Logo Epoch Times

Brexit: un nouveau vote provoquerait la « colère » des Britanniques (Johnson)

Britain's Brexit champion Boris Johnson on Saturday hit out at mounting calls for a second referendum on European Union membership predicting it would arouse widespread "anger".

top-article-image

-Le discours de l'ancien ministre des Affaires étrangères, Boris Johnson, est largement reconnu comme une candidature à la direction du parti conservateur. Photo de Christopher Furlong / Getty Images.

author-image
Partager un article

Durée de lecture: 3 Min.

Un nouveau référendum sur le Brexit susciterait la « colère » des Britanniques, a déclaré samedi Boris Johnson, ardent défenseur d’un départ du Royaume-Uni de l’Union européenne, s’en prenant par ailleurs aux « salauds » qui dirigent l’Europe.

« Je ne pense pas que cela soit possible », a estimé l’ancien secrétaire au Foreign Office lors d’une conférence de presse à New Delhi, interrogé sur les appels à un nouveau référendum sur le Brexit.« Je pense que la colère de la population serait si forte, tout comme la lassitude. Les gens deviendraient totalement marteau à l’idée de voter de nouveau là-dessus », a-t-il ajouté.

La campagne pour le rédérendum de 2016 a été « très âpre et a divisé » le pays en profondeur, a-t-il souligné, assurant qu’un deuxième vote provoquerait les mêmes effets. Boris Johnson a quitté l’année dernière le gouvernement de Theresa May pour protester contre son projet d’accord avec l’UE, prévoyant un maintien du Royaume-Uni dans l’union douanière comme filet de sécurité (« backstop ») tant que l’avenir de la frontière entre l’Irlande et l’Irlande du Nord n’aurait pas été réglé.

Le Parlement britannique a depuis rejeté cet accord et Theresa May traverse une tempête politique alors que la date du Brexit se rapproche, le 29 mars. « Nous devons régler ce Brexit proprement et notre Premier ministre doit désormais mettre un terme à ce filet de sécurité et de façon telle que cela convienne à l’ensemble du Royaume-Uni », a lancé Boris Johnson qui s’exprimait devant des journalistes indiens.

Boris Johnson a également récusé l’idée que le Brexit soit un « phénomène xénophobe, nationaliste et réactionnaire ». « Mon objection à l’UE n’est pas qu’elle soit dirigée par des étrangers. Le problème est que nous ne savons pas réellement qui la dirige », a-t-il dit en ironisant sur les présidents de différentes institutions européennes, comme celui de la Commission européenne, du Conseil européen, du Parlement ou d’autres organismes.

« Je serais dans l’impossibilité de vous dire qui ils sont, ou ce qu’ils font ou encore comment ils sont arrivés à leurs responsabilités, comment ils peuvent en être démis », a raillé Boris Johnson.

« Je n’ai pas la moindre idée comment il faut procéder pour virer ces salauds », a-t-il lâché, avant de se reprendre tout de suite. « Je ne dis pas que ce sont des salauds. Mais des millions et des millions de personnes au Royaume-Uni ignorent complètement comment marche le système. Ça leur est totalement étranger ».

Pour lui, les personnes qui prévoient une catastrophe pour le Royaume-Uni en dehors de l’UE sont des « poules mouillées, et il y en a encore beaucoup dans les hautes sphères du gouvernement » britannique.

D.C avec AFP