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Crack à Paris : passe d’armes entre Anne Hidalgo et le préfet de police Didier Lallement

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Consommateurs de crack dans le jardin d'Éole à Paris en juin 2021.

Photo: : JOEL SAGET/AFP via Getty Images

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Durée de lecture: 3 Min.

La maire PS de Paris, Anne Hidalgo, et le préfet de police, Didier Lallement, se sont renvoyés mardi la responsabilité de la situation de la rue Riquet, actuel point de fixation des usagers du crack du nord-est parisien.
« Il y a là un énorme espace de deal, un marché de la drogue et du crack aux yeux de tout le monde avec un préfet de police qui regarde, qui n’intervient pas. C’est scandaleux », a accusé le matin la maire sur RMC et BFMTV.
« Le ministère de l’Intérieur, le préfet de police ne jouent pas leur rôle », a encore déclaré la candidate à la présidentielle, appelant Gérald Darmanin et Didier Lallement à venir avec elle rue Riquet « pour assécher ce grand marché du deal ».

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Trouver un lieu alternatif
« S’il n’y a pas la sécurité, c’est très difficile aussi de convaincre la population d’aider ces populations en grande difficulté », a souligné l’élue socialiste, qui a renoncé mercredi à un projet de salle de soins pour consommateurs de crack rue Pelleport, dans le 20e arrondissement, après une levée de boucliers des riverains qui avaient découvert le site.
« C’est la maire de Paris et elle seule qui a décidé de fermer aux toxicomanes le jardin d’Éole sans lieu alternatif, les installant ainsi rue Riquet et d’Aubervilliers », a réagi la préfecture dans un communiqué à la mi-journée.
Mi-mai, préfecture et mairie s’étaient accordées pour regrouper les toxicomanes dans le nord des jardins d’Éole, site historique de consommation à la frontière des 18e et 19e arrondissements, afin de soulager les riverains du secteur voisin de Stalingrad.

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« Avis défavorable » du préfet
Mais fin juin, Anne Hidalgo avait décidé de mettre fin à cette situation provisoire en interdisant les consommateurs de crack d’accès au parc, afin que les habitants en reprennent possession, et ce malgré « l’avis défavorable » du préfet, souligne la préfecture.
« Ce sont ses agents qui interdisent aux toxicomanes l’entrée du parc et qui créent le point de fixation dans ces rues étroites et densément habitées, à proximité d’écoles », réplique encore la préfecture, réitérant sa proposition d’évacuer les toxicomanes près de la place Auguste-Baron, à la limite d’Aubervilliers.
Faisant face à l’opposition de riverains pour implanter de nouveaux centres d’accueil de toxicomanes dans la capitale, Anne Hidalgo a indiqué rechercher « à proximité des hôpitaux » et avoir « demandé aux hôpitaux de Paris de nous aider ». « Puisque ce sont des lieux de soins, c’est sans doute plus acceptable » pour les riverains, a-t-elle expliqué.