« Il faut que tout le monde soit ouvert » le 27 novembre, déclare le président du Medef

Par Epoch Times avec AFP
19 novembre 2020 07:48 Mis à jour: 19 novembre 2020 12:00

Le 18 novembre, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a fait part aux acteurs de la distribution de « décaler » « Black Friday », prévue pour vendredi prochain.

Le président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux estime ce jeudi qu’il n’est « pas raisonnable » de vouloir décaler cette opération promotionnelle, jugeant plutôt que la solution est d’ouvrir tous les commerces dès le 27 novembre.

Pour Geoffroy Roux de Bézieux, « il faut que tout le monde soit ouvert » le 27 novembre. « Cette mauvaise décision qui est une faute, une erreur qui a conduit à cette litanie d’erreurs derrière, faut accepter qu’il faut y mettre fin. Je ne peux pas croire qu’à trois jours près, entre le 1er décembre et le 27 novembre, ça ait un effet épidémique », affirme le président du Medef sur RTL.

« Tout est imaginable, mais pas huit jours avant »

« J’ajoute, quand on discute avec un certains nombres  de gens du Conseil scientifique, il disent que ce n’est pas dans les commerces qu’on se contamine et ceci d’autant plus si on restreint la période d’ouverture, il y aura plus de monde dans les commerces dans un espace temps qui est plus fermé, donc un risque de contamination », poursuit-il.

« Tout est imaginable, mais pas huit jours avant. Il y a des supermarchés qui ont préparé leur catalogue. (…) mais il y a plein de commerçants français qui ont préparé leurs promotions », affirme M. Roux de Bézieux. « Et il ne faut pas que ce soit un prétexte pour nous dire, on repousse le ‘Black Friday’ donc vous n’ouvrez pas le 27, ce qui est peut-être ce qui peut se dessiner derrière », s’inquiète-t-il.

Une « décision de bon sens »

Un manque de concertation pour le patron des patrons. « Il y a un risque, le pays est à cran. Il faut non seulement se concerter, ce qui n’a pas été fait, et aussi expliquer pour que les professionnels comprennent. On ne peut pas dire aux restaurateurs vous êtes fermés jusqu’à nouvel ordre », regrette-t-il.

À propos des fermetures des magasins, « les commerces ne comprennent pas cette décision, ils attendent une décision de bon sens », insiste le président du Médef. « Fermer les commerces est une décision absurde (…) l’État ne doit pas s’occuper de fermer les rayons maquillages et laisser ceux des pyjamas de moins de 3 ans ! ». « Il faut réagir ».

Pour lui, la bonne solution est de durcir les jauges de clients autorisés en même temps dans les magasins. « Même les petits commerces pourront s’organiser, ils feront entrer les clients un par un ou deux par deux c’est jouable. La jauge est le meilleur point avec les masques obligatoires. Les normes sont respectées dans les commerces », souligne Geoffroy Roux de Bézieux. Il évoque également la possibilité d’une « extension des horaires avec des dimanches supplémentaires en janvier ».

Pour les restaurants, il propose par exemple de rouvrir à condition que les clients qui veulent y aller acceptent de se faire géolocaliser. « Je pense qu’on peut dire aux gens que si vous avez téléchargé cette application (TousantiCovid, ndlr) vous pouvez aller au restaurant, comme cela se fait en Asie », explique-t-il. « Le confinement était utilisé contre la peste au Moyen Âge. Depuis, on a fait des progrès », conclu le représentant du Medef.

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