Étude avec «preuve irréfutable» sur les dommages des vaccins à ARNm: la réponse des médecins à l’OMS

« [La réponse de l’OMS est] tout simplement un coup monté sans mérite scientifique »
Par Enrico Trigoso
5 octobre 2022 13:52 Mis à jour: 5 octobre 2022 13:52

Deux microbiologistes ont écrit un contre‑argument à un article de Health Feedback qui remettait en cause leur publication d’août intitulée Dommages vasculaires et organiques induits par les vaccins ARNm : preuve irréfutable de causalité.

Le Dr Michael Palmer et le Dr Sucharit Bhakdi ont déclaré à Epoch Times le 18 septembre que l’article de Health Feedback est « tout simplement une attaque sans aucun mérite scientifique ».

« Tout au long de son commentaire, le Dr Carballo‑Carbajal [de Health Feedback] a évité d’aborder de manière concrète les preuves présentées par le Dr Burkhardt et ses collègues, ainsi que nos interprétations de ces preuves », ont écrit les Drs Palmer et Bhakdi.

Leur étude s’appuie sur les conclusions des pathologistes allemands Arne Burkhardt et Walter Lang, qui ont utilisé l’histopathologie et l’immunohistochimie pour détecter l’expression de la protéine spike induite par le vaccin.

« Dans les foyers d’inflammation, l’expression de la protéine spike induite par le vaccin a également été démontrée, ce qui indique très clairement une chaîne de causalité entre la vaccination et les lésions vasculaires et organiques, et finalement la mort », ont‑ils déclaré dans leur récente contre‑argumentation.

Health Feedback a publié le 3 septembre la réfutation de l’étude, dont l’auteur est le Dr Iria Carballo‑Carbajal, rédactrice scientifique de l’éditeur.

Health Feedback a déclaré que « les deux auteurs de l’article ont l’habitude de diffuser des informations erronées sur le Covid‑19 et les vaccins Covid‑19 », et a cité une série de liens.

Le Dr Palmer a répondu : « À l’appui de cette déclaration, elle se contente de rassembler une liste de liens, mais elle n’avance aucun argument quant aux faits. Sa déclaration n’est donc rien d’autre que de la calomnie ».

Health Feedback, qui est membre du Vaccine Safety Net dirigé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), n’a pas répondu à une demande de commentaire d’Epoch Times.

Distribution des nanoparticules lipidiques

Les Drs Palmer et Bhakdi affirment que la réfutation de Health Feedback présente de nombreux problèmes, mais ils n’ont abordé que les principaux pour gagner du temps.

L’un d’eux est le différend sur la distribution des nanoparticules lipidiques.

« Les Drs Palmer et Bhakdi ont cité des données de biodistribution soumises par Pfizer à l’organisme de réglementation japonais pour étayer l’affirmation selon laquelle ‘le vaccin se distribue rapidement dans l’organisme’. Cependant, cette affirmation est trompeuse car les données de Pfizer montrent en réalité que la majorité des nanoparticules lipidiques restent sur le point d’injection et que seule une infime partie se déplace vers d’autres tissus », écrit Health Feedback.

« Comme Health Feedback l’a expliqué dans un examen antérieur, les pages 5 et 6 du document technique soumis par Pfizer montrent que la plupart des nanoparticules lipidiques administrées (52,6%) sont restées au point d’injection une heure après l’injection, et que 18,1% sont allées dans le foie huit heures après l’injection », a déclaré le groupe de l’OMS.

Les Drs Bhakdi et Palmer ont répondu à cette question : « Ce que [l’auteur] ne mentionne pas, c’est que déjà après deux heures, cette valeur tombait en dessous d’un tiers du total. L’un des problèmes de cet ensemble de données est que le total de tous les organes combinés n’atteint jamais 100%. Sans trop entrer dans les détails, il faut s’y attendre, étant donné les difficultés techniques de telles mesures. »

Ils affirment en outre que les résultats seraient beaucoup plus variables chez l’homme que chez le rat, et notent que « l’injection dans le muscle deltoïde hautement vascularisé d’un jeune athlète devrait entraîner une distribution systémique sensiblement plus élevée que celle dans le muscle typiquement beaucoup moins utilisé et moins perfusé d’une personne âgée ».

Des articles récents font état de décès soudains d’athlètes en bonne santé en plus grand nombre que d’habitude.

« Il faut supposer qu’une fraction substantielle du vaccin est absorbée dans le système, où elle peut donner lieu à l’expression de protéines spike et à des lésions organiques ultérieures – et pas plus que cela n’a été exprimé dans notre article », lit‑on dans la déclaration commune des médecins, qui ajoutent que c’est là le fond du problème.

L’expression de la protéine spike

Le débat porte également sur le délai nécessaire à l’expression de la protéine spike dans le corps humain après la vaccination.

Health Feedback affirme qu’il n’existe aucune preuve indiquant que les vaccins Covid‑19 à ARNm provoquent une « expression durable » de la protéine spike du virus.

« L’idée que l’ARNm des vaccins Covid‑19 peut rester dans notre corps à long terme est un mythe courant sans fondement scientifique. Les vaccins Covid-19 à ARNm délivrent les instructions génétiques aux cellules musculaires pour qu’elles produisent la protéine spike du SRAS‑CoV‑2. Ainsi, ils entraînent notre système immunitaire à reconnaître le virus et à y répondre plus rapidement s’il le rencontre à l’avenir », indique Health Feedback.

Les microbiologistes ne sont pas d’accord : « Le ‘mythe commun’ est en fait étayé par des preuves solides. L’ARNm, et la protéine spike exprimée à partir de celui‑ci, ont été mis en évidence dans les ganglions lymphatiques proches du site d’injection jusqu’à 60 jours après l’injection par Röltgen et al. »

« Une persistance de longue durée de l’ARNm du vaccin dans le tissu musculaire squelettique distant du point d’injection a été récemment rapportée par Magen et al », ont‑ils ajouté. « Enfin, la persistance durable de la protéine spike dans la circulation sanguine, et donc là encore une expression durable, a également été confirmée par Bansal et al. La détection par Burkhardt d’une expression durable de la protéine spike par immunohistochimie correspond donc à l’image globale des preuves disponibles, mais elle étend l’horizon temporel de la persistance jusqu’à neuf mois après l’injection. »

Le dernier grand point qui a fait débat est la recherche pathologique des Drs Burkhardt et Lang sur les patients dont les familles ont demandé un second verdict sur la mort de leur proche.

« Les résultats d’autopsie discutés dans notre article nous ont été fournis par le Dr Arne Burkhardt, professeur émérite de pathologie ayant une grande expérience du diagnostic – il a évalué environ 40.000 autopsies au cours de sa carrière. Il a revu et approuvé le texte de notre article avant sa publication. »

Une discussion détaillée sur l’accumulation de lymphocytes peut être lue ici (pdf).

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