Isère – Un chat grièvement blessé par une flèche de 88 centimètres : « Il s’agit forcément d’un acte volontaire »

À Pontcharra, un félin prénommé Abricot a été découvert avec une flèche plantée au milieu du dos le 7 avril.

Retrouvé grièvement blessé dans un quartier pavillonnaire de Pontcharra, une commune d’environ 7000 habitants située en région Auvergne-Rhône-Alpes, Abricot est très apprécié des riverains qui le côtoient.

S’il n’a pas de propriétaire, le félin d’un an et demi est considéré comme « un chat libre » explique Catherine Carrier, responsable de l’association de protection animale iséroise Cosa Animalia qui l’a fait stériliser. Il est nourri par « tous les gens du quartier », ajoute Mme Carrier.

C’est une habitante du quartier de Pontcharra où Abricot a ses habitudes qui a découvert le chat dans un triste état le dimanche 7 avril. Prostré contre une palissade de l’impasse du Docteur-Klein, le malheureux félin essayera de se sauver, mais il restera coincé à cause de la flèche fichée dans son dos.

Appelés en renfort, les pompiers dégageront Abricot avant de le confier aux soins d’un vétérinaire. Longue de 88 centimètres, la flèche est entrée par le dos du félin avant de ressortir par sa cuisse gauche. Si aucun organe vital n’a été touché, le chat pourrait néanmoins perdre l’usage d’une de ses pattes.

Une plainte va être déposée

« Il s’agit forcément d’un acte volontaire, l’hypothèse de l’accident est très peu probable », s’indigne Catherine Carrier dans les colonnes du Dauphiné Libéré. « On ne tire pas sur un chat par hasard », ajoute-t-elle outrée. Si la thèse de l’accident ne peut toutefois pas être exclue pour le moment, elle estime pour sa part qu’il s’agit sans doute d’« un crétin qui passait par là ».

La fondation 30 millions d’amis compte porter plainte, l’association Cosa animalia se constituant partie civile.

Quant au pauvre Abricot, il semble aller mieux après avoir reçu des soins : « Il mange et il va bien », assure Mme Carrier. La présidente de Cosa animalia espère désormais récolter suffisamment d’éléments pour que la « plainte ne finisse pas à la corbeille ».

« Un arc est une arme dangereuse, il ne faudrait pas un jour que l’on tue quelqu’un », conclut la responsable.

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