Logo Epoch Times

La « généraliste de l’arbre » Karine Marsilly est la cinquième femme arboriste-grimpeuse en France

top-article-image

Illustration

Photo: DANIEL SHIH/AFP via Getty Images

author-image
Partager un article

Durée de lecture: 4 Min.

En France, elle est la cinquième femme arboriste-grimpeuse, élagueuse mais également « généraliste de l’arbre ». Karine Marsilly se livre sur sa passion, ayant sorti un livre intitulé Ma vie avec les arbres, aux éditions Harper Collins.
« Un point d’honneur à être irréprochable »
Tout a commencé en 2002, après qu’elle a démissionné de l’Éducation nationale, rapporte Actu.fr. C’est à ce moment-là que Karine Marsilly se lance dans cette aventure, qui est pourtant un monde exclusivement masculin, ce que regrette d’ailleurs l’élagueuse qui aimerait que les femmes y soient plus nombreuses.
Pour cette raison, les conditions de son apprentissage ont été rudes. « Ça a été particulièrement difficile à l’école d’élagage. On me donnait les chantiers les plus difficiles, on m’observait sans cesse. Ça met une certaine pression (rires). En même temps, c’est la meilleure école : on apprend à être hyper concentré, à ne pas faire d’erreur », raconte Karine. Mais, loin de la décourager, Karine s’est au contraire montrée persévérante et a toujours « mis un point d’honneur à être irréprochable dans [ses] connaissances de l’arbre ».

En cliquant sur le bouton Suivant, vous acceptez que le contenu de twitter soit chargé.

« On va se rappeler de toi »
Depuis le début de sa carrière, Karine peut se targuer de n’avoir pas eu une seule blessure. Pourtant, lors d’un chantier, elle s’est fait une belle frayeur. « J’ai eu une chance incroyable : je suis tombée de sept mètres, mais les branches d’un autre arbre m’ont retenue et posée en douceur sur le sol. La collègue qui travaillait avec moi n’en revenait pas. Elle me voyait déjà morte ! » confie cette amoureuse des arbres.
Son professionnalisme a porté ses fruits et aujourd’hui, après presque 20 ans de métier, cette femme est reconnue et appréciée de ses pairs au niveau national. Mais elle le doit aussi bien à sa personnalité, dynamique et douce à la fois, qu’à sa force physique. « Tu dénotes. On va se rappeler de toi, tu es quelqu’un de peu courant », lui glisse-t-on souvent.
L’arboriste grimpeuse se dit être « une généraliste de l’arbre ». Dans son livre Ma vie avec les arbres, elle explique : « Face à un arbre, j’éprouve avant tout du respect et, aussi imposant soit-il, je suis consciente de sa vulnérabilité. Contrairement à un animal, il ne peut pas fuir le danger, le plus souvent d’origine humaine. »
L’abattage d’un arbre est le « dernier recours »
Avant de décider de son abattage, qui est le « dernier recours », cette experte « étudie » l’arbre dans sa globalité, dans son environnement et dans son être. Pour sensibiliser la population et faire évoluer les mentalités, Karine Marsilly donne aussi des conférences, précise encore Actu.fr. Elle souhaite « faire comprendre que l’arbre est notre meilleur ami. C’est la seule et unique solution pour notre survie et on les détruit ! »
Karine Marsilly réside non loin de Saint-Lô, entre Saint-Georges-Montcocq et Rampan (Manche), dans un ancien corps de ferme. Entourée de ses amis les arbres, qu’elle a en partie planté elle-même, trône un noyer centenaire qu’elle affectionne particulièrement, bien qu’il soit couché par la maladie.