, peuvent irriter le système digestif et perturber la fixation de la vitamine B. Mais c’est à long terme que les effets des additifs sont inquiétants. Quelques-uns d’entre eux sont suspectés d’être cancérigènes (E900), reprotoxiques chez l’animal (E450a) et neurotoxiques (E520). Chez les enfants, les additifs pourraient être responsables de problèmes de croissance et d’hyperactivité comme l’a démontré une étude anglaise parue en 2007.

Quels additifs éviter en priorité ?

La liste des additifs toxiques à éviter est malheureusement très longue. Parmi eux se trouvent les additifs à base d’aluminium tels que le sulfate d’aluminium (E520) ou le phosphate d’aluminium sodique acide (E541). On retrouve également dans ces produits du buthylhydroxyanisol (E320), que le Centre international de recherche sur le cancer a classé comme « probablement cancérigène ». Les additifs alimentaires néfastes pour la santé peuvent aussi être présents dans les alcools.

Dans les apéritifs à base de vin se cachent ainsi de la tartazine (E102), du jaune de quinoléine (E104) ou de l’azorubine (E122). Sans forcément se lancer dans une chasse implacable à l’additif, nous recommandons de consommer au maximum des produits frais et faits maison pour éviter de multiplier les sources d’exposition.

Le glutamate (E622 à E625)

On trouve du glutamate de sodium dans tous les potages en sachets, les bouillons cubes, les sauces toutes prêtes, certaines charcuteries et dans la plupart des plats asiatiques.

En fait, le glutamate de sodium est un neurotransmetteur du cerveau qui présente bien des inconvénients. Dans certaines conditions, il détruit les neurones du cerveau par excitation. Les neurotransmetteurs sont à comparer aux fils qui relient entre eux les transistors que seraient nos neurones. Tout le monde en possède et en fabrique.

Cependant, à haute dose, et spécialement chez les personnes sensibles et les jeunes enfants, le glutamate empêche le passage des informations vitales du corps humain, d’où les symptômes qui peuvent varier selon la dose avalée et la sensibilité, du simple mal-être au petit malaise éventuel, jusqu’à la syncope.

Il augmente la capacité du pancréas et l’amène à tripler sa production d’insuline. La faim permanente amène à manger très fréquemment, à stocker ainsi des graisses insulino-résistantes et donc à devenir obèse.

Le glutamate est présent pratiquement partout dans la restauration, particulièrement, faut-il s’en étonner, dans les fast-food. Le pire est que les industriels avouent sans peine dans leur campagne d’information relevant parfois d’une propagande que le glutamate est destiné à donner de l’appétit aux gens afin qu’ils mangent plus !

L’aspartame

L’aspartame est un leurre de la sensation sucrée. Ce produit chimique actuellement fabriqué par Monsanto, célèbre firme de sinistre réputation, est un pur produit de synthèse.

C’est un édulcorant de synthèse à haut pouvoir sucrant (200 % celui du sucre) composé de deux molécules d’acides aminés : l’acide aspartique, associé à la L-phénylalanine contenue à très faible dose dans la viande, le poisson et le lait. À forte dose dans la viande, ces acides aminés sont neurotoxiques.

L’aspartame aggrave littéralement les pré-diabétiques (souffrant de diabète latent type 2 dit diabète gras). Il induirait une fringale maladive d’hydrates de carbone en générant des excitotoxines cérébrales. En sevrant des personnes de l’aspartame, certains médecins ont obtenu en moyenne des pertes de poids de 10 kilos. 

Dans la réglementation d’usage, la nature de l’additif est indiquée par le chiffre qui suit le E :

 E1 indique un colorant

 E2 indique un conservateur

 E3 indique un antioxydant

 E4 indique un épaississant ou un stabilisant

 E5 indique un correcteur/régulateur ou un anti-agglomérant

 E6 indique un exhausteur de goût

 E9 indique une cire, un gaz de propulsion ou un édulcorant

 

 
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